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jeudi 29 juillet 2010

Quel outil de veille choisir ?

Si certains pensent que l'IE n'a pas encore convaincu les entreprises, de nombreux éditeurs de logiciels s'orientent quant à eux sur ce créneau. Alors comment arrêter son choix devant ces dizaines de logiciels ? Il est certes possible de réaliser un benchmark des offres présentes sur le marché mais il faut garder à l'esprit que l'outil parfait n'existe pas. Ce n'est pas au logiciel de déterminer la méthodologie d'intelligence économique à mettre en place ; l'outil n'est qu'un support, une aide ou un moyen de parvenir à l'objectif que s'est fixé l'entreprise.

Toute société intéressée par l'acquisition d'un tel logiciel doit préalablement définir ses besoins. Or ceux-ci sont fonctions de l'orientation stratégique adoptée par la Direction. Il conviendra ensuite de déterminer le budget et les ressources humaines, en termes de compétences, que l'entreprise souhaite, ou peut, allouer à ce projet. Nous rappellerons ici qu'il est possible de réaliser une veille minimale gratuitement sur internet grâce aux flux RSS, aux alertes et à certains modules open source disponibles sur Mozilla Firefox par exemple.

Voici une petite étude sur le sujet, de Dominique Filippone pour journaldunet.com, qui intéressera certainement les néophytes.

Aline Goletto-Didier

vendredi 11 juin 2010

La "market intelligence" en 2015 par Global Intelligence Alliance

De retour de Helsinki il y a quelques heures, où se déroulait une conférence internationale sur la Strategic Market Intelligence organisée par la Global Intelligence Alliance (GIA), Stéphane Rosenwald a présenté en avant première lors de la conférence "Où va la veille" du salon I Expo le 10 juin 2010, les grands résultats de l'étude lancée par la GIA sur le futur de l'intelligence économique, tel que perçu par 150 directeurs/responsables des services de market intelligence.

La Global Intelligence Alliance est un groupe mondial leader de cabinets indépendants en conseil stratégique et en Market Intelligence ; notion traduite par Intelligence Economique par Stéphane Rosenwald. Ce dernier a fondé le cabinet RV Conseil - Real Value Consulting qu'il dirige depuis 2004, et qui représente la France au sein de la GIA depuis 2008.

En attendant que ne sorte le livre blanc officiel et que ne soient communiqués en conférence officielle les résultats, je me permets de vous livrer les grandes tendances qui nous ont été prédites.

Concernant les outils en 2015, il semblerait que les flux RSS, les agrégateurs et les webcasts videos constitueront le mode préféré de diffusion de l'information.
Les futurs sujets phares seront notamment les notions d'intégration des outils, d'implication des médias sociaux, de tableaux de bord, et de smartphones.
Les zones géographiques qui vont intéresser les professionnels de la market intelligence seront la Chine et ses environs, la zone Asie Pacifique et l'Amérique Latine.
Quant aux thèmes majeurs en 2015 il s'agira, dans l'ordre de priorité, des concurrents, des clients et des utilisateurs finaux.
Il semble que les livrables en 2015 seront fondés sur le dialogue au moyen de réunions entre les responsables de la market intelligence et les décideurs. Nous nous orientons donc vers des livrables personnalisés et de la co-création ou co-conception.
Concernant les process, l'on retouve les idées de co-création de l'intelligence, de risk management et de market intelligence dans les processus de décisions.
Sur l'organisation, prédominent les notions d'articulation et d'orchestration de la market intelligence pour que les démarches de market intelligence se répondent et créent de la valeur grâce à des équipes constituées de talents complémentaires.
Enfin pour faire émerger la culture de market intelligence dans l'avenir les éléments qui arrivent en tête sont le soutien du management, le ROI/création de valeur, et la nécessité d'organiser le marketing de la veille et de l'intelligence économique.


Les résultats complets seront communiqués le 23 juin 2010 sur le site de la Global Intelligence Alliance.
Vous pouvez avoir accès au bulletin ici, et pour s'inscrire au Webinar cela se passe ici.

Aline GOLETTO-DIDIER

mardi 25 août 2009

Flagfox - module complémentaire de Firefox

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Flagfox est un module complémentaire de Firefox. Il permet de savoir en un clin d'oeil où est situé le serveur du site sur lequel vous êtes en train de surfer.
Il lance également Géotool qui en un rien de temps nous renseigne sur la géolocalisation du serveur, l'heure locale... mais également fournit un accès rapide au Whois.

Intérêts pour les praticiens de l'IE:
  • Permet d'accéder en 2 clics aux informations Whois du site
  • Permet de vérifier si le serveur du site est bien situé dans le pays où il prétend l'être.
Pour en savoir plus

Source: Add-ons for Firefox

Georgine Hapiak

lundi 27 juillet 2009

Sur la route des logiciels libres

L'association Landinux, avec le soutien du Conseil général des Landes, a rédigé un livret "sur la route des logiciels libres" (pdf) qui présente cinquante logiciels libres gratuits dont les plus connus sont le navigateur Firefox, le logiciel de courrier Thunderbird et la suite bureautique Open Office.

Leur objectif est de "vulgariser leur utilisation et montrer exemples à l'appui, que les logiciels libres peuvent être utilisés dans tous les champs de l'informatique".

Bonne lecture.

Source:
Le site internet du Conseil général des Landes

Dalila Nemiri

lundi 15 juin 2009

Scoopler : un moteur de recherche indexant en temps réel

Un nouveau venu dans la galaxie des moteurs de recherche : Scoopler. Encore en beta, la particularité de ce moteur est d'indexer, en continu, le contenu des principaux réseaux sociaux comme Twitter, Flickr, Digg au Delicious.

A la clé, les résultats reflètent plutôt bien l'actualité. Ils sont classés en deux colonnes : la première comprend les résultats les plus récents et la seconde, les plus populaires. A gauche, une colonne indique les sujets d'actualités les plus "brûlants" ainsi qu'un historique des recherches. Ce qui détonne le plus de ses homologues, c'est la mise à jour des résultats avec les tweets qui s'affichent dès leur publication (40 secondes).

Les résultats sont multilingues puisque des tweets anglais, allemands et espagnols se succèdent... il s'agit d'une version beta.

Un site pouvant être intéressant dans une gestion de crise ou de buzz.

Accès direct: Scoopler

Adrien Catella

Docjax : un metamoteur pour les documents

Docjax est un meta-moteur - un meta-moteur renvoi les réponses de plusieurs moteurs de recherche, en l'occurrence Google et Yahoo - qui ne s'intéresse qu'aux fichiers (pdf, ppt, xls et bien entendu doc). Il est possible d'afficher les résultats qui ne correspondent qu'à un seul type de fichier ou alors aux quatre. De plus, chaque fichier peut être prévisualisé avec le service Scribd avant de le sauvegarder... même si souvent, le téléchargement est plus rapide que la prévisualisation.

En définitive, c'est un outil utile pour qui cherche des fichiers sur internet et qui ne souhaite pas perdre de temps avec les recherches avancées de Google et Yahoo. On peut néanmoins regretter que Docjax ne travaille qu'avec ces deux moteurs.

Liens
Le site de Scribd

Adrien Catella

lundi 4 mai 2009

Kartoo change de peau

Le blog corporate nous l'annonçait, le voilà en ligne. Au menu, toujours une cartographie des résultats, mais il faudra la demander car par défaut, les résultats sont présentés dans trois colonnes. Sur la gauche, un indicateur e-reputation basé sur Google News et les actualités qui sont, vous l'avez déjà deviné, basées elles aussi sur Google News. Ce bandeau de gauche ainsi que la présentation des cartographies sont paramétrables dans l'onglet option. On pourra y placer au choix images, mots clés, sites préférés, etc.

S'il s'agit encore d'une version alpha, Kartoo a bien réussi sa mue.

Accès à Kartoo, nouvelle version.

Adrien Catella

Tweepz

Le blog d'exalead nous apprend qu'un de leurs développeurs a conçu un moteur de recherche spécialisé sur le réseau twitter. Au programme, recherche sur le profil des "twitterers", biographie, lieu, noms.

Pour l'essayer, c'est par ici.
Le blog d'Exalead, c'est par .

Adrien Catella

lundi 27 avril 2009

Google Similar Images

Google n'en finit pas de nous surprendre. Après avoir développé des moteurs de recherche spécialisés (codes informatiques, articles scientifiques), Google décide maintenant d'ajouter des fonctionnalités à son moteur de recherche Google Images. Dénommé Google Similar Images (GSI), Ce moteur, nouvelle génération permet comme son "ancêtre" de chercher une image, mais une fois notre choix fait, GSI nous propose de trouver des images similaires.

Que de temps gagné, merci Google.

Lien direct: GSI

Adrien Catella

vendredi 27 mars 2009

L'année 2009: décisive pour l'open source?

Un article d’ITR news.com concernant l’Open source fait le point concernant les perspectives de développement de cette technologie. Il concerne, les prévisions faites en début d’année par Roger Burkhardt, CEO d’INGRES. Burkhardt a été pendant près de six ans vice-président exécutif et directeur technique du « New York Stock Exchange » (NYSE), il dirige désormais la société INGRES (logiciels de gestion de bases de données Open Source) implantée en Californie.
Il prévoit pour 2009 des perspectives très favorables pour les éditeurs de logiciels open source notamment du fait d’un contexte marqué par l’extension de la crise économique et financière. Les tendances pour l’année seraient donc :

-Augmentation du nombre de logiciels open source utilisés par les entreprises, du fait de la crise économique. Ceci étant du à l’absence de licence à acheter et au fait que ces logiciels diminuent les coûts des nouveaux projets. Ainsi INGRES annonce 25% de croissance du CA en 2008 contre 7 à 8% pour les éditeurs de logiciels classiques.
-Développement du système d’exploitation Linux et adoption croissante par les entreprises d’infrastructures (messageries, bases de données,…) et d’applications « open source ».
-Montée en puissance des solutions de « logiciels fournis sous forme de service ». Cela constituant un changement de modèle économique important puisque les entreprises passent de l’achat de logiciels à l’achat de services par abonnement.
-« Poursuite des fusions acquisitions de fournisseurs open source » avec rachat d’acteurs du logiciel libre.
-Accélération de la « Mutation du modèle économique » des éditeurs de logiciels propriétaires, les entreprises devant maîtriser leur budget « informatique ».
-Augmentation des partenariats entre éditeurs « open source » afin de proposer des « solutions globales complètes (…) de l’infrastructure matérielle et logicielle aux couches applicatives» pour les entreprises

Pour Roger Burkhardt, le modèle économique de l’Open Source, « sans coût d’investissement et sans surprise au niveau des coûts d’exploitation » devrait permettre de créer de nouvelles entreprises en maîtrisant les coûts. L’adoption de solutions Open source permettant aussi une diminution des frais générés par les services informatiques.

Les récents résultats flatteurs de « Red Hat » (open source) donnent du crédit à ces prévisions, le titre connaissant par ailleurs une spectaculaire augmentation de 17.33% lors de la séance de la Bourse hier (Jeudi 26 Mars 2009). L’essentiel du CA (625.6 Millions de $ en hausse de 25% pour 2008) étant réalisé dans le continent américain (67.3% contre seulement 17.7% pour l’Europe). La création de « dbConcert » par trois acteurs majeurs de l’open source (Ingres, Marketcetera, Pentaho) va de plus permettre de répondre aux attentes des clients en matière de « trading » en diminuant le coût du système pour les centres de Trading. Enfin une étude de l’INSEE vient confirmer la tendance pour la France en notant un « léger développement des systèmes d’exploitation libres ». Ces systèmes n’équipent cependant que 14% des entreprises d’au moins dix salariés qui ont un ordinateur en 2008 (+2% par rapport à 2007). A l’inverse, la moitié des entreprises d’au moins 2000 salariés ont un système « Open Source ». Il existe donc encore une forte marge de progression. De ce point de vue le développement de l’open source pour les systèmes d’exploitation de mobiles (téléphone portable) présente encore des perspectives favorables pour l’open source.
Ainsi une mutation majeure dans l’industrie informatique est en train de se produire sous nos yeux. Paradoxalement la crise économique actuelle devrait renforcer le développement de l’Open Source et ainsi permettre la création de nouvelles activités ainsi que de nouveaux services. L’enjeu est de taille en France, notamment pour l’équipement des PME et la création de nouvelles sociétés. Il existe donc une réelle marge de progression pour l’open source. L’année 2009 risque, in fine, d’être historiquement, celle d’un vrai basculement en faveur de l’open source, notamment du fait du contexte de crise internationale.

Florent MATTEI

mardi 17 mars 2009

Le guide de bonnes pratiques en matière d'intelligence économique

Le Service de Coordination à l'Intelligence Economique (SCIE), rattaché aux ministères de l'Economie et du Budget, a publié en février dernier un guide de bonnes pratiques en matière d'intelligence économique (pdf).

Ce guide traite à la fois des aspects défensif et offensif de l'intelligence économique sous la forme de fiches thématiques et de grands enjeux.

Source: Le site internet portail de l'intelligence économique en Bretagne

Dalila Nemiri

mercredi 25 février 2009

Marché de la Veille où, en Sommes Nous ? 2eme partie

Aujourd’hui nous poursuivons notre exploration du marché de la Veille, en collectant les impressions d’un second professionnel du secteur : Antoine Montoux, consultant pour la société KB Crawl, fournisseur de logiciel de veille automatique sur internet.
Bonne Lecture,

Et si vous aussi vous désirez me faire part de vos commentaires et peut être faire l’objet d’un article sur notre blog n’hésitez pas à me contacter.

Y.R. Quelles ont été les principales évolutions du marché ces dernières années ?

A.M. « D’un point de vue global depuis 2002, on a pu constater une augmentation à la fois des budgets alloués à des activités de veille et du nombre de cellules mises en place. D’un point de vue qualitatif nous avons observé une évolution sensible des compétences et exigences des utilisateurs.

Concernant notre clientèle, nous sommes passés de prospects privés centrés essentiellement sur le secteur de l’industrie à une multitude d’acteurs évoluant dans des domaines divers, avec des besoins tout aussi variés. Aujourd’hui la nécessité de réaliser une activité de veille est entrée dans les mœurs des entreprises, même si le travail de sensibilisation est à poursuivre. De par la multiplicité toujours croissante du nombre de parties prenantes sur des marchés de plus en plus vastes, il est devenu vital de collecter l’information pertinente à des fins stratégiques.

Notre portefeuille de clientèle s’est diversifié au fil des années, il s’étend de la PME à des entreprises plus imposantes (nous sommes en relation avec près de la moitié des sociétés du CAC40). Mais nous collaborons également avec des structures publiques et parapubliques comme les CCI et un certain nombre de ministères.

Du point de vue interne à l’entreprise nous ne travaillons plus seulement avec les départements de documentation mais de plus en plus avec les services marketings, de R&D, Juridiques. Ce sont ces acteurs qui ont fait évoluer la nature des veilles mises en place. »


Y.R.Quels sont les types de veilles les plus répandues à l’heure actuelle et vers quoi tendons-nous ?

A.M. « L’activité de veille « originelle » était essentiellement axée sur une mise sous surveillance de la concurrence. Celle-ci constitue toujours la base des activités des cellules de veille. Néanmoins au fil des ans les demandes ont évolué, cela étant en grande partie lié à la mutation de la structure de notre clientèle et plus particulièrement des clients internes aux entreprises (Services désireux de développer une veille). Nous avons ainsi constaté une activité de plus en plus axée sur de la veille produit, de la veille technologique, sociétale etc. Mais depuis l’année dernière, la veille image explose, ceci étant lié avec le développement du Web 2.0. L’entreprise souhaite connaître quelle est son image sur internet non plus seulement au travers de la presse généraliste ou spécialisée mais via les Blogs, Forums, les Réseaux sociaux, etc. »

Y.R.Quelles sont selon vous les conditions principales au bon fonctionnement d’un projet de veille ?

A .M. «Le premier critère de réussite de l’implantation d’un projet Veille repose sur une parfaite définition du besoin de l’entreprise. C’est un aspect crucial qui va conditionner l’ensemble de la mise en œuvre et de la stratégie de développement. C’est à partir d’une définition claire des besoins de l’entreprise que le choix d’un outil adapté s’opérera. Outre le besoin fonctionnel, l’entreprise devra être parfaitement consciente que la mise en place d’un projet de veille induit des investissements humains, financiers, comme de temps. Parfois les besoins identifiés ne nécessiteront pas l’usage d’un outil spécifique.

Je souligne que le facteur humain est un élément majeur de la réussite ou de l’échec d’un projet. Le choix des personnes qui supporteront le projet doit être réalisé de manière consciencieuse et parfois il sera préférable d’externaliser l’activité de veille à un cabinet. D’ailleurs nous travaillons de plus en plus avec des cabinets spécialisés, qui utilisent notre solution. »


Y.R. Quelles sont les réticences que vous continuez d’observer ?

A.M. «Le premier élément reste le « nerf de la guerre ». Comme j’ai pu le dire, il faut être conscient que le développement d’une activité de veille suppose un coût financier. Pour développer une cellule de manière efficace il faut s’assurer d’être prêt à supporter des coûts humains, de temps mais également budgétaire. Là encore, en fonction des besoins les budgets ne seront pas les mêmes et l’échelle de prix est importante.

Le second point serait l’implication des services informatiques, ce qui n’est pas forcément une barrière mais un facteur à prendre en considération pour l’ensemble des éditeurs de logiciels. Il faut s’assurer que l’utilisateur pourra accéder aux services de l’entreprise à distance via son poste sans problème (ASP). D’un point de vue général, la sécurisation croissante des systèmes d’informations, peut éventuellement être un problème pour les utilisateurs des solutions que nous offrons : Difficulté d’accès à des Blogs etc. »
Enfin les résistances humaines sont toujours présentes, mais ont tendances à s’estomper.


Y.R. Une des réticences que j’aurais soulignées aurait été la difficulté d’évaluer le retour sur investissement d’un projet de veille.

A.M. «En effet, il n’existe pas de méthode préétablie d’évaluation du ROI d’un projet de veille. L’impact d’un tel outil sur le business d’une entreprise est difficilement mesurable du fait de l’aspect qualitatif du projet. Il faut dès lors se replacer sur des expériences concrètes suscitées par le projet de veille. Par exemple : l’un de nos clients, a pu au travers d’une veille sur des journaux locaux étrangers détecter une grève dans une usine de l’un de ses concurrents. Durant le déroulement de cette grève, notre client qui était devenu le seul fournisseur sur le marché ciblé a pu augmenter ses prix et accroître ses marges. Bien sur cela suppose un processus de prise de décision bien réactif. Ainsi grâce à de telles expériences on pourrait définir le manque à gagner si l’information ne nous était pas parvenue à temps».


Y.R.Quel est votre sentiment actuel sur l’évolution de la concurrence sur le marché ?

A.M. «Le nombre de fournisseurs croit sensiblement, mais tous ne se positionnent pas sur les mêmes segments. Certains vont offrir des services relatifs à la mise en place de plateformes de veille complètes, d’autres vont se concentrer sur de l’analyse sémantique, du crawling, des activités de cartographies etc. Au final certains se retrouvent en situation de concurrence, mais d’autres en situation de partenariat, avec des outils complémentaires : allant de la collecte au Dashboard final assurant une meilleure visibilité des informations recueillies.

C’est dans cette optique que nous avons développé différents partenariats avec des fournisseurs de logiciels de cartographies (Neotia), d’analyses sémantiques (Temis), de moteurs de recherche en entreprise (Polyspot) ou encore de gestions documentaires (Alexandrie).


Y.R.Que pensez vous des outils gratuits de veille ?

A.M. «Les outils gratuits sont souvent la première étape vers une veille « industrialisée ». Mais lorsque l’on désire mettre en œuvre une surveillance plus poussée et professionnalisée, avec des filtres plus fins, l’utilisation d’outils payant devient nécessaire. Les outils gratuits sont un premier pas mais présentent un panel de fonctionnalités souvent limité ».


Y.R.KB Crawl est une solution disponible dans de plus en plus de pays, quelles sont les différences dans l’approche de la veille que vous avez pu constater ?

A.M. «Notre marché se situe en grande partie en France et dans les pays francophones comme la Suisse, le Luxembourg, la Belgique ou le Maroc. Mais nous sommes également implantés au Canada, en Finlande et au Pays-Bas. L’été dernier nous avons ouvert un bureau à Londres afin de pénétrer le marché anglais.
La principale différence que nous pouvons établir avec les marchés anglophones, c’est qu’ils sont davantage consommateurs d’informations que de softwares. Ils se tourneront vers des cabinets d’études plutôt que d’adopter une solution qui nécessitera de la formation et du paramétrage.


Y.R.Quel impact aura eu la crise économique sur votre secteur d’activité ?

A.M. «Fin 2008 notre taux de renouvellement de maintenance était de 96%. On ne peut ignorer l’impact que la crise aura sur notre secteur. La difficulté se portera sur la conquête de nouveaux clients plus que sur le renouvellement des contrats de notre clientèle actuelle. Les budgets dédiés à la veille ne sont pas toujours prioritaires par conséquent en cas de coupes budgétaires, les ressources attribuées aux cellules de veille seront probablement impactées et les projets d’implantation de telles activités mis en standby.

Peut-être que les enseignements de cette crise feront dans l’avenir des activités d’Intelligence Economique des services piliers de l’entreprise, lui permettant de se prémunir de certains risques.


Y.R.Quelles seront les évolutions vers lesquelles tendront les futurs produits de veille ?

A.M. «La tendance majeure, c’est l’accès à l’information à tout moment et de n’importe où. On ne désir plus seulement accéder à ses informations à partir d’un seul et unique point, mais disposer d’une interface accessible par le web et qui nous permet d’accéder à nos informations à tout moment. Nous avons, pour répondre à ce besoin développé un portail web permettant à nos utilisateurs de consulter leurs news via internet.

La seconde tendance serait, la mise en place d’une veille environnementale. Cette préoccupation est croissante au sein des entreprises et est à relier avec l’importance que revêt la veille image.

Enfin, les futurs outils de veille devront permettre l’analyse de contenus autres que des
contenus textes. Je pense essentiellement à des vidéos afin d’étendre le périmètre de surveillance de chaque entreprise. On parle d’analyse du « Speech Text ». Aujourd’hui seuls les tags permettent de repérer une vidéo sur le web. Des technologies allant dans le sens du « Speech to text » sont en cours de développement, mais le travail à réaliser reste important.


Y.R. Pour conclure notre entrevue, pourriez-vous brièvement nous présenter la solution KB Crawl.

A.M. «KB Crawl est un outil de veille sur internet qui permet de collecter et filtrer automatiquement les informations ciblées en vue d’une exploitation stratégique. La solution permet de surveiller tout type d’information sur le web, en vue de la mise en place d’une veille concurrentielle, brevet, image, technologique, produits, clients etc.

Nous pouvons donc surveiller différents types de contenu sur le web : des PDF, du Rss, du DOC, le contenu des blogs et forums etc.
Nous travaillons avec tout types d’acteurs, privés comme publiques, avec des PME comme de plus grandes structures.

Nous lançons une nouvelle version de KB Crawl : KB Crawl 4. C’est une révolution plus qu’une évolution par rapport à KB Crawl 3 tant au niveau de la performance que des fonctionnalités. Une des particularités de cet outil est d’offrir une surveillance des sites en Arabe, en Chinois, Indien ou Russe. La seconde particularité repose sur le développement, d’un Software as a Service (SaaS). On peut ainsi accéder aux services de KB Crawl à distance via un server web sur demande du client.

Un autre avantage majeur de notre solution c’est que nous pouvons la coupler avec une multitude d’autres applications, car les informations collectées par KB Crawl peuvent être exportées en flux XML afin de fournir des informations à tout type d’outil.

« Nous invitons tous les lecteurs du blog à découvrir KB Crawl les 25 et 26 Mars à l’occasion du salon francophone B to B dédié à la gestion de l’information, de contenu et du document : « Documation » ou sur notre site Web.


N.B. : Cet article a fait l'objet d'une relecture de part du Service Communication de KB Crawl.

Yoann Rodriguez

samedi 29 novembre 2008

Marché français de la veille, où en sommes nous?

Dans le cadre de mes études dans le domaine de l'intelligence économique et du knowledge management, je me suis intéressé au marché de la veille, à son développement, aux acteurs qui évoluent dans ce domaine et aux solutions qui y sont proposées. Dans cette optique, je me suis mis en tête d'interroger plusieurs professionnels afin qu'ils me donnent leur vision du marché, les perspectives d'avenir et comment leurs solutions répondront aux besoins futurs.

Dans ce premier article, Clément Ducreux (CD), consultant veille chez Digimind a eu l'amabilité d'accepter un entretien téléphonique afin de me donner son opinion sur le marché, ainsi que de me présenter les grandes lignes de la Solution Digimind 7.

Mon prochain billet sera centré sur la solution KB-Crawl et la vision du marché de l'un de ses consultants.

Bonne Lecture.

Yoann Rodriguez (YR)

Y.R. - Comment le marché français de la veille a-t-il évolué au cours de ces dernières années ?
C.D. - Au cours de ces dernières années le marché a connu un essor important, au vu du nombre d’acteurs impliqués et des ressources allouées. Les grandes entreprises du CAC ne sont plus les seules à s’équiper en outils spécialisés. Les PMEs entrent sur le marché mais utilisent des équipements différents et poursuivent des objectifs qui le sont tout autant. Ainsi, on a pu remarquer qu’elles organiseront une veille davantage axée « Opportunités Business » que ne le feront les grandes entreprises qui se positionneront sur d’autres types de veilles, car elles disposent d’un réseau de commerciaux performant.
Les budgets dédiés à la veille sont reconduits d’année en année dans la plupart des structures, témoignant de l’intérêt croissant porté à ce type de solutions. Néanmoins, l’impact de la crise financière sera à évaluer, car les budgets de veille ne sont pas encore considérés comme des ressources pérennes à l’instar du marketing, de la finance et pourraient être amputés afin de faire face à la crise.

Y.R. - Sensibilisation par rapport à la veille et plus largement à l’IE : où en sommes nous aujourd’hui ?
C.D. - L’intelligence économique est un concept de moins en moins obscur aux yeux des dirigeants et des différents acteurs du marché. L’image d’ « espionnage industriel » reste présente mais tend à s’estomper peu à peu. Les décideurs accordent de plus en plus d’importance à l’information, à la manière de capturer celle-ci, de la faire circuler au sein de l’entreprise et par la même, ils se rendent compte de la valeur que peut apporter un véritable processus de veille et de gestion de l’information.

Y.R. - Comment évolue la concurrence entre fournisseurs ?
C.D. - Digimind reste le leader sur son marché, néanmoins on constate un accroissement progressif de la concurrence au fil des ans. Ce phénomène est en partie dû à l’émergence de consultants indépendants sur le marché du conseil en parallèle à l’accroissement du nombre de fournisseurs de solutions intégrées.
Du point de vue des outils, certaines structures basent leur veille sur l’utilisation de plateformes gratuites, parfois open-source, au dépend de solutions payantes. Bien sûr, ces solutions gratuites offrent généralement un éventail de fonctionnalités inférieur à celui mis à disposition par les fournisseurs de softwares/conseils payants. Elles nécessitent qui plus est plus de services de maintenance, et les coûts cachés peuvent être non négligeables. Néanmoins, même si le nombre de « fournisseurs » de solutions s’est considérablement accru, le marché de la veille n’est pas saturé, d’une part du fait qu’il est en perpétuelle expansion et d’autre part car le type de solutions des différents fournisseurs est aussi hétérogène que la clientèle. Cette dernière n’exprimera pas les mêmes besoins et ne disposera pas des mêmes ressources.

Y.R. - Quelles sont les barrières persistantes qui entravent le développement de la veille ?
C.D. - Techniquement, il n’y a que très peu ou pas de barrières, car il est toujours possible d’utiliser des moyens détournés pour faire face à un problème technique. Les principales entraves sont essentiellement le fait de réticences humaines.
Ainsi l’implication du top management (« Sponsorship ») au sein des projets IE est capitale et apparaît comme l’un des facteurs conduisant à la réussite ou à l’échec du projet. Ceux-ci doivent soutenir le projet, impulser une démarche « veille » au sein de l’entreprise et parvenir à créer un consensus autour des enjeux soulevés par ce type de solutions. En l’absence d’un tel engagement, il y a peu de chance que le projet aboutisse.
La seconde barrière à laquelle nous sommes confronté réside dans l'évaluation du ROI (ndr: retour sur l'investissement) d'un projet de veille. Comment déterminer quelle fut la contribution de cette solution "immatérielle" aux succès de l'entreprise? Le flou existant autour des méthodes de mesure de l'impact d'un projet de cette nature, rend parfois ardu la tache de convaincre les managers de l'utilité que revêt un tel projet, et c'est pourquoi un certain scepticisme persiste. Néanmoins d’autres Key Performance Indicators existent et permettent de convaincre de la valeur ajoutée tant quantitative que qualitative issue d’un dispositif de veille performant.

Y.R. - Qui sont les acteurs « moteurs » de la veille au sein des entreprises ?
C.D. - Les documentalistes sont au cœur du processus de veille au sein des entreprises. En trois ou cinq ans ils ont réellement fait évoluer leur métier vers de la Veille, en exprimant des besoins en terme d’outils, en formalisant des pratiques et en mettant l’accent sur le caractère proactif de la recherche d’information. Au-delà de l’organisation des bases de données, ils fournissent de l’information, des analyses, animent et développent des réseaux.
Néanmoins, les services marketing et stratégies restent les principaux consommateurs de ce type de solutions. Il est à noter que les services de communication, utilisent de plus en plus d’outils afin de réaliser une veille image sur le Web : Analyse du Buzz, Visibilité etc…
Avec l’évolution du Web 2.0, on s’intéresse de plus en plus aux avis des consommateurs, des spécialistes, et passionnés au travers de la surveillance des « users generated contents » au travers des forums et blogs. Parallèlement, les réseaux sociaux type Facebook, Viadeo ou Linkedin font également l’objet d’une surveillance accrue.

Y.R. - Digimind est aujourd’hui implanté sur 3 continents, avec des unités en France, au Maroc et à Boston. Quelles sont les principales différences en termes de pratiques et de besoins, auxquelles vous avez été confronté ?
C.D. - Pour prendre le cas du Maroc, une réelle envie existe, mais le problème persistant et qui est en soi un problème que l'on retrouve sur le marché français, réside dans la définition des besoins. Les acteurs de ces marchés ont saisi à plein les enjeux gravitant autour de la veille et des solutions IE. Néanmoins même si les champs d’applications possibles de la veille sont parfaitement identifiés la difficulté réside dans la précision des besoins. C’est dans ce cadre que le rôle du consultant est primordial, afin de clairement identifier les besoins exprimés, tacites ou « inconscients » des clients.
Les Anglo-Saxons ont une culture plus orientée « résultats », les Américains en particulier ne s’attendent pas à devoir utiliser un outil. Ce qu’ils souhaitent c’est une solution leur délivrant une analyse complète. L’objectif est de perdre le moins de temps possible dans la collecte et le traitement, c’est pourquoi ces derniers sont très preneurs d’études marketing telles que celles réalisées par KPMG, PWC…

Y.R. – Comment a évolué la Demande ?
C.D. - On constate une évolution des demandes axée vers du "End User". Les acteurs ont de moins en moins de temps à consacrer à la veille et doivent parallèlement faire face à un phénomène de surinformation croissant. La demande s’axe ainsi sur une automatisation des processus de veille et traitement afin de consacrer plus de ressources à une analyse approfondie des données. On souhaite ici fournir une information directement utilisable par les décideurs. Dans cette optique on cherche à développer de nouvelles interfaces condensant un maximum d’information sur un espace réduit (l’écran), et faisant apparaître les tendances et liens entre les différents concepts.

Y.R. - A quels types de besoin la solution Digimind répond elle ?
C.D. - La solution répond à plusieurs types de besoins. Le paramétrage de la plateforme est extrêmement flexible et permet dès lors la mise en place de différents types de veilles : marketing, produits, communication, marchés, concurrentielle, clients ou technologique. L’objectif est donc de créer une Plate-forme mettant à disposition de l’utilisateur l’ensemble des outils nécessaire à réaliser une veille efficace.
Digimind robotise la collecte de l’information, facilite le traitement de celle-ci et automatise la diffusion des données vers les acteurs concernés. Au delà du caractère outil, Digimind offre son expertise conseil afin de mettre en oeuvre une veille sur-mesure répondant parfaitement aux besoins de ses clients. Au travers de sa plateforme Digimind offre également la possibilité de réaliser une veille en interne, source d’informations souvent sous estimée, et apparaît ainsi comme une véritable plate-forme collaborative. Les collaborateurs peuvent ainsi faire remonter les informations collectées sur les salons, séminaires, réseaux humains etc…et compléter la veille internet par une veille terrain.

Y.R. - Quelles sont les évolutions apportées par Digimind 7 ?
C.D. - Digimind 7 permet de réaliser une veille au service de l’intelligence décisionnelle. Au travers d’un système de tableaux de bord constitués de graphiques interactifs, c’est un nouveau mode, plus visuel, d’accès aux informations qui est proposé. La version 7.2, avec le module « Discovery » permet de découvrir son environnement autour d’un sujet. A partir de la définition de quelques mots clés, la plate-forme fera émerger des thématiques, des concepts inhérents aux marchés surveillés ainsi que les acteurs et tendances qui y sont présents. On dispose ainsi d’un outil nous permettant d’appréhender l’ensemble des acteurs et mouvements de notre environnement présent et futur.
Un énorme travail a également été réalisé afin de faciliter la diffusion de l’information : on peut exporter des graphiques dans différents formats, même en Microsoft PowerPoint. L’interopérabilité des différents modules a également été renforcée. Le but reste toujours le même : minimiser le temps associé à la collecte et au traitement pour libérer le plus de ressources possibles pour l’analyse. Aujourd’hui Digimind fournit des sources qualifiées à ses clients et les assiste dans la définition de leurs requêtes. En outre il facilite l’étude des résultats par l’identification des tendances entre les concepts et les acteurs précisés pour pouvoir favoriser le partage des informations pertinentes.

N.B. : Cet article a fait l'objet d'une relecture de part du Service Communication de Digimind.

Digimind est un fournisseur de plateforme logicielle de Competitive Intelligence Management permettant de déployer et animer des équipes et projets de veille stratégiques. Créée en 1998 l’entreprise connaît une rapide expansion, pour atteindre un CA de 3.8 Millions en 2007. Digimind aujourd’hui c’est : plus de 200 clients et 250 projets de veilles, 60000 utilisateurs et un taux de réabonnement supérieur à 95%. La société est implanté en France, au Maroc, aux USA et a lancé en 2007 une nouvelle version de son logiciel de veille «Digimind 7».


Lecture conseillée: "Baromètre 2007 des pratiques de veille des grandes entreprises françaises", publié le 17/12/2007 et réalisé par l’entreprise Digimind en partenariat avec l’IAE d’Orléans. Le baromètre pour 2008, devrait paraître d'ici Janvier-Fevrier 2009.