lundi 25 juin 2012

Interviews de Claude Revel pour son nouveau livre "La France : un pays sous influences ?"

Nous vous signalions récemment la publication et diffusion de chroniques sur le livre "La France : un pays sous influences ?" ainsi qu'une interview de son auteure, Claude Revel, sur Xerfi Canal.

Vous pouvez désormais consulter 2 nouvelles interviews de Claude Revel au sujet de son nouveau livre et des problématiques qu'il soulève.

La première, en vidéo, est disponible sur le site affaires-strategiques.info de l'IRIS (Institut des Relations Stratégiques Internationales) et ci-dessous. La deuxième, réalisée par Jean-Louis Chambon, Président du Cercle Turgot, peut être écoutée sur le site Canal Académie, la chaîne Internet de l'Académie Française.




La France, un pays sous influences ? par IRIS-FRANCE


Autres liens utiles sur le livre "La France : un pays sous influences ?"

Management des Connaissances : lorsque l’entreprise se lie à l’école

Dans un univers de plus en plus compétitif, la guerre des talents fait rage entre les entreprises, chacune voulant dénicher la perle rare, l’intégrer et la former. Garder l’avantage, innover toujours plus nécessite d’avoir dans ses équipes des "jeunes têtes bien faites", mais comment les trouver ?

L’entreprise ne se contente plus de former les jeunes recrues via des méthodes de tutoring, d’écoles internes, de formations, elle rencontre les jeunes étudiants sur les bancs de l’école.
Le 21e siècle est marqué par la rencontre entre les entreprises et les écoles/ universités de l’enseignement supérieur. Les écoles se présentent comme des ponts légitimes vers le monde du travail et les entreprises comme des relais via les périodes toujours plus longues de stage et d’alternance. Les deux parties avaient tout intérêt à travailler ensemble, l’une pour assurer l’employabilité de ses étudiants et l’autre comme méthode pertinente de sourcing et de communication employeur.

Ainsi chacune gagne à ce partenariat qui peut prendre plusieurs formes : du forum de rencontre aux co-branding de Master en passant par les jurys de sélection.
Chacun élabore sa stratégie et noue des relations choisies. Mêmes les universités s'investissent avec l'apparition d'intranets pour la diffusion d'offres et d'interlocuteurs dédiés à la "Relation Entreprise".

L’exemple le plus connu est le partenariat crée en 1991 entre l’immense LVMH et l'école de commerce ESSEC afin de former les futurs managers de l’univers du luxe. Ce Msc propose un savant mélange de théorie, mises en situation et visites de sites… les étudiants profitent ainsi d’une vision « inside » et opérationnelle du secteur du luxe et de ses exigences.
Cette démarche implique les managers de LVMH qui accueillent forment et partagent leur savoir avec les jeunes talents. Mais LVMH jouit surtout de l’immense privilège de sélectionner et former en amont ses futurs managers. Ce format de « co branding » est un engagement mutuel : l’école fournit une formation de qualité, débouchant sur des emplois et l’entreprise peut dénicher des nouveaux talents et les former avant de les intégrer tout en communiquant de façon positive et attractive sur sa "Marque Employeur". Ce n’est pas par hasard si LVMH apparaît aujourd’hui comme l’un des employeurs les plus attractifs pour les étudiants d’école de commerce et d’universités françaises.

SKEMA est tout aussi innovant avec la création en juin 2010 d'une chaire "Microsoft" extrêmement riche, avec un pan "enseignement et recherche" dont la portée est essentiellement pédagogique, mais aussi un soutien technologique aux initiatives entrepreneuriales et enfin des opportunités de carrières.

Il apparait clairement que ce type de "mariage" n'est possible que si l'entreprise et l'école partagent les mêmes valeur et une même stratégie de partenariat. Les RH ont compris la place primordiale de l’enseignement supérieur et l’utilité de se lier aux écoles afin d’anticiper des recrutements et de ne pas subir les flots de talents mais de les gérer. Nous pouvons aisément parler de Knowledge Management lorsqu’une entreprise invite ses experts à intervenir auprès des étudiants à partager leurs connaissances, les faisant ambassadeur et dénicheur de talents.

L’apprentissage, douce alliance de théorique et de pratique occupe désormais les esprits des entreprises, pour le plus grand plaisir des étudiants.

Veille Image et Marque Employeur

Une entreprise n’est plus uniquement le produit qu’elle délivre, le service qu’elle offre… elle est aussi employeur. Cette dualité dans l’entreprise entre son activité et son rôle d’employeur doit être connue et gérée.

La "marque employeur" est un concept importé des USA par Didier Pitelet, il y a maintenant 10 ans. Celui-ci est maintenant incontournable pour les grandes entreprises désireuses d’attirer les meilleurs talents et de les fidéliser. En effet, l’image employeur a toujours existé, de façon plus ou moins formalisée et contrôlée. L’émergence d’Internet et la force des réseaux sociaux combiné à l'apparition génération Y a poussé l’image vers la marque c’est-à-dire vers la formalisation. En effet la transparence des avis, l’identité numérique font de chaque client, stagiaire, salarié, ex-salarié, prestataire un ambassadeur de la Marque. Ils impriment l'identité et la réputation de l’employeur.

La génération Y, génération zappeuse, avide de singularité et exigeante a bousculé les habitudes de l’univers du travail. L’entreprise ne fait plus la carrière, l’individu se prend en main et construit son parcours… ainsi il choisit avec soin l’employeur qu’il souhaite faire figurer sur son cv, les entreprises dans lesquelles il souhaite s’investir, donner son temps et son énergie.
Nous avons assisté à un double phénomène : une guerre des talents couplée à une grande exposition et visibilité sur le net.

Mais qu’est-ce qu’une Marque Employeur ? C’est envisager et juger l’entreprise non pas sur son activité (prestation de service, produit…)  mais sur sa qualité en tant qu’employeur. Une entreprise, en plus de son activité principale doit apparaitre comme un employeur respectueux de ses salariés mais aussi de la société, faisant du lieu de travail un lieu de développement de soi… La Marque Employeur c’est une promesse que l’on fait aux possibles candidats externes et que l’on s’applique à tenir auprès des salariés en interne.

On comprend bien que la Marque Employeur s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, elle doit être cohérente (avec l’entreprise, son activité, son image de Marque existante) et réelle. En effet, toute différence entre la perception et le vécu sera sanctionnée, une promesse non tenue peut avoir des conséquences très difficiles sur la réputation de l’employeur. Les lieux d’expression comme twitter, facebook et les réseaux sociaux professionnels offrent une caisse de résonnance très rapide et peuvent occasionner des dégâts considérables. Comme le dit Didier Pitelet "La Marque Employeur n'est plus une simple composante de la Marque mais la caution même de la Marque". Tout veilleur doit ainsi intégrer cette notion clé dans ses recherches.

Sur quoi repose une Marque Employeur ? Les grands thèmes : la gestion des RH, le recrutement, les pratiques managériales, l'implication sociétale, la qualité de vie professionnelle, la santé financière, la convivialité, la fierté d’appartenance, les perspectives d’avenir…

Combien juge-t-on une Marque Employeur ?
On mesure l’attractivité d’une entreprise par des classements, reconnus dans le secteur RH et relayés par la presse. Les plus connus sont les Randstad Awards mais aussi Universum Top 100 Ideal Employer ou encore Best Workplaces France.

Par exemple les Randstad Awards réalisent une étude auprès de 12 000 salariés, 220 employeur clés en France autour de 10 facteurs clés. Le classement se base sur l'attractivité relative afin d'éviter le biais dû à la notoriété ou la taille d'un grand groupe. Les résultats reflètent une opinion publique car aucune entreprise ne peut postuler d'elle-même.

Ces classements érigent les sociétés au rang d’employeur de choix : les politiques et la gestion RH donnent un avantage concurrentiel dans le recrutement et la rétention des talents. <

Des exemples de Marque Employeur :
  • Louis Vuitton « make your carreer a beautiful journey » 
  • Danone “a great place to grow” 
  • L’Oréal “more business, more ambiation, more global, more passion…”
En conclusion, la veille image doit intégrer la notion de Marque Employeur dans son scope. Celle-ci ne doit pas être seulement l’affaire du service Ressources Humaines car il s’agit du coeur même de la réputation globale.

Twitter: arme ou hara-kiri politique?

Depuis la campagne présidentielle 2.0 de Barack Obama en 2008 et sa suite en 2012, les réseaux sociaux sont devenus un outil indispensable aux politiciens souhaitant toucher le public le plus large possible.
Simples, rapides et efficaces, ces sites web ou applications pour smartphone sont des instruments de communication "révolutionnaires" qui permettent de transmettre un message ou une idée de manière quasi instantanée et surtout à un public large et facilement ciblé. Facebook, Twitter ou encore Instagram aujourd'hui sont autant de noms qui sont désormais entrés dans le langage courant de nos dirigeants.

L'accès à ces outils web et réseaux sociaux est aisé, tant au niveau de l'inscription (gratuite et rapide) qu'au niveau de leur utilisation intuitive. Pourtant, bien que simplistes voire même parfois superficiels (un message sur Twitter ne peut dépasser les 140 caractères), les réseaux sociaux ont démontré plus d'une fois leur puissance et leur pouvoir médiatique dévastateur.
Vous n'avez certainement pas échappé à la première "bévue" de notre nouvelle première dame de France, Valérie Trierweiler. Deux jours après le premier tour des élections législatives, cette dernière publie sur son Twitter "Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé".

Tweet de Valérie Trierweiler, le 12 juin 2012
Curieux soutien quand on sait que l'adversaire d'Olivier Falorni n'est autre que Ségolène Royal, l'ex-femme de François Hollande.
Seulement quelques minutes après cette publication, la presse s'empare du message et le rediffuse largement sur tous les supports médiatiques existants. Il n'aura finalement fallu qu'une poignée d'heures pour obtenir des réactions des opposants, des soutiens et autres commentaires. Le buzz est très vite engendré et il entraine une tempête médiatique autour des élections de la Rochelle et prend même une tournure d'affaire nationale après le commentaire de François Hollande.
Plutôt efficace pour un message de seulement 24 mots.

A l'issue du deuxième tour, Ségolène Royal échoue face à Olivier Falorni et est persuadée que ce tweet ne l'a pas aidé dans sa campagne (voir article de lci-tf1 : Le tweet de Valérie Trierweiler "n'a pas arrangé les choses")

Cet incident n'est pas le premier et s'ajoute déjà à plusieurs autres scandales du web.
Si le tweet de Cécile Duflot sur la légalisation du cannabis a finalement abouti à une explosion de sa visibilité (voir article de l'atlantico : Le cannabis fait exploser Cécile Duflot en visibilité sur Twitter (mais pas qu'à son avantage)), d'autres se seraient bien passés de cette publicité. Éric Besson a visiblement eu des difficultés à utiliser son Twitter au point de publier des messages plutôt éloquents et personnels (voir article de l'express : Eric Besson publie par erreur un mot doux sur Twitter). Là non plus, le relai ne s'est pas fait attendre, à tel point qu'il a finalement désactivé son compte Twitter (voir article dans le figaro : Eric Besson ferme son compte Twitter).

Espérons seulement que nos dirigeants tireront les leçons de leurs prédécesseurs et ne prendront  plus à la légère des outils aussi puissants que les réseaux sociaux. Ils ont démontré plus d'une fois leur utilité et ont déjà participé au renversement de certains pays. Ils ne sont pas des "place to be" et doivent être gérés sur les conseils de professionnels quand on sait qu'ils sont lu par de nombreuses personnes ou susceptibles d'être relayés.

mardi 19 juin 2012

"La France face aux armes d'influence"

Le 16 juin dernier, Claude Revel était l'invitée de Laurent Faibis dans le cadre de l'émission "Parole d'auteur" de la chaîne Xerfi Canal sur le thème "La France face aux armes d'influence", sujet de son nouveau livre "La France : un pays sous influences ?" paru aux éditions Vuibert.

Vous pouvez visualiser l'intégralité de cette émission (29 min) en cliquant sur l'image ci-dessous :

Claude Revel dans l'émission "parole d'auteur" (source image Xerfi Canal)

En savoir plus sur le livre "La France : un pays sous influences ?" :

La France : un pays sous influences ? Chronique dans Les Echos

Le dernier livre de Claude Revel, "La France : un pays sous influences ?", dont nous annoncions récemment sur ce blog la publication ainsi que l'organisation d'une conférence dédiée le 30 mai dernier, fait aujourd'hui l'objet d'une chronique positive dans le journal les Echos : "[...] Dans un ouvrage très documenté et émaillé d'illustrations, Claude Revel décrypte l'influence dans toutes ses représentations, ses techniques, au travers des relais et des outils qui la diffusent [...] Cet essai, dense, nous éclaire à la fois sur le fonctionnement de l'influence, ses enjeux et ses dérives [...]"(source Natalie Silbert pour Les Echos).

Vous pouvez consulter l'intégralité de la chronique via le lien suivant : "L'influence, nouvel enjeu géopolitique".

Autres liens utiles sur le livre "La France : un pays sous influences ?" :

jeudi 14 juin 2012

Culture d'entreprise et Intelligence Economique


La culture d'entreprise... ce qui fait de l'Intelligence Economique autre chose qu'un accident  organisationnel


En tant qu'étudiant en Intelligence  Economique au sein du Mastère Spécialisé Intelligence Economique et  Management des Connaissances de SKEMA Business School, j'en découvre les diverses facettes au travers de la veille, le cycle de l'information, l'influence, le Knowledge Management, le Risk Management ou encore les problématiques de sécurité et de défense...
 A mi-parcours de mon cursus,  il est un pan qui, à ce stade, reste une interrogation; ce sont les ressorts liés à la mise en place et le déploiement de l'intelligence économique au sein d'une entreprise, et comment arriver à un maillage de ces différentes activités IE.
N'y aurait-il pas un parallèle à faire avec la conception d'André Malraux de la culture lorsqu'il évoquait que "La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers" pour affirmer que la culture d'entreprise... ce qui fait de l'Intelligence Economique autre chose qu'un accident organisationnel ?

 

Culture d'entreprise, vous avez dit culture d'entreprise?


En effet, en revisitant les différentes définitions de l'Intelligence Economique, nous trouvons bien sûr celle issue du rapport Martre, qualifiant l'Intelligence Economique comme "l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques [...]. Ces actions, au sein de l’entreprise, s’ordonnent autour d’un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs de l’entreprise. » (in Le rapport MARTRE, œuvre collective du Commissariat du Plan intitulée « Intelligence économique et stratégie des entreprises », La Documentation Française, Paris, 1994).
Quid du contexte préalable nécessaire à la mise en place de ces actions et ensuite leur coordination?
Puis vient la définition l'ADBS « L’intelligence économique est constituée par l’ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. Cette mise en relation implique en particulier : – une mobilisation des hommes ; – un traitement et une analyse de l’information et de la connaissance orientés vers une finalité opérationnelle ; – une circulation efficace des informations et des connaissances au sein des organisations concernées. » Ici on effleure du doigt que la mise en place de l'intelligence Economique nécessite notamment une "mobilisation des hommes". La question en suspens est donc : comment mobiliser les hommes?
De plus, Gabriel Colletis,  un des trois pères fondateurs de l'AFDIE, fait référence à l'IE comme la "capacité [d'une entreprise] à combiner efficacement les réseaux et compétences extérieures en vue de résoudre un problème productif inédit." Cette capacité ne serait elle pas inscrite dans ce que Christian Laure et Pascal Jouxtel nomment l'ADN de l'entreprise dans l'article Le Cercle Les Echos du 05/062012, ADN : la clé cachée de la réussite stratégique? Ce que nous nommerons aussi sa culture organisationnelle.

Pas d'intelligence économique sans une culture d'entreprise favorable?


Toute entreprise ne serait ainsi pas apte à mettre en place et à déployer un système efficace d'intelligence économique. Il faudrait au préalable qu'elle ait une culture adéquate? J'entends par culture "[ce qui] caractérise l'entreprise et la distingue des autres, dans son apparence et, surtout, dans ses façons de réagir aux situations courantes de la vie de l'entreprise comme traiter avec un marché, définir son standard d'efficacité ou traiter des problèmes de personnel." (Thevenet M.,  in La culture d'entreprise,  PUF, 2010).
Ainsi, Pascal Jouxtel  rappelle qu' "avant tout tournant stratégique, il est important d'identifier quels sont les mythes fondateurs, les codes, les obligations et les interdits en vigueur dans l'organisation. Cela évite que nombre de stratégies de rupture ne tournent en longs déchirements ou, pire, en échecs" (in LesEchos 24/04/2012, Pour préparer le changement, essayer l'introspection).
Du coup, je partage la vision de Jérôme Bondu quand il exprime sa vision du consultant en Intelligence Economique et de le comparer à un médecin: "Le système immunitaire du malade existe mais il est déficient, le médecin vient seulement le renforcer. De même après avoir établi son diagnostic, le consultant en IE vient revivifier la gestion des informations dans l’entreprise, en optimisant sa collecte, son traitement, et sa diffusion. Il n’y a pas de remède miracle. Il faut bien comprendre de quoi souffre l’entreprise pour apporter la bonne solution".
Pour autant, la cause racine pourrait être plus profonde, c'est à dire être liée à l'ADN même de l'entreprise; ADN qui serait incompatible avec la mise en place d'un système IE. Par incompatibilité, il faut comprendre une culture d'entreprise ne privilégiant pas la communication et le partage entre les acteurs, ou encore ne motivant pas les collaborateurs pour obtenir les consensus nécessaires... En effet la culture d'entreprise "entraîne aussi certains côtés négatifs, certaines limites, si elle n'est pas suffisamment prise en compte. C'est le cas d'une culture d'entreprise trop forte, qui peut mener les membres de l'organisation à une myopie envers le marché. Une "culture du succès" pourrait ainsi inhiber certains réflexes de survie et entraîner l'entreprise dans des projets dangereux pour son avenir".
En définitive, il faudrait, avant tout chose, comprendre l'organisation sous les différents angles définis par
M. Thevenet :  "l'ensemble des valeurs partagées, rites, mythes, symboles et [son] histoire" dans le cadre d'une mise en place ou d'un audit d'une IE. C'est en ce sens, qu'A. Poncier suggère d'utiliser le modèle 7S de Mc Kinsey pour évaluer la performance d'une l'IE; modèle dont la grille d'analyse est fondée sur 7 éléments interdépendants : la structure de l'organisation, sa stratégie, ses systèmes (processus), les valeurs partagées, les savoir-faire, les ressources humaines, le style de management.
Et de conclure que le déploiement d'une Intelligence Economique au sein d'une entreprise ne pourra pas se décréter, et ne pourra pas être du clé en main, car les 4 éléments dits soft ou culturels (valeurs partagées, savoir-faire, ressources humaines, style de management) détermineront toute sa spécificité.

Source Wikipedia