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mercredi 12 octobre 2011

Les services Playstation de nouveau attaqués

6 mois après les cybers-attaques subies sur le Playstation Network Service (PSN) et sur le Sony Online Entertainment (SOE), Sony a déploré des nouvelles attaques sur ses bases de données clients entre le 7 et le 10 octobre 2011.
Selon le blog officiel PlayStation, 60 000 comptes PSN et 33 000 comptes SOE ont subit une tentative de hacking. Dans ce billet, le responsable de la sécurité informatique de Sony, Philip Reitinger, par un billet sur blog officiel de PlayStation, explique que cette attaque diffère de celle d’avril 2011, car cette fois-ci, les bases de données n’ont pas été attaquées. En effet, le principe de cette cyber-attaque était de récupérer des données utilisateurs sur Internet et de forcer l’authentification sur les serveurs.
Contrairement à avril 2011, Sony a très vite réagit en fermant temporairement les comptes concernés par cette attaque et a communiqué via son blog quant aux mesures de protections à effectuer pour les utilisateurs. Cependant, même si l’attaque est bien plus faible que la précédente, elle montre que certaines vulnérabilités subsistent dans les systèmes PSN et SOE.
Pour rappel, les attaques d’Avril 2011, dans lesquelles plus de 77 millions de comptes ont été "hackés", et potentiellement autant de données bancaires dérobées, ont conduit à la fermeture des services de 3 à 11 semaines selon les continents. Les coûts connus dus à la remise en service suite à cette attaque sont estimés aujourd’hui à 133 millions d’euros.

vendredi 4 mars 2011

Internet : outil d'influence ou arme du pouvoir?

La crise qui s’étend dans une large partie des pays du Moyen-Orient met en avant, une fois encore, l’importance toujours croissante d’Internet, des réseaux sociaux et principalement la capacité de mobilisation de la génération « Facebook » pour décider de son avenir. La décision de l’ex-président égyptien Moubarak de tenter d’enrayer ce processus en coupant l’accès à Internet, relance le débat sur le projet de loi sur la cyber-sécurité aux États-Unis et, en France, le sujet de la gouvernance d'Internet est plus que jamais d’actualité.

Une question est posée : Internet doit-il être utilisé comme outil d’influence pour faire plier des régimes considérés comme hostiles ou doit-il être utilisé comme une arme par un pouvoir pour se maintenir ?

Si le projet de loi "Protecting cyberspace as a national asset act" , initié en juin 2010 et présenté le 15 décembre au Sénat américain pouvait trouver un écho favorable à la suite de l’affaire Wikileaks, aujourd’hui, l’idée d’un texte de loi permettant au Président des Etats-Unis de disposer du pouvoir de suspendre Internet « en un clic » (Lemonde.fr – 02.02.2011) apparaît fortement compromise.

Après l’initiative de Hosni Moubarak, les sénateurs Joe Lieberman, Indépendant, Président de la Commission de la Sécurité Intérieure du Sénat, Susan Collins (républicaine) et Tom Carper (démocrate) à l’origine de ce projet, ont aussitôt réagi en affirmant que le Protecting cyberspace act visait à « protéger les États-Unis des cyber-attaques provenant de l’étranger » (Le Figaro - 07.02.2011). « Jamais nous ne signerions une loi autorisant le président, ou quiconque, à éteindre Internet », ont-ils ajoutés (Le Monde -08.02.2011)

Paradoxalement, sous la pression des récents développements en Tunisie et en Égypte, l’administration Obama relance un débat vieux d’un an, sur la mise en œuvre d’une politique sur la liberté d’Internet (New York times - 14.02.2011) . Un budget de 30 millions de dollars serait ainsi alloué prochainement, par le Congrès, pour financer de nouvelles technologies destinées à aider les populations des états totalitaires à contourner les barrières informatiques et initier un changement démocratique.

Forts de l’expérience égyptienne et du choix de son ex-président, les officiels américains soulignent toutefois les limites de la technologie en matière de changement politique. Michael H. Posner, du cabinet d’Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat précise : « le peuple est convaincu que la technologie fera de nous des hommes libres. C’est faux, c’est le peuple qui nous donnera notre liberté ».

Internet et les réseaux sociaux aujourd’hui ont prouvé leur capacité à fédérer des milliers de personnes derrière une idée. Néanmoins, ce sont bien les hommes qui restent les acteurs principaux de leur avenir. En revanche, les récents évènements au Moyen-Orient ont souligné la fragilité du pouvoir et suscitent de nombreux débats, notamment aux États-Unis, quant à la définition même de la notion de liberté liée à l’utilisation et au contrôle d’Internet.

Si pour les uns Internet doit rester un outil majeur de l’action d’influence d’un état vis-à-vis d’un autre et doit être développé dans ce sens, il n’en demeure pas moins pour les autres une arme puissante au service des intérêts du pouvoir en place qu’il convient de maitriser totalement. Le risque est en effet important de voir l’arme créée aujourd’hui se retourner contre son créateur demain.

Pierre Tramier

mardi 31 mars 2009

3ème Forum International sur la Cybercriminalité le 24 mars 2009 à Lille : l’Intelligence Economique, moyen de lutte contre la cybercriminalité.

Mardi dernier, Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territorialités, est intervenue à Lille à l’occasion du 3ème Forum International sur la Cybercriminalité. Cette manifestation, qui fut organisée par la Gendarmerie Nationale, et qui comptait près de 1500 participants, prônait le rôle de l’IE dans la protection de nos entreprises, de nos réseaux, de notre économie et de nos emplois.

Le 20 mars 2008, il y a un an, Madame Michèle ALLIOT-MARIE déclarait, à Marcq-en-Baroeul (Nord), les objectifs de la politique d'intelligence économique. Notre Ministre de l’Intérieur avait déjà, lors de cette 2ème Edition International sur la Cybercriminalité, défini la lutte contre « l'espionnage industriel par internet » comme enjeu national. Aujourd’hui, face à la recrudescence de ces menaces « sans frontière », Madame ALLIOT-MARIE insiste sur la nécessité d’une approche globale de l’IE fondée sur la coopération internationale. Elle souligne aussi l’importance d’adopter un « nouvel état d’esprit (…) renforçant le partenariat avec les entreprises ».

Ces dernières « sont un enjeu de la lutte contre la cybercriminalité. Elles doivent en devenir des acteurs à part entière ». Pour cela, elles devront s’armer d’IE pour devenir des acteurs importants de la vie économique. C’est pour cette raison que Madame la Ministre insiste sur l’importance des signalements des sites et contenus illicites sur Internet effectués via la nouvelle plate-forme nationale. De plus, afin d’harmoniser les efforts des pays de l’UE, une plate-forme européenne de signalement des infractions relevées sur Internet devrait être opérationnelle cette année.

Par ailleurs, la LOPSI(Loi d'Orientation Pour La Sécurité Intérieure) aura deux objectifs :
  • L’agrément des sociétés d’IE et de leurs dirigeants avec avis d'une commission consultative nationale.
  • La réduction des risques de trafic d'influence, en instaurant un délai de trois ans avant que les fonctionnaires civils et militaires, ayant exercé dans un service de renseignement, ne puissent exercer d'activités privées.

Il appartiendra par la suite aux préfets de faire suivre les mesures des plans triennaux d’IE dans leur région.

Sources :

Florian INAUDI