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lundi 8 juillet 2013

Déterminants de la mise en place d’une Intelligence Economique au sein d’une organisation

Le Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA (GIISK) vous propose de consulter un article de Rodolphe Delabarre intitulé "les déterminants endogènes et exogènes de la mise en place d’une entité Intelligence Economique au sein d’une organisation" faisant la synthèse de la thèse professionnelle du même nom dirigée par Olivier Pommeret et réalisée dans le cadre du MS IEMC.

Ce travail de recherche a pour objectif d’offrir un complément aux définitions de l’Intelligence Economique (IE) qui sont principalement focalisées sur le "quoi" et le "qui" : ce que devrait être l’IE, et qui devrait occuper le poste de Responsable IE.

Il s’agit d’ouvrir le champ d’analyse sur les conditions de déploiement au sein des entreprises, en traitant le "quand" et le "comment" liés à une mise en place d’un dispositif d’IE.

Au final, ce travail vise à mettre en lumière des conditions préalables à la mise en place d'un dispositif d’IE au sein d'une entreprise : 
  • type d’organisation de l’entreprise considérée,
  • type de procédures,
  • type de culture d’entreprise,
  • rôle joué par l’intensité de la concurrence à laquelle l’entreprise est confrontée.
Ainsi, le déploiement et la promotion de l'IE au sein des entreprises devraient prendre en compte ces variables clés qui forment, ce que l'auteur nomme, "le liquide amniotique" d’un dispositif IE.


L'article est consultable et téléchargeable via Slideshare ou Issuu.

Pour celles et ceux intéressés par ces travaux, nous vous proposons également de consulter l'intégralité des parties théoriques de la thèse professionnelle de Rodolphe Delabarre (pour des raisons de confidentialité évidentes, la partie pratique a été retirée) : sur Slideshare, sur Issuu.

Pour toutes questions concernant ces travaux, écrire à olivier(point)pommeret(arobase)skema(point)edu.

 Liens utiles :
  • Consultez et téléchargez l'article "les déterminants endogènes et exogènes de la mise en place d’une entité Intelligence Economique au sein d’une organisation" par R. Delabarre
  • Consultez la thèse professionnelle "les déterminants endogènes et exogènes de la mise en place d’une entité Intelligence Economique au sein d’une organisation" par R. Delabarre
  • Comptes Slideshare et Issuu du GIISK
  •  Le Centre GIISK sur le site de SKEMA

mercredi 29 mai 2013

Claude Revel Déléguée Interministérielle à l'Intelligence Economique

Claude Revel vient d'être nommée ce matin en Conseil des Ministres Déléguée Interministérielle à l'Intelligence Economique. Elle remplace Olivier Buquen et sera maintenant rattachée directement au Premier ministre.

L'ensemble des étudiants et anciens du MS IEMC lui adresse ses félicitations pour cette mission de la plus haute importance pour l'Intelligence Economique, nos entreprises/institutions/organisations, et l'économie de la France.

Vous retrouverez ci-dessous le communiqué officiel :
"Le  Premier  ministre  a  présenté  une  communication relative au dispositif d’intelligence économique.

L’intelligence  économique  vise  à  collecter,  analyser, diffuser  et  protéger  l’information  économique  stratégique.  Outil d’aide  à  la  décision,  au  profit  de  l’ensemble  des  acteurs économiques  (entreprises,  établissements de  recherche, ministères, régions), elle se décline en plusieurs axes :
  • un  volet  pédagogique,  permettant  de  sensibiliser les  acteurs  concernés  sur  les  objectifs  et  les  méthodes  de l’intelligence économique ; 
  • un  volet  anticipation  et  accompagnement  des évolutions, notamment par la veille stratégique, afin de permettre à ces acteurs de prendre les meilleures décisions ; 
  • un  volet  sécurité  économique,  à  travers  la prévention  des  risques,  notamment  immatériels  (savoir-faire, réputation, etc.) ;
  • un  volet  travail  d’influence  de  long  terme  sur l’environnement  économique,  comme  par  exemple  les régulations  internationales  de  toutes  natures,  techniques  ou  de gouvernance,  afin  de  créer  un  environnement  favorable  aux orientations choisies.  
L’intelligence économique doit aider notre économie à affronter des évolutions internationales rapides et complexes. Par nature transversale et s’appuyant sur des informations issues de sources  ouvertes,  c’est-à-dire  accessibles  au  public,  elle  irrigue les stratégies mises en œuvre par l’État en matière de politique
industrielle, de développement économique ou encore de soutien à l’export. 

Le  Gouvernement  a  décidé  de  réformer  le  dispositif actuel  d’intelligence  économique  afin  de  renforcer  sa  capacité d’alerte,  d’impulsion  et  d’ingénierie  d’intervention  et  d’accroître son  efficacité  au  service  de  la  compétitivité  de  l’économie française.

Madame  Claude  Revel,  nommée  aujourd’hui déléguée  interministérielle  à  l’intelligence  économique,  sera rattachée  directement  au  Premier  ministre.  Les  orientations qu’elle  devra  mettre  en  œuvre  seront  définies  par  un  comité interministériel à l’intelligence économique placé également sous la  présidence  du  Premier  ministre.  La  déléguée  animera  un réseau  comportant  des  représentants  des  ministères  et  des  préfectures,  ainsi  que  des  collectivités  territoriales  qui souhaiteront s’y associer. 

Le décret n° 2009-1122 du 17 septembre 2009 relatif au  délégué  interministériel  à  l'intelligence  économique  sera modifié dans les prochaines semaines pour mettre en œuvre ces nouvelles orientations."

Source : service de Presse de la Présidence de la République (voir portail du Gouvernement et celui de l'Elysée)

jeudi 19 juillet 2012

Vidéos de la conférence "La France est-elle sous influences ?"

Vous pouvez désormais visionner l'intégralité de la conférence "La France est-elle sous influences ?" réalisée le 30 mai dernier à l'occasion de la sortie du nouveau livre de Claude Revel "La France : un pays sous-influences ?".

Le compte-rendu complet est disponible dans ce précédent billet.

1re partie : discours introductifs et présentation des intervenants



2e partie : les interventions



3e partie : questions du public




Autres liens utiles :

"La France est-elle sous influences ?" - compte-rendu complet

Comme annoncé précédemment, vous trouverez ci-dessous le compte-rendu officiel de la conférence "La France est-elle sous influences ?".

Ce compte-rendu, rédigé avec l'aimable contribution de Carl Soutra, diplômé du MS IEMC (promotion 2011), est téléchargeable au format Adobe Acrobat (pdf). Vous pouvez également visionner la conférence. Voir liens ci-dessous :
°°°

La France est-elle sous influences ?

Conférence du 30 mai 2012 à Sciences Po (19h-21h)

Organisée par la Conférence Olivaint, SKEMA Business School (Centre Intelligence & Influence, GIISK) et les éditions Vuibert, cette conférence s’est tenue à l’occasion de la sortie du nouvel ouvrage de Claude REVEL, « La France : un pays sous influences ? ». Après une introduction par le Directeur du Campus Sciences Po de Paris, David COLON, puis des interventions des responsables étudiants de la Conférence Olivaint, Salomé BERLIOUX (Présidente), Jérôme FABIANO et Bobelle KASHIO-LUKANGA, les panelistes suivants se sont réunis :

  • Eric DELBECQUE, directeur du département sécurité économique de l’INHESJ a exposé sa vision sur ce sujet en tant qu’acteur de l’État.
  • Alice GUILHON, directrice générale de SKEMA Business School, a donné son point de vue sur l’influence dans le secteur de l’enseignement supérieur international.
  • Jérôme BRUNEL, membre du comité exécutif du Groupe Crédit Agricole, a pris la parole sur le thème de l’influence dans le monde financier.
  • Jean Marie CAMBACERES, ancien député et Président de France Asie et Démocratie 2012, a quant à lui analysé l’environnement politique et la Chine et l’Asie.
  • Claude REVEL professeure à SKEMA et praticienne de l’IE, a finalement synthétisé les grands enjeux et les mécanismes communs de l’influence, « rouage-clé de notre société mondialisée ». 

Grâce à des exemples précis et percutants émanant des vies professionnelles et personnelles des panelistes, les participants à ce colloque ont pu découvrir de nouveaux aspects de l’influence. La diversité des sujets abordés permet de se rendre compte que les stratégies d’influence, quelles qu’elles soient, maillent dorénavant nos vies, pour le meilleur comme pour le pire. Une fois ce constat accepté, le public ne peut que convenir d’une faiblesse d’adaptation de nos structures politiques, économiques et administratives face à ces nouveaux enjeux. L’influence est synonyme de formidables opportunités autant que de menaces et sans pécher par excès d’optimisme, il paraît raisonnable de penser que la France puisse sortir par le haut de cette période difficile si certaines réformes et évolutions sont mises en place. On sent que la prise en compte des stratégies d’influence évolue dans notre pays, dans les entreprises comme dans les administrations, mais que beaucoup de sensibilisation reste à faire, notamment à destination des élites décisionnaires, pour anticiper les réalités du XXIème siècle.


Claude REVEL expose d’abord que selon elle, l’influence est aujourd’hui plus encore qu’hier multiforme et qu’il s’agit dorénavant d’un nouveau pouvoir dans les ordres économique, financier mais aussi politique et culturel. Souvent visible mais aussi invisible, l’influence porte en elle des valeurs et des visions qui permettent de s’imposer imperceptiblement, y compris à un niveau planétaire. Claude REVEL précise que l’objectif du débat ci-après est de lancer en France une réflexion qu’elle entend bien continuer avec le Centre Global Intelligence et Influence de SKEMA Business School.

Le débat est animé par Jérôme FABIANO (JF) et Bobelle KASHIO-LUKANGA (BKL). Celle-ci « plante le décor » de la conférence et notamment, aborde les tentations contradictoires de la théorie du complot et du doute, que l’analyse permet de surmonter.

JF demande à Eric DELBECQUE comment les décideurs intègrent les pratiques d’influence dans un nouveau contexte caractérisé par l’incertitude et le changement permanent.

Eric DELBECQUE entame son propos en disant que l’influence n’est en soi pas nouvelle, qu’il est en revanche intéressant de poser une grille des rapports entre les hommes, qui fonctionnent sous quatre modes : l’amour, la guerre, la négociation et l’influence. Cette dernière a certes toujours existé mais elle a aussi évolué. L’influence est un mélange d’exemplarité, d’argumentation, de séduction et de manipulation. Auparavant, l’influence se fondait principalement sur la culture, source notamment du rayonnement de notre pays. Un élément caractéristique de l’époque actuelle est la collision frontale que l’on peut observer entre la guerre et l’influence, ce qui permet de dire qu’aujourd’hui, l’influence est la métamorphose de la contrainte, de la violence. Cette métamorphose se justifie pour Eric DELBECQUE par notre histoire et notamment par les deux guerres mondiales du XXIème siècle. Aujourd’hui, la guerre n’est plus tolérée par les nations occidentales et l’influence a donc comblé ce vide à l’aide de méthodes plus policées.

Comment l’État français affronte-t-il les enjeux d’influence ?

L’Etat intègre mal les stratégies d’influence. Il faudrait accepter que les outils classiques ne fonctionnent plus de la même manière (diplomatie, actions militaires…). Dans ce monde incertain et complexe, les échiquiers sont désormais interconnectés et les Etats sont concurrencés par bien d’autres acteurs. Cette évolution n’est pas perçue par tous en France. Il faut inciter nos pairs à prendre conscience des jeux d’acteurs et de la nécessité de travailler en liens les uns avec les autres. L’Etat français doit faire des efforts en ce sens.

BKL s’adresse ensuite à Alice GUILHON et lui demande si l’enseignement supérieur doit aussi à faire face à de l’influence extérieure ? Quel est par exemple le poids des normes ? Des pressions médiatiques ?

L’enseignement supérieur s’est globalisé ces dernières années et cette évolution a attiré les stratégies d’influence, elle a aussi permis la création d’acteurs visant à standardiser et normaliser les programmes éducatifs ou de recherche. Alice GUILHON prend à titre d’exemple, la course à la standardisation que se livrent EFMD et AACSB. Leur influence conduit par exemple les établissements de formation à définir des stratégies, ce qui n’était pas nécessairement leur  comportement courant auparavant. Ces enjeux sont d’autant plus importants que la formation est un vecteur d’influence économique ou politique pour les Etats, qui sont par conséquent actifs sur ces sujets. L’un des objectifs de ces organismes est d’arriver à contrôler et standardiser ces jeux d’influence. Il existe des organisations régionales spécialisées, au même titre que des associations politiques comme l’ASEAN ou le MERCOSUR, voir par exemple l’association asiatique des Business School, il en est de même pour le continent africain. Ces outils de normalisation et de standardisation adoptés par les continents et les pays sont au final de véritables armes pour imposer des règles bien précises, mais cette pression est contrebalancée par les progrès insufflés par ces mêmes démarches. Ce sont aussi ces organismes qui promeuvent des enseignements d’éthique, de diversité…. Cela dit, cette pression a pour conséquence une perte dans la diversité des programmes et la moindre innovation d’un établissement est rapidement reproduite par ses pairs, ce que regrette Alice GUILHON. La norme dans le management est aujourd’hui clairement définie par les Anglo-saxons, d’où l’intérêt de se féliciter de la présence de certains Français à des postes clés de l’EFMD.

La Directrice de SKEMA est ensuite interrogée sur le fait de savoir si les enseignements français et européens sont bien armés pour faire face à cette influence ? On lui demande également si les Français et Européens sont alliés ou non dans cette bataille.


Alice GUILHON explique que toute cette réflexion est très récente de la part des Français et des Européens. Nous étions auparavant toujours suspendus à ce que proposaient les Américains. Aujourd’hui, une nouvelle tendance à la différenciation se fait jour et les établissements européens tendent à s’extirper de ces modèles. En ouvrant un campus aux USA, SKEMA vise notamment à montrer les vertus du système éducatif français. SKEMA va par exemple ouvrir une classe préparatoire sur place, ce qui est un système totalement inconnu aux Etats-Unis. Une norme asiatique est en cours de préparation mais il faut avoir conscience que les acteurs européens résistent bien à l’heure actuelle comme le montrent les classements du Financial Times. L’Europe est en train de s’armer pour réagir. La Directrice Générale de SKEMA nuance cependant son propos en disant que si les Européens arrivent à bien s’entendre, ce n’est pas toujours le cas entre Français, or cette étape initiale est un élément clé pour définir une stratégie d’influence commune.

Y a-t-il une manière française d’influencer ? Celle-ci est-elle poussée par l’Etat Français ? Comment celui-ci intègre-t-il ces stratégies d’influence ?

La France est caractérisée par la cohabitation de deux systèmes d’éducation : le système universitaire et celui des « grandes écoles ». Lors de la production du référentiel d’Intelligence économique, Alice GUILHON et Alain JUILLET ont cherché à montrer l’importance de l’enseignement de cette approche pour la compétitivité à terme de notre pays. L’écho initial ne fut pas très positif mais petit à petit, cela évolue et le soutien des pouvoirs publics est davantage affiché aujourd’hui.

Au-delà des membres de la Conférence des Grandes Écoles, que pensent les autres dirigeants d’Écoles sur les sujets d’influence ?

Les dirigeants d’Écoles perçoivent l’intérêt de maîtriser ces jeux d’influence, cela ne leur donne pas pour autant la capacité à agir clairement sur ces sujets. L’INHESJ et les établissements pilotes qu’il a promus permettent aujourd’hui un démarrage à grande échelle de l’enseignement de l’intelligence économique, dont fait partie l’influence.

Jérôme BRUNEL reçoit à son tour les questions des animateurs. JF expose l’enjeu de normes et de régulation que représente la finance aujourd’hui. Il demande en souriant s’il y a un « complot » ou une influence concertée du capital au niveau mondial.

Les masses de liquidités sont telles que Jérôme BRUNEL ne voit pas comment un Big Brother pourrait ordonner une quelconque tendance. Cependant, les marchés sont composés d’acteurs qui font des analyses rationnelles quand ils ne sont pas en panique et ils ont des convergences d’intérêts ; cela a le pouvoir de révéler certaines situations. Jérôme BRUNEL insiste par ailleurs sur la différence qu’il y a entre révéler une situation et la créer ou l’amplifier notamment par des comportements spéculatifs « moutonniers ». Les entreprises bancaires sont aujourd’hui confrontées à une avalanche de régulations qui concernent tous les secteurs de la banque, tant le capital que les liquidités et la manière dont les acteurs peuvent être ou non sauvés. C’est ici qu’interviennent les actions d’influence que pratiquent les banques, afin que les règles qui seront édictées pour les prochaines années collent au terrain et leur permettent de continuer à faire leur travail. Rien n’est cependant neutre, derrière certaines règles comme Bâle III, il y a une guerre des modèles bancaires. Une guerre afin que les modèles qui prévalent dans certains pays prévalent sur d’autres, par un effet de concurrence visant in fine à affaiblir le système bancaire du voisin. Il ne faut donc pas être naïf et de véritables jeux d’influence se cachent derrière une apparente technicité. Jérôme BRUNEL différencie de la même façon qu’Alice GUILHON la bonne influence de la mauvaise. Il rappelle en effet que comme toute entreprise cotée, le Groupe Crédit Agricole est sous influence du marché et que cela est un bon correcteur.

Que pense M. BRUNEL de l’influence à l’heure de l’avènement du concept RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et comment des pratiques d’influence peuvent elle selon lui s’intégrer dans un cadre éthique ?

Cette compatibilité va de soi : les lobbyistes français et européens ont peu de budget, par ailleurs les entreprises ont adopté des pratiques de RSE et les mots cohérents avec la réalité sont leur seule arme, à ne pas gâcher, dans un système démocratique européen extrêmement transparent, peut-être même parfois trop.

Homme politique français, Jean Marie CAMBACERES se voit quant à lui demander par BKL si la situation de l’influence en France peut être comparée à celle en vigueur dans  d’autres Etats ? Quid de Démocratie 2012 ?

Les entreprises sont loin d’être les seules à faire de l’influence auprès des politiques, les organisations professionnelles, syndicats et autres ONG sont au moins aussi présents. Cependant on n’est pas du tout au niveau des États-Unis en ce domaine et les pressions sur les parlementaires n’ont rien à voir en France avec la situation outre-Atlantique.
Beaucoup de think tanks existent, à gauche, parmi lesquels la Fondation Jean Jaurès ou Terra Nova. Démocratie 2012 a comme caractéristique de mailler le territoire et a comme ambition de faire remonter à Paris les opinions du  terrain sur les réformes.

En tant que spécialiste de l’Asie, JM CAMBACERES est interrogé sur la manière dont les Chinois abordent l’influence à l’international.

La Chine signifie « Empire du Milieu » en chinois ce qui prouve par la sémantique, s’il en est besoin, que l’influence sur l’étranger n’est pas ancrée dans la tradition chinoise... Cette velléité d’influence a été ponctuelle dans les années 70 et s’est depuis atténuée avec l’intégration du pays dans le grand concert des nations. Selon Jean Marie CAMBACERES, la Chine n’a pas de concept propre, ils ont davantage intégré ce qui se faisait ailleurs. Si le pays commence à avoir une réelle influence, c’est parce qu’il devient une puissance économique de premier plan, parce qu’il effectue des essais militaires et parce qu’il met en place des stratégies de soft power, les meilleurs exemples étant les Jeux Olympiques de Pékin, l’Exposition Universelle de Shanghai ou les Centres Confucius dans le monde. Cependant, pour que l’influence fonctionne, il faut que le fond soit bon et certains événements, parfois qualifiés par les responsables politiques chinois de faits divers, comme les protestations des bonzes tibétains, ruinent rapidement les efforts de longue haleine entrepris par les Chinois.

Quels sont les leviers d’influence de la France sur l’Asie ?

Par sa puissance économique, son rayonnement culturel, son statut diplomatique, sa puissance militaire ou bien encore sa langue, la France dispose des leviers classiques de l’influence. Cependant, ces leviers ne sont pas coordonnés entre eux et perdent ainsi en efficience. En ce qui concerne l’aspect économique, le poids de la France dans les échanges de la Chine représente moins de 1% de ceux-ci. L’initiateur de Démocratie 2012 pense que si les actions d’influence françaises étaient coordonnées et organisées, leur poids pourrait être non-négligeable en Asie.
D’une manière générale, les décisions internationales « ne tombent pas du ciel » mais sont longuement débattues durant de nombreuses réunions préparatoires desquelles la France est régulièrement absente. Avant d’être diffusée et validée, une circulaire  européenne est préparée durant 4 ou 5 ans dans les enceintes bruxelloises.

Les animateurs demandent à Claude REVEL d’évoquer finalement les quelques aspects particulièrement importants de l’influence.

Influencer c’est faire penser ou agir l’autre selon votre souhait à vous, sans utilisation de force ni de paiement. Les deux principaux outils pour cela sont la séduction et l’argumentation et ceux-ci sont souvent liés dans la réalité. L’influence revient selon Claude REVEL à une prise de pouvoir consentie, pas nécessairement consciente pour autant. Les stratégies d’influence peuvent se développer à un niveau individuel mais aussi sur un théâtre collectif et cela est facilité par le développement des techniques d’information et de communication. Selon Claude REVEL, l’information est une énergie en tant que telle, cependant invisible et l’influence est une manière de traiter cette information. L’influence a donc permis à certains acteurs disposant de pouvoirs limités telles les ONG ou certaines associations de gagner en poids et en visibilité. Le corollaire est que les acteurs institutionnels en place ont dû repenser leur mode de relation au monde.

L’influence est une arme de compétition que l’on soit une entreprise, un Etat ou une école qui doivent perpétuellement convaincre. Ces acteurs s’appuient pour cela sur l’influence, composée ici de l’image de l’acteur, de sa réputation… La compétition a de plus en plus lieu en amont de la bataille à proprement parler et c’est cette pré-bataille normative et réglementaire qui est justement le terrain de jeu favori de l’influence, qui s’est d’ailleurs fortement professionnalisée.

L’influence a aussi contribué à l’évolution de notre mode de gouvernance politique, elle est aujourd’hui le mécanisme de formation de la décision publique, comme aux  Etats-Unis où les pratiques de lobbying sont officiellement encadrées. Autre forme de gouvernance, celle des entreprises où surveiller et influencer son environnement devient une obligation et où il faut donc anticiper afin d’être in fine en mesure de façonner l’avenir en fonction de sa vision. Ces démarches de bonne gouvernance sont couramment appelées diplomatie d’entreprise, advocacy, public diplomacy, soft power dans le monde professionnel. Ainsi, en « imbibant » de façon discrète les règles et les cerveaux, à l’aide de think tanks et de relais d’opinions, les acteurs influencent leurs environnements.

L’influence est aussi un véhicule de modèles de société et de valeurs. Si l’influence américaine est un tel succès, c’est qu’elle est porteuse d’un message. C’est aussi pour cela que des pays comme le Brésil, le Qatar ou la Chine s’intéressent à cette ingénierie de l’influence. Notre société occidentale est aujourd’hui, selon Claude REVEL, dans un mode de gouvernance libéralo-morale où des règles très libérales côtoient une éthique déjà normée et toujours en cours de normalisation.

Les Français se sont-ils approprié l’influence ?

Claude REVEL estime que ces pratiques commencent seulement à être acceptées en France, on tolère par exemple aujourd’hui du bout des lèvres le lobbying. Elle argumente son propos en faisant référence à la notion de l’information énergie abordée précédemment et dont la valeur n’est pas encore intégrée par nos concitoyens. Selon l’auteur du livre « La France : un pays sous influences ? », nos concitoyens ont du mal à comprendre un mode de fonctionnement où la loi est faite avec l’aide de ceux-là même pour qui elle est faite, voire même par eux (la soft law, les autoréglementations). La caractéristique dite cartésienne de la réflexion française, y compris chez nos dirigeants, ne favorise pas cette prise de conscience. Ces hommes et femmes ne voient pas toujours l’intérêt de s’impliquer dans des cercles de réflexions pour nourrir leur prise de décision. L’influence est par nature transversale, ne peut être cloisonnée et se nourrit d’échanges et de confrontation d’idées, de points de vue et d’analyses. Cet esprit cartésien génère aussi certaines difficultés avec quelques outils régulièrement utilisés dans les stratégies d’influence, elle cite l’exemple du classement. En France, l’auteur du classement est considéré comme neutre par nature et il est difficile d’imaginer que les classements répondent à des intérêts quels qu’ils soient. Or c’est bien souvent le cas des classements internationaux, comme par exemple le « Doing Business » » de la Banque mondiale ou le classement de Shanghai sur les universités, et ce n’est pas être paranoïaque que de dire cela. De la même façon, les réseaux en France font plus souvent appel à des notions de copinage qu’à des notions de compétences.

Selon Claude REVEL, les Français ont bien intégré les aspects techniques du web et des réseaux, notamment sur les réseaux sociaux. Cependant, elle fait la distinction entre la compréhension technique et la faculté à utiliser cette compréhension pour l’utiliser comme une arme stratégique au service d’entreprises. Cela est encore plus vrai au niveau de l’Etat en termes d’influence internationale et politique.

A la suite de l’ensemble des propos émis par les autres panelistes, il paraît important que la France apprenne à jouer sa propre partition, vers l’Europe et vers le monde. En ce sens, la France doit s’appuyer sur ses atouts et parmi ceux-ci, sur son capital culturel et son réservoir d’idées politiques, uniques au monde. Ces atouts doivent néanmoins être utilisés avec finesse et sans arrogance aucune, avec une grande discrétion et avec les mots des autres pour nous faire comprendre.

Claude REVEL plaide donc pour la mise en place d’une telle ingénierie au plus haut niveau de l’Etat, en la forme d’une structure fondée sur des priorités de long terme et s’articulant simultanément sur les trois piliers économiques, politiques et culturels, comment le font nos principaux coopétiteurs.

L’ultime question des animateurs s’adresse à l’ensemble des panelistes : cette nouvelle donne de l’influence peut-elle renouveler la démocratie ? Préfigurer un mode de gouvernance internationale ?

Jean Marie CAMBACERES estime que le train avance d’ores et déjà et que par conséquent, si nous ne le prenons pas en marche, la France se verra imposer un certain nombre de choses y compris des normes, un nouveau modèle de droit… Quant au renouvellement d’une diplomatie, il pense que l’influence, même à l’échelle planétaire, n’est en rien dévolue au seul Quai d’Orsay. Le problème de la France est que selon lui, il n’y a pas de pilotage global pilotant tous les secteurs, allant de l’accueil des étudiants étrangers, à la promotion de la langue française, la protection de nos savoir-faire et la compétitivité de nos entreprises.

Eric DELBECQUE pense, lui, que l’influence met à l’épreuve la diplomatie traditionnelle dans le sens où celle-ci ne s’intéressait qu’aux rapports entre les États, or la société actuelle est composée de beaucoup plus d’éléments que de la seule action de l’État y compris la société civile et que l’influence est justement la capacité à agréger une myriade d’acteurs dont l’État n’est qu’une composante et de les faire concourir à un objectif commun. Il estime que le jour où la diplomatie aura compris que l’État ne parle plus à l’État mais que des nations et des blocs régionaux échangent entre eux via une myriade d’intervenants divers et variés, alors, la diplomatie aura achevé sa mue et sera passée dans l’ère de l’influence. Jérôme BRUNEL tient à nuancer et rendre plus positifs ces derniers propos. Il pense que la situation décrite est celle des années 90. Il estime qu’à l’heure actuelle, notamment dans la finance, les acteurs privés comme étatiques travaillent de concert en bonne intelligence.

De nombreuses questions sont ensuite posées aux conférenciers. Nous suggérons aux lecteurs de se reporter à la vidéo des débats.

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jeudi 12 juillet 2012

Conférence "La France est-elle sous influences ?" - compte-rendu

Nous vous annoncions précédemment le succès rencontré par la conférence « La France est-elle sous influences ? » organisée par SKEMA Business School et son Centre Global Intelligence & Influence (GIISK), la Conférence Olivaint et les éditions Vuibert à l’occasion de la sortie du dernier livre de Claude Revel « La France : un pays sous influences ? ».

Vous trouverez ci-dessous un résumé des points clés abordés lors de cette conférence, réalisé par des étudiants du Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA. Un compte-rendu complet sera publié très prochainement ainsi que la vidéo de l’évènement.

Pour rappel, les intervenants présents à cette conférence étaient :
  • Jérôme Brunel, membre du Comité exécutif du Crédit agricole ;
  • Jean-Marie Cambacérès, ancien Député et Président de France-Asie ;
  • Eric Delbecque, Directeur de la Sécurité Economique à l’INHESJ (Institut national des hautes études de sécurité et de justice)  ;
  • Alice Guilhon, Directrice générale de SKEMA;
  • Claude Revel, Directrice du GIISK.
Ces derniers étaient invités à exposer leurs analyses et expériences puis à échanger avec l’auditoire. 

Qu’est-ce que l’influence ?

Claude Revel
Selon Claude Revel, « l’influence est une relation consciente ou inconsciente qui permet de faire agir ou penser autrui selon ce que veut l’émetteur de l’influence, sans exercice de la force ni paiement ». Elle peut prendre différentes formes dans différents contextes et revêt aujourd’hui un caractère décisif si l’on veut comprendre et maîtriser l’environnement qui nous entoure. L'influence est "séduction, conviction, argumentation". C'est une prise de pouvoir « consentie » au niveau collectif et désormais  facilitée  par l'évolution des  technologies de l'information et de la communication.

L’influence est une manière de traiter l’information, information que l’on peut assimiler à une énergie qui doit donc être exploitée en tant que telle. Cette énergie a permis de faire émerger de nouveaux acteurs comme les ONG par exemple. Il s’agit d’une « arme de compétition » (il faut expliquer, convaincre afin de protéger sa marque, son image, sa réputation,…) opérant en amont (avec les règles et normes) et poussant les organisations et les Etats à changer de mode de gouvernance (une confiance de plus en plus grande est accordée aux intérêts privés dans le cycle de décision). Pour cela, anticiper est plus que nécessaire.

Pour Claude Revel l’influence devrait donc être un mode de gouvernance en soi, précédé par une anticipation et permettant au total d’agir sur les règles et les normes. La France doit intégrer le fait que l’influence véhicule des modèles et des valeurs dans un monde de plus en plus « libéralo-moral » parfois contradictoire puisque soucieux de garantir un maximum de liberté en produisant de plus en plus de règles. 

Eric Delbecque
Selon Eric Delbecque, l’influence est également un sujet multiforme prenant tout son sens dans le contexte d’incertitude actuel. Dans ce contexte, la grille d’évaluation des rapports intersubjectifs basée sur l’amour, la guerre, la négociation et l’influence évolue. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que deux de ces critères sont entrés en conflit : la guerre (contrainte) et l’influence. L’influence est une métamorphose de la contrainte sous le poids historique et moral des deux guerres mondiales qui ont transformé ces rapports intersubjectifs : la guerre en tant que telle a perdu sa légitimité et sa nouvelle forme passe donc par l’influence. Cette dernière agit selon ses propres critères que sont l’exemplarité, l'argumentation, la séduction et la manipulation.

L'influence dans l'enseignement supérieur

Alice Guilhon
Selon Alice Guilhon, l’exemple de l’enseignement supérieur est caractéristique de l’évolution des enjeux et des influences que subit aujourd’hui la France. En effet, ce secteur doit faire face à une concurrence internationale forte et est devenu un moyen d’influence en tant que tel : chaque région du monde tente d’imposer son modèle en créant des instances ou organismes de normalisation, d’accréditation, de labélisation afin d’imposer ses standards aux autres. La France et l’Europe sont aujourd’hui confrontées à des critères d’évaluation qui ne sont plus forcément les leurs, pour exister sur la scène internationale et doivent donc impérativement réussir à inverser cette tendance (exemple des normes AACSB versus EFMD).

Il est vrai que la France subit des influences anglo-saxonnes (surtout américaine) et asiatique… mais elle est en train de s'armer. Alice Guilhon cite l’exemple de SKEMA ayant réussi à importer des « classes prépas », modèle typiquement français, aux Etats-Unis.

L'influence dans la finance

Jérôme Brunel
Jérôme Brunel nous rappelle que le monde bancaire est un marché extrêmement régulé dans lequel, nous explique-t-il, chaque acteur essaie d’imposer son modèle afin de dominer le marché. Là encore, l’influence anglo-saxonne est prépondérante mais la France tente désormais de riposter en s’organisant et en se structurant tant au niveau européen qu’au niveau international. Jérôme Brunel nous indique que cette influence financière est réelle et qu’elle ne tient pas du complot mais plutôt d’une réaction systémique. Ainsi, la convergence d’intérêts entre les acteurs transforme les marchés en révélateurs et en amplificateurs de situations, les conduisant à la spéculation par mimétisme.

L'influence chinoise

Jean-Marie Cambacérès
Jean-Marie Cambacérès nous explique que la Chine n’a pas véritablement de doctrine de l’influence : cette dernière est contradictoire et non coordonnée. Mais, des progrès ont été faits depuis 30 ans. Aujourd'hui, elle utilise les mêmes outils que les autres pays malgré ce manque de coordination.




La France, un pays influent ?

Eric Delbecque rappelle que la France a longtemps utilisé les outils classiques d’influence : outils diplomatiques, culturels, économiques, militaires… mais ceux-ci ne peuvent plus fonctionner si nous continuons à les utiliser de manière isolée.

Pour Claude Revel, la France a du mal à s’approprier certaines nouvelles règles du jeu et ne construit pas de véritable stratégie d’influence. Elle doit s’affranchir d’idées préconçues qui la freinent dans son rôle international. La notion de réseau se résume trop souvent au « copinage » ou à son aspect technique certes plutôt bien maîtrisé mais la France n’est pas assez présente dans les cercles de réflexion, « think tanks » ou même lors des rencontres internationales qui sont devenues les vrais centres de prises de décisions stratégiques. La France a par ailleurs encore du mal à appréhender certaines notions telles que l’autorégulation ou autoréglementation.

Claude Revel indique que les Etats-Unis sont pionniers mais la Chine, le Brésil, le Qatar sont en train de se renforcer. Comme l’a rappelé Eric Delbecque, la France s’est trop longtemps appuyée sur les outils traditionnels de l’influence. Claude Revel précise qu’elle doit désormais jouer à plusieurs niveaux : elle doit d’abord être cohérente en son sein et parler d’une voix uniforme pour espérer, ensuite, jouer son rôle au nom et avec l’Europe sur le plan international.



En conclusion, nous l’avons bien compris, la compétition a lieu en amont si l’on veut espérer imposer ses idées au reste du monde : « agir après, c’est trop tard ! ». Par ailleurs, l’influence est un véritable pouvoir applicable à divers niveaux, économique, politique, culturel… mais qu’il faut vouloir !

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lundi 25 juin 2012

Interviews de Claude Revel pour son nouveau livre "La France : un pays sous influences ?"

Nous vous signalions récemment la publication et diffusion de chroniques sur le livre "La France : un pays sous influences ?" ainsi qu'une interview de son auteure, Claude Revel, sur Xerfi Canal.

Vous pouvez désormais consulter 2 nouvelles interviews de Claude Revel au sujet de son nouveau livre et des problématiques qu'il soulève.

La première, en vidéo, est disponible sur le site affaires-strategiques.info de l'IRIS (Institut des Relations Stratégiques Internationales) et ci-dessous. La deuxième, réalisée par Jean-Louis Chambon, Président du Cercle Turgot, peut être écoutée sur le site Canal Académie, la chaîne Internet de l'Académie Française.




La France, un pays sous influences ? par IRIS-FRANCE


Autres liens utiles sur le livre "La France : un pays sous influences ?"

mardi 19 juin 2012

"La France face aux armes d'influence"

Le 16 juin dernier, Claude Revel était l'invitée de Laurent Faibis dans le cadre de l'émission "Parole d'auteur" de la chaîne Xerfi Canal sur le thème "La France face aux armes d'influence", sujet de son nouveau livre "La France : un pays sous influences ?" paru aux éditions Vuibert.

Vous pouvez visualiser l'intégralité de cette émission (29 min) en cliquant sur l'image ci-dessous :

Claude Revel dans l'émission "parole d'auteur" (source image Xerfi Canal)

En savoir plus sur le livre "La France : un pays sous influences ?" :

lundi 4 juin 2012

Succès de la conférence "la France est-elle sous influences ?"

Comme nous l'annoncions précédemment, la Conférence Olivaint, prestigieuse association d'étudiants dont Sciences po est le berceau, SKEMA Business School (via son Centre Global Intelligence & Influence, GIISK) et les éditions Vuibert organisaient la semaine dernière (mercredi 30 mai 2012) une conférence sur le thème "la France est-elle sous influences" à l'occasion de la parution du nouveau livre de Claude Revel : "La France: un pays sous influences?".

David Colon, Directeur du campus Paris de Sciences po, exprima dans son mot de bienvenue son vif intérêt pour ce sujet de l'influence, qui est un des rouages-clés de la mondialisation que nous vivons.

L'objectif de cette conférence était de sensibiliser à la réflexion nécessaire sur ce thème encore peu exploré en tant que tel : dans quelle mesure les influences internationales contribuent-elles à la formation des décisions et des opinions, et cela particulièrement en France et en UE ?



Objectif réussi, si l’on en juge par la nombreuse assistance de professionnels et d’étudiants qui remplissait presque complètement le grand Amphi Chapsal et par les très nombreuses questions qui furent posées aux intervenants, qui avaient auparavant réussi à donner un éclairage rapide et percutant sur quelques aspects de la question :
Rappelons que l’influence est un aspect de l’intelligence économique, laquelle ne se comprend que dans une optique internationale. Du reste, l’animation était assurée par un (presque) diplômé SKEMA en intelligence économique, Jérôme Fabiano, membre du Bureau de la Conférence Olivaint et par une autre étudiante Olivaint, Bobelle Kashio-Lukanga.

Pour le GIISK, cet évènement était le socle de lancement d’une dynamique, qui devrait permettre d’aborder par la suite des aspects plus pointus du sujet. Sachant que l’influence ne peut se jouer utilement qu’en alliance, le GIISK pourrait devenir ce qu’on appelle aujourd'hui un «Do tank» (qui est un think tank appliqué) et conduire des réflexions opérationnelles avec des entreprises et des pouvoirs publics, et pourquoi pas, avec des partenaires étrangers.
Vous trouverez quelques liens et photos de la conférence ci-dessous. Des comptes rendus détaillés, d'autres photos et un podcast seront bientôt mis à disposition.

Salomé Berlioux, Présidente étudiante de la Conférence Olivaint et Claude Revel


David Colon, Directeur du Campus Paris de Sciences po


Claude Revel, Jean-Marie Cambacérès et Jérôme Brunel


Eric Delbecque


Jean-Marie Cambacérès, Jérôme Brunel, Alice Guilhon et Eric Delbecque


Salomé Berlioux, Jean-Marie Cambacérès, Michel Bobtcheff (Président Conférence Olivaint), Alice Guilhon et Claude Revel

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vendredi 23 mars 2012

4 étoiles pour le MS Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA

Grande satisfaction, le Mastère Spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances (MS IEMC) de SKEMA obtient une nouvelle fois 4 étoiles, soit la meilleure note, au classement SMBG 2012 des meilleurs masters, mastères spécialisés et MBA français de la discipline.

C'est également la note maximale qu'obtient le MS IEMC au classement mondial SMBG-Eduniversal dans la catégorie "Business Intelligence, Knowledge and Security Management".

Plus d'information sur le MS IEMC.

mercredi 21 mars 2012

Intervention de Claude Revel au salon MIS - Analyse de l'étude "Pratiques et usages de l’information professionnelle..."

Claude Revel, consultante, professeur affiliée et Directrice du Centre Global Intelligence & Influence (GIISK) de SKEMA, interviendra dans le cadre du Salon MIS (Management Information Stratégie - CNIT Paris), le 22 mars de 15h30 à 16h45, en conférence plénière comme Grand Témoin sur la restitution des résultats de l’étude ADBS/VEILLE: "Pratiques et usages de l’information professionnelle dans les entreprises et organisations françaises" pour livrer une analyse distanciée et globale.

Liens utiles / plus d'informations

mardi 6 mars 2012

Création du Club Métiers Intelligence Economique (SKEMA Alumni)

C'est à l'occasion de la rentrée de la promotion 2012 du Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances qu'était annoncée la création du Club Métiers Intelligence Economique de SKEMA. Ce club, qui se place dans la dynamique du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA auquel il est rattaché, souhaite rassembler tous les diplômés de SKEMA, quelle que soit leur formation, autour de ce thème si proche de son « ADN ».

Son principal objectif est d'explorer les pratiques concrètes des divers métiers de l'IE. Les membres pourront ainsi s'enrichir des bonnes pratiques de ces métiers, quelles que soient leurs fonctions et responsabilités occupées.

Une première rencontre entre anciens et étudiants était organisée sur le campus Paris La Défense, le 25 janvier dernier. Quelques diplômés du MS IEMC ou d'autres programmes de SKEMA ont pu brièvement présenter leur parcours et intérêt pour l’IE. Ont également été présentés lors de cette rencontre les membres du "bureau". Guy Debaux (MS IEMC promotion 1999 - Responsable IE Coface) nous ayant fait l'honneur et l'amitié d'accepter de prendre la responsabilité de la présidence du club.

Vous trouverez via ce lien une présentation plus complète du Club Métiers Intelligence Economique ainsi qu'un résumé de cette rencontre.

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jeudi 16 février 2012

Définition de l'Intelligence Economique dans le Financial Times Lexicon - Claude Revel "Professor of the week"

Claude Revel, Directrice du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA (GIISK), a reçu le 9 février dernier la distinction de "professor of the week" du très réputé Financial Times (section Business Education).

Le terme "Economic Intelligence", défini à cette occasion par Claude Revel dans le FT Lexicon est ainsi devenu le "term of the day" du 10 février 2012. Les 4 autres définitions données étant :

La notion d'intelligence économique à la française et défendue par SKEMA Business School est ainsi mise à l'honneur ainsi que notre vision de la globalisation, qui n'a rien de négatif mais au contraire se présente comme complémentaire de celle majoritairement existante.

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vendredi 13 janvier 2012

Colloque « Analyse et perspectives d'une école française du renseignement »

Claude Revel, professeure affiliée et Directrice du Centre Global Intelligence et Influence de SKEMA (GIISK) participera à la table ronde « l’appréhension du renseignement par l’Intelligence Economique » (14h15- 15h45) dans le cadre de la conférence « Analyse et perspectives d'une école française du renseignement » organisé à Toulouse le 12 janvier 2012 par le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) et le Groupe de recherche sur la sécurité et la gouvernance (GRSG) de l'université Toulouse 1 Capitole.
Nous vous invitons à télécharger le programme complet de la conférence (pdf) pour plus d’information (horaires, programme de la journée et plan d’accès).

lundi 14 novembre 2011

L'intelligence économique est efficace et responsable

Face aux "affaires" (EDF, Renault...) qui ont mis en cause des pratiques qui se réclament de l'intelligence économique (IE) mais n'en sont qu'une version dévoyée, Claude Revel a souhaité exposer la vision professionnelle l'IE et de l'influence qui est celle du Centre IE de SKEMA et qui est heureusement de plus en plus adoptée aujourd'hui par les entreprises et institutions.

Pour en savoir plus, consulter l'intégralité du billet de Claude Revel "L'intelligence économique est efficace et responsable" sur LeMonde.fr.

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mercredi 2 novembre 2011

Conférence sur les métiers de l'Intelligence Economique - 21 novembre 2011 - Paris

Le Mastère Spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances (IEMC) de SKEMA organise le 21 novembre une conférence sur "les métiers de l’Intelligence Economique".

Ces métiers sont en effet, à tort, très mal connus et pour certains affublés d’une réputation sulfureuse. Or, aujourd’hui, toutes les entreprises de quelque importance dans tous les secteurs (énergie et défense bien sûr mais aussi grande consommation, banque, assurance, industrie …) disposent d’une direction de l’intelligence économique chargée de procurer et traiter l’information indispensable à leur fonctionnement. Ces directions sont également chargées de protéger le capital informationnel de l’entreprise et d’influencer leur environnement afin de favoriser la conquête de nouveaux marchés.
Les métiers de l’intelligence économique sont donc divers (directeur de l’intelligence économique, veilleur, lobbyiste, chargé de sécurité informatique, consultant …) et passionnants. Ils sont accessibles directement après la réalisation d'une formation comme le MS IEMC mais aussi après une expérience dans d’autres métiers.

Messieurs Debaux (Coface - diplômé du MS IEMC promotion 1999) et Revardel (Sanofi Pasteur), deux grands professionnels, qui sont également enseignants dans le MS IEMC, ainsi que trois autres anciens du MS IEMC présenteront ces professions dans leur diversité et analyseront leur devenir.

Entrée gratuite mais inscription en ligne obligatoire

"Les métiers de l’Intelligence économique", conférence le 21 novembre 2011, de 17 h 30 à 19 h 30, Campus de Skema La Défense, Pôle universitaire Léonard de Vinci. Un cocktail suivra la conférence.

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Claude Revel at Wilton Park

Wilton Park, UK, is one of the world's leading centres for discussion of key international policy challenges. From 12 to 14 October 2011, a Conference was held on "Putting the power in soft power?" and gathered some 50 leading opinion formers.
Claude Revel was a speaker on her matters of expertise.

Formally linked to the British Foreign and Commonwealth Office (FCO), Wilton Park is an example of smart use of thought by policy makers: "With an emphasis on ways in which practitioners can further the deployment of soft power theory, the fifth Wilton Park roundtable meeting in the public diplomacy series considered how to meet the ‘Conversion Challenge’ of turning soft power assets into practical activity".

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mardi 4 octobre 2011

2nd Annual Pan-European Conference Competitive & Market Intelligence 2011

On last 29 and 30 September, I had the great pleasure to attend a symposium on competitive and market intelligence held by MarcusEvans.

I am a student of the specialized master on Economic Intelligence and Knowledge Management (Mastère Spécialisé en Intelligence Économique et Management des Connaissances) at SKEMA Business School. I am concomitantly working at LienSNCF (French Railways) where my mission is to support the management staff by providing them with strategic information in the period liberalization of the French market.
They asked me to attend this event both to help me draft my "professional" thesis and give them state of the art knowledge on Competitive Intelligence (CI).

This symposium was well organized and we were presented many case studies from companies such as Statoil, Henkel, Veolia Transdev, Banco do Brasil, Merck, Sanofi, Rolls Royce, during thos two days.. Covered topics included reverse costing, competitor intelligence culture, war games, sponsorship from executive level, web monitoring,.... Great knowledge was shared during the 2nd edition of this symposium and I do recommend to professionnals interested in CI or MI to attend next year!

If you are interested in these topics, please contact The SKEMA Center for Global Intelligence & Influence (GIISK) and ask your questions to be forwaded to Carl Soutra.

mercredi 28 septembre 2011

Retrouvez le MS et le Centre Intelligence Economique de SKEMA au salon MIS

Pascal Junghans, professeur à SKEMA et Directeur du Mastère Spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances (MS IEMC), interviendra lors du salon Management, Information et Stratégie (MIS), à la conférence organisée sur le thème «Intelligence Economique et gouvernance des Systèmes d'Information», le 12 octobre prochain à la Bourse de Commerce de Paris.

Cette table-ronde, animée par Frédéric Massé, Directeur des relations institutionnelles de SAP, réunira également Alain Juillet, ancien Haut Responsable à l’Intelligence Economique et intervenant au MS IEMC de SKEMA, le général Papalardo, chef du service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure, ainsi qu’un représentant du Cigref et un autre du Syntec.

Pascal Junghans montrera que les systèmes d’information ne se réduisent pas à l’informatique, qu’une muraille de Chine ne peut isoler l’entreprise du monde extérieur et qu’ainsi des actions d’influence dont peuvent être victimes les entreprises peuvent être menées, ainsi que le montre la récente crise qui assaille les banques françaises.

Vous pourrez retrouver durant toute la durée du salon, les 11 et 12 octobre, le MS IEMC et le Centre Global Intelligence et Influence de SKEMA (GiiSK) sur le stand n°6.
Pour vous inscrire, cliquer ici.
Pour toutes questions concernant le GiiSK ou le MS IEMC, contacter Reine Bassène au 01 41 16 76 92 ou par e-mail reine.bassene@skema.edu



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lundi 5 septembre 2011

Colloque International en Intelligence des Ressources Humaines

Du 10 au 11 Octobre 2011 se tiendra à Alger la deuxième édition du colloque International en Intelligence des Ressources Humaines organisé par NT2S et LOGE (Laboratoire en Organisation et Gestion des Entreprises) en partenariat scientifique avec SKEMA Business School et l’Université de haute Alsace.

Le thème de cette édition sera "De la rupture vers l'innovation : les nouvelles formes de management dédiées à la responsabilité sociale de l'entreprise".

Parmi les membres du Comité Scientifique on pourra noter la présence de Mme Claude Revel, Directrice du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA (GIISK) ainsi que Guy Debaux, responsable IE à la Coface, tous deux intervenants au Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA.

Vous trouverez plus d'informations sur les thèmes et axes abordés lors de ce colloque sur le site de l'organisateur ou encore ici.

samedi 7 mai 2011

Retrouvez le mastère intelligence économique de SKEMA à I-Expo

Le pôle Intelligence Economique (IE) de SKEMA sera présent au salon I-Expo 2011 qui se tiendra à Paris - Porte de Versailles - les 18 et 19 mai prochains.

Si vous êtes intéressé(e)s par la réalisation du mastère spécialisé en intelligence économique et management des connaissances (*), en partenariat avec l'INHESJ, la mise en place d'une formation professionnelle ou encore d'études (conseil) dans le domaine de l'intelligence économique, nous vous invitons à nous rejoindre sur le stand 4E3.

Vous pouvez dès maintenant prendre rendez-vous avec notre équipe sur le site d'I-Expo.

Pour accéder au salon, merci de bien vouloir remplir cette demande de badge électronique.

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(*)Depuis 1996, SKEMA Business School propose un mastère spécialisé (Bac+6) de référence en Intelligence Economique et Management de la Connaissance (MS IEMC). Ce dernier forme des spécialistes ou apporte une double compétence en IE en accord avec notre vision de la discipline, c’est-à-dire dans un cadre éthique et strictement professionnel. Désormais organisé mensuellement à raison d'une semaine de cours pour 3 semaines en entreprise, de janvier à décembre, le MS IEMC est accessible aux étudiants et aux professionnels en poste.