Google nous a habitué à lancer régulièrement de nouvelles applications pour son moteur de recherche. Il y a quelques mois, l'entreprise de Mountain View nous présentait Google Instant, qui permettait d'afficher les résultats de recherche lors de la frappe de la requête. Selon Google, chaque recherche est plus rapide de 2 a 5 secondes en moyenne, faisant économiser plusieurs années par jour à l'ensemble des utilisateurs sur la planète...
Cette nouvelle application illustre l'orientation que donne Google au développement de son moteur de recherche, toujours plus rapide, toujours plus précis, toujours plus "intelligent" pour finalement n'être plus qu'une interface transparente entre l'utilisateur et le World Wide Web.
Dans cette optique deux nouvelles applications ont été développées pour leur moteur de recherche de bureau, deux applications que les utilisateurs d'Android doivent connaître, la recherche par requête vocale et la recherche par requête d'image. Cette dernière a été introduite sur Android sous le nom de Google Goggles.
La première fonctionnalité, la reconnaissance vocale, nous est assez familière, elle libère de la nécessité de taper sa requête sur un clavier physique ou virtuelle en permettant de simplement prononcer sa requête. Cette fonctionnalité est apparue sur de nombreux téléphones et existait bien avant Google, mais qui l'utilise vraiment? En effet l'expérience montre que le logiciel ne comprend qu'approximativement ce qu'on lui dit, c'est un problème essentiellement de software et d'algorithme. Google s'est penché sur le problème et a considérablement amélioré le système pour la langue anglaise (pour le moment) et la rendu disponible sur leur OS pour appareils mobiles Android ainsi que pour leur navigateur Internet Google Chrome.
La seconde application, la recherche par image, a été à l'instar de la recherche vocale introduite sur les appareils mobiles pour commencer. Elle vient donc d'être lancée sur Chrome et Firefox via des extensions à installer. Elle autorise l'utilisateur à glisser une image dans le moteur de recherche ou à lui fournir l'url d'une image sur Internet, le moteur cherchera sur le réseau mondial des images similaires et vous fournira les liens, les références, les noms et toutes les informations que vous pouvez attendre d'une recherche classique.
Cette fonctionnalité peut s'avérer très utile pour retrouver une personne si l'on n'a pas son nom ou pour recouper son nom avec sa photo, de même pour des lieux, des monuments, des objets de toutes sortes ou des logos. Cela répond à un vrai besoin de recherche d'informations.
Il est intéressant de noter que les applications liées aux images virtuelles se développent de plus en plus et notamment sur le web. Elles commencent à rentrer dans les habitudes de tout le monde. Ainsi Facebook a lancé en catimini une nouvelle fonctionnalité de son célèbre réseau social, la reconnaissance faciale sur les photos que publient les utilisateurs. Cette application suggère des tags à appliquer aux photos lorsqu'on les charge sur leur site. Cette option est désactivable (heureusement) dans les options de profil si vous ne souhaitez pas être tagués par vos amis à tout bout de champ. Vous pouvez trouver un tutoriel sur le site Mes Experts si vous souhaitez modifier cette fonctionnalité.
Google ne cache pas ses ambitions pour son moteur de recherche, en développant de nouvelles fonctionnalités, en simplifiant les interfaces hommes/machines et en introduisant toujours plus d'intelligence grâce à l'amélioration de leurs algorithmes, c'est en réalité une forme d'intelligence artificielle qu'ils cherchent à développer. Ils possèdent les fonds, les cerveaux et la motivation pour y arriver, mais ils possèdent surtout une situation monopolistique sur les flux d'informations à travers le monde, c'est une condition indispensable pour développer une telle technologie afin de lui donner accès à ce qui représente le savoir de l'humanité.
Clément Maufrais
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mercredi 15 juin 2011
samedi 24 avril 2010
Moteurs de recherche et Protection des données personnelles
En avril 2008, le Groupe de Travail Article 29 (G29), qui regroupe les organismes européens de protection des données (dont la CNIL française), a émis une recommandation afin que les moteurs de recherche Internet diminuent les délais de conservation des données personnelles de navigation des internautes à 6 mois maximum. Passé ce délai, les données personnelles doivent être effacées ou rendues anonymes. Face au manque de réactivité des moteurs de recherche, le G29 a réitéré sa recommandation fin 2009.
C’est ainsi que le 19 janvier 2010, Reese Solberg, Privacy Manager pour le moteur Bing de Microsoft, annonçait dans un communiqué de presse que d'ici 12 à 18 mois, les données personnelles récupérées par le moteur seront supprimées après 6 mois de conservation au lieu de 18 mois actuellement.
Concernant Google, les adresses IP sont rendues anonymes au bout de 9 mois, mais les cookies sont conservés pendant 18 mois. Il semble qu’il ne soit pas prévu de réduction plus importante du délai de conservation des données pour ce moteur.
Quant à Yahoo!, les données personnelles actuellement conservées 13 mois devraient voir leur délai de rétention réduit à 3 mois d’ici mi-2010.
Les informations récupérées par les moteurs de recherche portent sur la navigation des internautes : cookies, balises web, requêtes de recherche web, date et heure de la recherche, liens consultés ; ainsi que sur le système utilisé par l’internaute : adresse IP, système d’exploitation, version et langue du navigateur, etc.
Les moteurs commencent donc à se conformer aux recommandations du G29, avec une mise en place plus ou moins tardive en fonction des agents de recherche. Il faut dire que la réduction du délai d’exploitation des données commerciales leur imposera un coup financier non négligeable, ce qui explique leur lenteur à agir dans le sens voulu par le G29.
Cynthia Nivet
C’est ainsi que le 19 janvier 2010, Reese Solberg, Privacy Manager pour le moteur Bing de Microsoft, annonçait dans un communiqué de presse que d'ici 12 à 18 mois, les données personnelles récupérées par le moteur seront supprimées après 6 mois de conservation au lieu de 18 mois actuellement.
Concernant Google, les adresses IP sont rendues anonymes au bout de 9 mois, mais les cookies sont conservés pendant 18 mois. Il semble qu’il ne soit pas prévu de réduction plus importante du délai de conservation des données pour ce moteur.
Quant à Yahoo!, les données personnelles actuellement conservées 13 mois devraient voir leur délai de rétention réduit à 3 mois d’ici mi-2010.
Les informations récupérées par les moteurs de recherche portent sur la navigation des internautes : cookies, balises web, requêtes de recherche web, date et heure de la recherche, liens consultés ; ainsi que sur le système utilisé par l’internaute : adresse IP, système d’exploitation, version et langue du navigateur, etc.
Les moteurs commencent donc à se conformer aux recommandations du G29, avec une mise en place plus ou moins tardive en fonction des agents de recherche. Il faut dire que la réduction du délai d’exploitation des données commerciales leur imposera un coup financier non négligeable, ce qui explique leur lenteur à agir dans le sens voulu par le G29.
Cynthia Nivet
Sources / Pour aller plus loin :
Groupe de travail G29 sur la protection des données (site de la Commission européenne)
Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL)
Communiqué Solberg (19 janvier 2010)
Yahoo!
Bing
mercredi 2 décembre 2009
WebMii
Le concept de e-reputation s'applique de plus en plus souvent aux personnes à travers ce qu'on appelle le "personal branding". En effet, il devient fréquent de taper le nom d'une personne que l'on a (va) rencontrer sur un moteur de recherche pour obtenir des informations sur cette dernière.
Il devient alors important de savoir ce que renvoient les moteurs de recherche.
Dès lors, certains sites web se spécialisent dans la recherche sur internet d'informations sur les personnes. On peut citer WebMii qui possède deux champs de recherche : le prénom et le nom. En plus de synthétiser les informations disponibles sur vous comme le propose déjà 123people.fr par exemple, WebMii va plus loin en donnant un chiffre (0 à 10) à votre visibilité sur internet, c'est ce qu'il appelle le PeopleRank, à la manière de Google© qui donne un PageRank aux sites web pour quantifier leur impact sur la websphere.
Découvrez vite votre PeopleRank sur WebMii.
Adrien Catella
mardi 18 août 2009
La Bibliothèque Nationale de France sur Google
Google a proposé à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) de numériser son patrimoine libraire afin de faire une grande bibliothèque numérique. Pourtant, il y a quelques temps, la BNF était particulièrement hostile à ce projet. Elle a finalement accepté car le financement de la numérisation est particulièrement lourd. Entre 0,12 € et 0,74 € par page numérisée. Pour donner une échelle de grandeur, la numérisation des fonds de la IIIème République seulement nécessiterait entre 50 et 80 millions d’euros. Or, l’Etat a proposé 5 millions d’euros à la BNF pour son programme de numérisation alors que Google leur « offrait » ce service. Le moteur de recherches californien enrichit ainsi davantage ses fonds d’ouvrages numériques.
D’autres bibliothèques françaises en ont profité pour proposer leur patrimoine à la numérisation. C’est le cas de la bibliothèque Part-Dieu à Lyon ou encore celle de Baudelet à Paris qui vient d’achever le processus de numérisation de son patrimoine.
En échange, Google demande l’exclusivité de l’indexation des livres sur Internet et surtout l’autorisation de joindre des publicités ciblées sur chaque page web. D’ailleurs, Google souhaite aller plus loin. Elle a déjà tissé des liens avec plus de 25 000 éditeurs afin de mettre leurs livres sur Internet, et ce, malgré le long procès aux Etats-Unis en réponse à l’indexation numérique d’ouvrages sans autorisation. Cependant, cette numérisation peut être freinée par sa qualité qui est critiquée par certains éditeurs
Google espère rentabiliser grâce à la publicité mais également en faisant payer ses livres en ligne. Les ouvrages seront téléchargeables et payants. Les bibliothèques espèrent ainsi que Google leur reversera des dividendes.
D’autres bibliothèques françaises en ont profité pour proposer leur patrimoine à la numérisation. C’est le cas de la bibliothèque Part-Dieu à Lyon ou encore celle de Baudelet à Paris qui vient d’achever le processus de numérisation de son patrimoine.
En échange, Google demande l’exclusivité de l’indexation des livres sur Internet et surtout l’autorisation de joindre des publicités ciblées sur chaque page web. D’ailleurs, Google souhaite aller plus loin. Elle a déjà tissé des liens avec plus de 25 000 éditeurs afin de mettre leurs livres sur Internet, et ce, malgré le long procès aux Etats-Unis en réponse à l’indexation numérique d’ouvrages sans autorisation. Cependant, cette numérisation peut être freinée par sa qualité qui est critiquée par certains éditeurs
Google espère rentabiliser grâce à la publicité mais également en faisant payer ses livres en ligne. Les ouvrages seront téléchargeables et payants. Les bibliothèques espèrent ainsi que Google leur reversera des dividendes.
Sources :
Florian Inaudi
jeudi 30 juillet 2009
Changements chez les moteurs de recherche : partenariat Microsoft – Yahoo!
Après 18 mois de collaboration avec Google et un changement de directeur, Yahoo! s’allie à Microsoft pour « parer » Google.
Pour les internautes, quelques changements vont s’opérer. Le site internet de Yahoo! continuera d’être un portail du web mais changera de méthode de recherches. Ces dernières se feront via le moteur de recherche de Microsoft : « Bing ». Ceci rappelle la période où, quelques années en arrière, Yahoo! utilisait la technologie de Google.
Concernant les autres projets Yahoo! comme « Delicious » et « BOSS », la stratégie reste floue. Cependant, Yahoo! s’occupera plus de l’aspect publicitaire que de la recherche. Il récupèrerait la charge de la « recherche sponsorisé premium », c'est-à-dire la vente aux enchères de mots clés jouant sur le « ranking » des « sites sponsorisées » (figurant en haut à droite des résultats de recherches). Autrement dit, Yahoo! gèrera des campagnes de « pay-per-click » pour les gros comptes comme pour les petits (pour les Web Masters, SEOMOZ livre des conseils pour optimiser le ranking).
Cependant, Google possède un avantage concurrentiel : la résistance aux changements des consommateurs. Ce "conservatisme Internet" a déjà fait ses preuves avec d’autres « Google killers ». Aussi, on peut s’attendre à ce que le n°1 des moteurs de recherche innove très prochainement afin de parer ce partenariat mis en place contre lui.
Sources :
Florian Inaudi
Pour les internautes, quelques changements vont s’opérer. Le site internet de Yahoo! continuera d’être un portail du web mais changera de méthode de recherches. Ces dernières se feront via le moteur de recherche de Microsoft : « Bing ». Ceci rappelle la période où, quelques années en arrière, Yahoo! utilisait la technologie de Google.
Concernant les autres projets Yahoo! comme « Delicious » et « BOSS », la stratégie reste floue. Cependant, Yahoo! s’occupera plus de l’aspect publicitaire que de la recherche. Il récupèrerait la charge de la « recherche sponsorisé premium », c'est-à-dire la vente aux enchères de mots clés jouant sur le « ranking » des « sites sponsorisées » (figurant en haut à droite des résultats de recherches). Autrement dit, Yahoo! gèrera des campagnes de « pay-per-click » pour les gros comptes comme pour les petits (pour les Web Masters, SEOMOZ livre des conseils pour optimiser le ranking).
Cependant, Google possède un avantage concurrentiel : la résistance aux changements des consommateurs. Ce "conservatisme Internet" a déjà fait ses preuves avec d’autres « Google killers ». Aussi, on peut s’attendre à ce que le n°1 des moteurs de recherche innove très prochainement afin de parer ce partenariat mis en place contre lui.
Sources :
Florian Inaudi
lundi 15 juin 2009
Scoopler : un moteur de recherche indexant en temps réel
Un nouveau venu dans la galaxie des moteurs de recherche : Scoopler. Encore en beta, la particularité de ce moteur est d'indexer, en continu, le contenu des principaux réseaux sociaux comme Twitter, Flickr, Digg au Delicious.
A la clé, les résultats reflètent plutôt bien l'actualité. Ils sont classés en deux colonnes : la première comprend les résultats les plus récents et la seconde, les plus populaires. A gauche, une colonne indique les sujets d'actualités les plus "brûlants" ainsi qu'un historique des recherches. Ce qui détonne le plus de ses homologues, c'est la mise à jour des résultats avec les tweets qui s'affichent dès leur publication (40 secondes).
Les résultats sont multilingues puisque des tweets anglais, allemands et espagnols se succèdent... il s'agit d'une version beta.
Un site pouvant être intéressant dans une gestion de crise ou de buzz.
Docjax : un metamoteur pour les documents
Docjax est un meta-moteur - un meta-moteur renvoi les réponses de plusieurs moteurs de recherche, en l'occurrence Google et Yahoo - qui ne s'intéresse qu'aux fichiers (pdf, ppt, xls et bien entendu doc). Il est possible d'afficher les résultats qui ne correspondent qu'à un seul type de fichier ou alors aux quatre. De plus, chaque fichier peut être prévisualisé avec le service Scribd avant de le sauvegarder... même si souvent, le téléchargement est plus rapide que la prévisualisation.
Liens
En définitive, c'est un outil utile pour qui cherche des fichiers sur internet et qui ne souhaite pas perdre de temps avec les recherches avancées de Google et Yahoo. On peut néanmoins regretter que Docjax ne travaille qu'avec ces deux moteurs.
Liens
lundi 4 mai 2009
Kartoo change de peau
Le blog corporate nous l'annonçait, le voilà en ligne. Au menu, toujours une cartographie des résultats, mais il faudra la demander car par défaut, les résultats sont présentés dans trois colonnes. Sur la gauche, un indicateur e-reputation basé sur Google News et les actualités qui sont, vous l'avez déjà deviné, basées elles aussi sur Google News. Ce bandeau de gauche ainsi que la présentation des cartographies sont paramétrables dans l'onglet option. On pourra y placer au choix images, mots clés, sites préférés, etc.
S'il s'agit encore d'une version alpha, Kartoo a bien réussi sa mue.
Accès à Kartoo, nouvelle version.
Adrien Catella
S'il s'agit encore d'une version alpha, Kartoo a bien réussi sa mue.
Accès à Kartoo, nouvelle version.
Adrien Catella
Surf anonyme avec Yauba
Yauba, le moteur de recherche indien arrive enfin en version française. Un moteur de recherche, un de plus me direz-vous, que nenni car si Google représente de plus en plus Big Brother, Yauba se veut, pour sa part, tout le contraire. Il se définit comme "le premier moteur de recherche au monde qui respecte votre vie privée".
Au programme, pas de cookies ni d'informations personnelles enregistrées et surtout la possibilité de surfer sur les réponses obtenues à travers son filtre d'anonymisation.
Yauba se targue de protéger vos informations personnelles, j'ai voulu vérifier cela. Après avoir essayé de naviguer sur un site dont j'ai l'administration, j'ai constaté que si l'adresse IP était masquée, il n'en n'était rien en ce qui concerne le système d'exploitation ou la version du navigateur ...
Yauba un moteur qui gagne à être connu.
Accès direct: Yauba
Adrien Catella
Au programme, pas de cookies ni d'informations personnelles enregistrées et surtout la possibilité de surfer sur les réponses obtenues à travers son filtre d'anonymisation.
Yauba se targue de protéger vos informations personnelles, j'ai voulu vérifier cela. Après avoir essayé de naviguer sur un site dont j'ai l'administration, j'ai constaté que si l'adresse IP était masquée, il n'en n'était rien en ce qui concerne le système d'exploitation ou la version du navigateur ...
Yauba un moteur qui gagne à être connu.
Accès direct: Yauba
Adrien Catella
mercredi 29 avril 2009
Les autorités europénnes de protection des données personnelles se prononcent sur les moteurs de recherche et la confidentialité des données
Début avril, les 27 Autorités européennes pour la protection des données personnelles - les équivalents de la CNIL (Comission Nationale de l'Informatique et des Libertés) française- regroupées au sein du G29 (ou Groupe « Article 29 »), ont adopté à l'unanimité un avis consultatif visant à préciser les règles et les recommandations s'appliquant aux moteurs de moteurs de recherche vis à vis de la protection des données personnelles des citoyens européens.
Le groupe de travail à commencer par préciser que la directive européenne 95/46, pour la protection des données à caractère personnelles - transposée en droit français au sein de la loi informatique et liberté - s'applique au moteur de recherche même si leur siège social se trouve en dehors de l'Union Européene. En effet comme le stipule l'article 5 de la loi informatique et liberté, à partir du moment où il y a "recourt à des moyens de traitement situés sur le territoire français" (serveurs, base de données ou encore de simples cookies stockées sur les ordinateurs des internautes) le moteur de recherche se trouve alors soumis aux droit français.
Le G29 préconise ensuite que les données recueillies par les moteurs de recherche (cookies, hitoriques des sites visités, adresse IP...etc.), lors des requêtes des internautes, ne soient pas sauvegardées plus de 6 mois. Celles-ci pouvant en effet révéler des informations sur les habitudes et les goûts des individus voir même sur leur vie privée. Le groupe de travail souligne qu'il est nécessaire de préserver "l'anonymat complet et irréversible des données conservées, afin qu'elles ne puissent plus être reliées à un internaute".
Enfin il rappelle que l'information et le consentement des internautes est nécessaire pour tout traitement sur les données recueillies à leur propos:
Un certain nombre de moteurs de recherche, favorables au texte, ont dors et déjà annoncé des mesures. Ainsi Google a annoncé en premier qu’il limiterait de moitié le temps d’utilisation des données de ses utilisateurs, celui-ci passerait alors à 9 mois. Microsoft a lui annoncé qu’il était prêt à réduire ce délai à 6 mois à condition que ses concurrents adoptent le même comportement. Yahoo enfin s’est engagé à réduire ce délai à 3 mois mais l’effacement des données ne sera pas effectif, il les rendra juste anonyme.
Sources et liens:
Avis consultatif du Groupe 29 - Union Européenne
"Moteurs de recherche et vie privée : la CNIL salue les avancées sur la reduction de la durée de rétention des données" - CNIL
"Les « CNIL » européennes précisent les règles applicables aux moteurs de recherche" - CNIL
"Le traitement des données à caractère personnel sur les internautes par les moteurs de recherche" - Journal du Net
"Yahoo rendra anonymes les données des internautes au-delà de trois mois » - Les actualités de 01Net du 18 décembre 2008" - 01.net
Pour plus d’information sur la protection des données rendez vous sur le site internet de la CNIL: http://www.cnil.fr/
Aina Raveloson
Le groupe de travail à commencer par préciser que la directive européenne 95/46, pour la protection des données à caractère personnelles - transposée en droit français au sein de la loi informatique et liberté - s'applique au moteur de recherche même si leur siège social se trouve en dehors de l'Union Européene. En effet comme le stipule l'article 5 de la loi informatique et liberté, à partir du moment où il y a "recourt à des moyens de traitement situés sur le territoire français" (serveurs, base de données ou encore de simples cookies stockées sur les ordinateurs des internautes) le moteur de recherche se trouve alors soumis aux droit français.
Le G29 préconise ensuite que les données recueillies par les moteurs de recherche (cookies, hitoriques des sites visités, adresse IP...etc.), lors des requêtes des internautes, ne soient pas sauvegardées plus de 6 mois. Celles-ci pouvant en effet révéler des informations sur les habitudes et les goûts des individus voir même sur leur vie privée. Le groupe de travail souligne qu'il est nécessaire de préserver "l'anonymat complet et irréversible des données conservées, afin qu'elles ne puissent plus être reliées à un internaute".
Enfin il rappelle que l'information et le consentement des internautes est nécessaire pour tout traitement sur les données recueillies à leur propos:
- Les moteurs de recherche devront expliciter clairement par le billet d'un document porté à l'attention des utilisateurs (notice accessible sur la page d'accueil par exemple) quelles sont les traitements réalisés et les informations sauvegardées, informations sur lesquelles les individus auront un droit d'accès et de rectification.
- A partir du moment où le moteur de recherche propose des services complémentaires (tel que la messagerie, le stockage en ligne, le blog, ou de profilage pour le compte de sociétés tierces), le consentement des utilisateurs sera nécessaire pour tout procédé visant à faire des corrélations entre les données issues de ces différents services.
Un certain nombre de moteurs de recherche, favorables au texte, ont dors et déjà annoncé des mesures. Ainsi Google a annoncé en premier qu’il limiterait de moitié le temps d’utilisation des données de ses utilisateurs, celui-ci passerait alors à 9 mois. Microsoft a lui annoncé qu’il était prêt à réduire ce délai à 6 mois à condition que ses concurrents adoptent le même comportement. Yahoo enfin s’est engagé à réduire ce délai à 3 mois mais l’effacement des données ne sera pas effectif, il les rendra juste anonyme.
Sources et liens:
Avis consultatif du Groupe 29 - Union Européenne
"Moteurs de recherche et vie privée : la CNIL salue les avancées sur la reduction de la durée de rétention des données" - CNIL
"Les « CNIL » européennes précisent les règles applicables aux moteurs de recherche" - CNIL
"Le traitement des données à caractère personnel sur les internautes par les moteurs de recherche" - Journal du Net
"Yahoo rendra anonymes les données des internautes au-delà de trois mois » - Les actualités de 01Net du 18 décembre 2008" - 01.net
Pour plus d’information sur la protection des données rendez vous sur le site internet de la CNIL: http://www.cnil.fr/
Aina Raveloson
mardi 18 novembre 2008
Moteurs de recherche sémantiques
Usuellement, la qualité d’un moteur de recherche peut s'apprécier à l'aide de deux dimensions :
La deuxième grandeur, le rappel, mesure le rapport entre le nombre de documents pertinents présents dans les résultats du moteur et l’ensemble des documents pertinents présents sur le Web. Une partie des documents pertinents ne seront pas présents dans les résultats, c’est ce que l’on nomme le silence.
L’enjeu des moteurs de recherche sémantiques est d’améliorer la précision et le rappel en employant des techniques basées sur l’analyse linguistique des pages indexées et/ou les requêtes des utilisateurs. Dans le premier cas il s’agit pour le moteur de comprendre le sens des pages qu’il indexe, dans le deuxième de comprendre celui des requêtes des utilisateurs. Ce dernier procédé permet alors des requêtes « en langage naturel », en l’occurrence on pourra poser des questions au moteur et celui-ci sera capable d’en cerner la signification. Couplé à une compréhension des pages indexées, la pertinence des résultats renvoyés s’en trouvera grandement améliorée. Par exemple un moteur de recherche sémantique auquel on posera la question « qu’est ce que l’ONU ?» renverra les pages contenant « Organisation des Nations Unies » même si le mot « ONU » n’apparaît pas dans les pages indexées. Cette approche s’oppose à celle employée par les moteurs de recherche traditionnels (tel que Google ou Yahoo par exemple), qui eux renvoient l’ensemble des pages indexées contenant les mots clefs présents dans la requête de l’utilisateur. Si en théorie les moteurs sémantiques devraient s’avérer plus efficaces que les moteurs traditionnels, en pratique, les choses sont plus mitigées. En effet, l’implémentation d’outils linguistiques dans les moteurs sémantiques fait face à plusieurs écueils :
Ainsi les moteurs sémantiques sont encore rarement connus du grand public car les résultats sont généralement peu probants. Par contre, en application professionnelle, les expériences sont plus concluantes, notamment grâce au fait qu’en entreprise, le langage employé est « limité » et spécifique au domaine d’activité, ce qui rend les traitements linguistiques plus facile à implémenter.
Les moteurs sémantiques devraient représenter l’avenir. Leur démocratisation ira de paire avec l’amélioration des traitements linguistiques automatisés, qui est notamment liée aux avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle et certainement aussi à toutes les technologies liées au web sémantique.
Pour finir voici quelques exemples de moteurs sémantiques :
Usage Professionnel :
Acetic
Aunotnomy
Sinequa
Usage Grand Public:
Hakia
Mooter
Clusty
Aina Raveloson
- La précision (opposé au bruit)
- Le rappel (opposé au silence)
La deuxième grandeur, le rappel, mesure le rapport entre le nombre de documents pertinents présents dans les résultats du moteur et l’ensemble des documents pertinents présents sur le Web. Une partie des documents pertinents ne seront pas présents dans les résultats, c’est ce que l’on nomme le silence.
L’enjeu des moteurs de recherche sémantiques est d’améliorer la précision et le rappel en employant des techniques basées sur l’analyse linguistique des pages indexées et/ou les requêtes des utilisateurs. Dans le premier cas il s’agit pour le moteur de comprendre le sens des pages qu’il indexe, dans le deuxième de comprendre celui des requêtes des utilisateurs. Ce dernier procédé permet alors des requêtes « en langage naturel », en l’occurrence on pourra poser des questions au moteur et celui-ci sera capable d’en cerner la signification. Couplé à une compréhension des pages indexées, la pertinence des résultats renvoyés s’en trouvera grandement améliorée. Par exemple un moteur de recherche sémantique auquel on posera la question « qu’est ce que l’ONU ?» renverra les pages contenant « Organisation des Nations Unies » même si le mot « ONU » n’apparaît pas dans les pages indexées. Cette approche s’oppose à celle employée par les moteurs de recherche traditionnels (tel que Google ou Yahoo par exemple), qui eux renvoient l’ensemble des pages indexées contenant les mots clefs présents dans la requête de l’utilisateur. Si en théorie les moteurs sémantiques devraient s’avérer plus efficaces que les moteurs traditionnels, en pratique, les choses sont plus mitigées. En effet, l’implémentation d’outils linguistiques dans les moteurs sémantiques fait face à plusieurs écueils :
- La sophistication des traitements linguistiques mis en œuvre : le langage est une science complexe. Comme tous les outils automatisés de traitement informatique de la langue (ex: correcteurs orthographiques & grammaticaux, outils de traduction, ...), les moteurs sémantiques peuvent s’avérer perfectibles dans l’interprétation du sens des mots et des phrases, notamment en fonction du contexte dans lesquels on les emploie.
- Chaque langue a ses règles et ses spécificités. Ainsi, si un moteur traditionnel peut employer la même méthodologie pour indexer les pages de différentes langues, les moteurs sémantiques nécessitent eux de redévelopper, pour chaque, un mode de fonctionnement particulier.
- Le fonctionnement complexe des moteurs sémantiques nécessite, par rapport à leur homologues traditionnels, une puissance de calcul supérieure ainsi qu'un effort de développement logiciel plus conséquent. Les côuts de production et d'exploitation sont donc plus élevés.
Ainsi les moteurs sémantiques sont encore rarement connus du grand public car les résultats sont généralement peu probants. Par contre, en application professionnelle, les expériences sont plus concluantes, notamment grâce au fait qu’en entreprise, le langage employé est « limité » et spécifique au domaine d’activité, ce qui rend les traitements linguistiques plus facile à implémenter.
Les moteurs sémantiques devraient représenter l’avenir. Leur démocratisation ira de paire avec l’amélioration des traitements linguistiques automatisés, qui est notamment liée aux avancées dans le domaine de l’intelligence artificielle et certainement aussi à toutes les technologies liées au web sémantique.
Pour finir voici quelques exemples de moteurs sémantiques :
Usage Professionnel :
Acetic
Aunotnomy
Sinequa
Usage Grand Public:
Hakia
Mooter
Clusty
Aina Raveloson
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