mardi 18 août 2009

La Bibliothèque Nationale de France sur Google

Google a proposé à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) de numériser son patrimoine libraire afin de faire une grande bibliothèque numérique. Pourtant, il y a quelques temps, la BNF était particulièrement hostile à ce projet. Elle a finalement accepté car le financement de la numérisation est particulièrement lourd. Entre 0,12 € et 0,74 € par page numérisée. Pour donner une échelle de grandeur, la numérisation des fonds de la IIIème République seulement nécessiterait entre 50 et 80 millions d’euros. Or, l’Etat a proposé 5 millions d’euros à la BNF pour son programme de numérisation alors que Google leur « offrait » ce service. Le moteur de recherches californien enrichit ainsi davantage ses fonds d’ouvrages numériques.

D’autres bibliothèques françaises en ont profité pour proposer leur patrimoine à la numérisation. C’est le cas de la bibliothèque Part-Dieu à Lyon ou encore celle de Baudelet à Paris qui vient d’achever le processus de numérisation de son patrimoine.

En échange, Google demande l’exclusivité de l’indexation des livres sur Internet et surtout l’autorisation de joindre des publicités ciblées sur chaque page web. D’ailleurs, Google souhaite aller plus loin. Elle a déjà tissé des liens avec plus de 25 000 éditeurs afin de mettre leurs livres sur Internet, et ce, malgré le long procès aux Etats-Unis en réponse à l’indexation numérique d’ouvrages sans autorisation. Cependant, cette numérisation peut être freinée par sa qualité qui est critiquée par certains éditeurs

Google espère rentabiliser grâce à la publicité mais également en faisant payer ses livres en ligne. Les ouvrages seront téléchargeables et payants. Les bibliothèques espèrent ainsi que Google leur reversera des dividendes.

Sources :
Florian Inaudi

mardi 4 août 2009

La Chine - cherchant à s’imposer comme un acteur à part entière sur la scène internationale - attaque l’Europe auprès de l’OMC

Depuis son accession à l’OMC en 2001, elle a attaqué quatre fois – et à chaque fois les Etats-Unis étaient la cible. Or, la Chine a été attaquée 14 fois par les pays occidentaux. Ces derniers l’accusent de faire du « dumping économique », c'est-à-dire d’inonder le marché de produits qui ne reflètent pas les coûts de fabrication.

Les dernières mesures anti-dumping mises en place par l’Union Européenne visent les vis, les boulons et les tiges en fer importés de Chine.

Cependant, face à cette montée du protectionnisme (notamment américain), la Chine cherche à défendre son industrie. Elle est particulièrement dépendante de ses exportations. Or, cette année, les échanges ont ralenti brutalement à cause de la crise : - 9 %. C’est pour cette raison que la Chine attaque maintenant.

Malgré quelques « germes » de reprise économique, le protectionnisme persiste aux Etats-Unis. En effets, les espoirs de « redémarrage » des économistes se basent sur les plans de relance colossaux mis en place par les Etats-Unis. Ces derniers veulent ainsi que leurs plans de relance bénéficient - en priorité – à leurs entreprises locales et à leurs citoyens.

Même l’OMC, qui d’habitude prône le libre-échange, soutient cette recrudescence du protectionnisme. En effets, elle souhaite protéger les grands groupes qui, affaiblis par la crise, représentent des cibles faciles pour d’éventuels investisseurs chinois.

Selon Pascal LAMY – directeur de l’OMC – certaines mesures contingentes (comme les mesures anti-dumping, les hausses des droits de douane, les clauses de sauvegarde invoqués par les Etats pour protéger leurs industries) seraient légales et considérées comme une « soupape » de sécurité.

Ainsi, la Chine n’est pas sûre d’obtenir gain de cause dans cette affaire.

Sources :
Florian Inaudi

dimanche 2 août 2009

Nouveau défi du Management: faire passer l'IE dans la culture d'entreprise

L'évolution du contexte économique et la globalisation des marchés sont les principales raisons de l'adoption par les entreprises d'un dispositif d'IE. Si ce dispositif est de plus en plus connu, son adhésion reste encore difficile du fait de réticences diverses principalement humaines. Nous constatons en effet que les barrières technologiques et financières sont aujourd'hui franchies notamment via l'apparition de technologies de l'information et de la communication adaptées à ce dispositif mais également à fulgurante évolution des logiciels gratuits. En effet, selon Olivier Cateura, "le web regorge maintenant d'outils en accès libre pour organiser et structurer sa connaissance des marchés et des concurrents". Les managers ont donc surtout aujourd'hui la lourde tâche de pouvoir intégrer l'adoption dans l'IE dans la culture d'entreprise. Il existe selon Jérome Bondu des méthodes "simples" qui permettent de changer certains comportements pour rendre favorable la mise en place d'une culture de l'analyse, de la protection et de la diffusion de l'information. Par exemple, obtenir des cadres que le vendredi après midi soit utilisé pour "...remonter à leur N+1 les faits marquants de la semaine. Ces derniers [feraient] de même à l’échelon supérieur et ainsi de suite jusqu’au plus haut niveau". La mise en place du processus peut ainsi se faire progressivement et s'implanter de façon durable dans la culture de l'entreprise, le personnel étant sensibilisé aux bénéfices de l'IE sans que cela ne soit forcément perçu comme un changement "lourd".

Sources:
Reine Bassene

vendredi 31 juillet 2009

Le guide de sécurité économique

Découvrez le guide de sécurité économique (pdf) rédigé par M. Pascal Brochard, chargé de mission régional d'intelligence économique. Sous forme de mini-fiches, il présente des méthodes simples à mettre en place pour protéger son entreprise.

Source: Le site de la DRIRE de Haute-Normandie

Dalila Nemiri

jeudi 30 juillet 2009

Disney et Columbia portent plainte contre un site suédois « d’échanges de fichiers »

Malgré leur récente condamnation pénale, le site suédois d’échanges de fichiers (essentiellement audio et vidéo) « The Pirate Bay » continue ses activités. Après avoir condamné le site le 17 avril dernier, à un an de prison ferme et 2,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour l'industrie du film, du disque et du jeu vidéo, le tribunal de Stockholm reçoit une nouvelle plainte de plusieurs grands studios hollywoodiens dont Disney, Columbia et Paramount.

Les studios américains réclament la cession des activités de « piratage » de ce site web suédois. Si le tribunal de Stockholm juge recevable cette plainte, les instigateurs de « The Pirate Bay » devront payer des pénalités supplémentaires. Autant d'actions en justice qui pourront influencer le vote solennel du projet de loi Hadopi II contre le téléchargement illégal sur Internet.

Sources :
Florian Inaudi

Changements chez les moteurs de recherche : partenariat Microsoft – Yahoo!

Après 18 mois de collaboration avec Google et un changement de directeur, Yahoo! s’allie à Microsoft pour « parer » Google.

Pour les internautes, quelques changements vont s’opérer. Le site internet de Yahoo! continuera d’être un portail du web mais changera de méthode de recherches. Ces dernières se feront via le moteur de recherche de Microsoft : « Bing ». Ceci rappelle la période où, quelques années en arrière, Yahoo! utilisait la technologie de Google.

Concernant les autres projets Yahoo! comme « Delicious » et « BOSS », la stratégie reste floue. Cependant, Yahoo! s’occupera plus de l’aspect publicitaire que de la recherche. Il récupèrerait la charge de la « recherche sponsorisé premium », c'est-à-dire la vente aux enchères de mots clés jouant sur le « ranking » des « sites sponsorisées » (figurant en haut à droite des résultats de recherches). Autrement dit, Yahoo! gèrera des campagnes de « pay-per-click » pour les gros comptes comme pour les petits (pour les Web Masters, SEOMOZ livre des conseils pour optimiser le ranking).

Cependant, Google possède un avantage concurrentiel : la résistance aux changements des consommateurs. Ce "conservatisme Internet" a déjà fait ses preuves avec d’autres « Google killers ». Aussi, on peut s’attendre à ce que le n°1 des moteurs de recherche innove très prochainement afin de parer ce partenariat mis en place contre lui.

Sources :
Florian Inaudi

mardi 28 juillet 2009

Etats-Unis – Chine : coopération et entente

Lors de ce premier sommet sino-américain de l’ère Obama, le dialogue stratégique et économique fut sans précédent. Les discussions et la délégation furent exceptionnelles : 150 officiels chinois parmi lesquels le vice premier ministre et le ministre des affaires étrangères.

Mais il n’est pas facile de trouver un terrain d’entente entre ces deux pays aux intérêts économiques inextricablement imbriqués. Premier créancier des Etats-Unis, la Chine est la principale détentrice mondiale de bons du Trésor américain et Pékin craint de voir le plan de relance de Barrak Obama conduire à une inflation qui réduirait leurs valeurs. Le Secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a assuré aux chinois que le Gouvernement américain faisait tout son possible pour réduite son déficit. Il a également souligné le rôle des consommateurs chinois dans la relance de la croissance mondiale.

« La Chine a réussi a transformé son économie grâce à une part plus importante accordée aux dépenses, notamment pour la consommation. C’est une contribution importante à notre défi mondial pour provoquer une croissance mondiale plus rapide mais aussi plus équilibrée et durable. »
Timothy Geithner, Secrétaire Américain au Trésor, premier sommet sino-américain

Fin janvier, les Etats-Unis avaient accusé Pékin de surévaluer le yuan pour soutenir les exportations, une question qui avait empoisonné les relations entre les deux pays sous l’administration Bush.

Lors de ce sommet, la question monétaire n’a délibérément pas été évoquée, preuve de la volonté de Washington d’éviter les questions qui fâchent avec ce partenaire prioritaire.

Sources :
Florian Inaudi