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mercredi 13 juin 2012

Le développement des "smart grid"


Le smartgrid qui signifie réseau de distribution d’électricité intelligent est une technologie utilisant les informations sur le réseau électrique et l’informatique pour améliorer la production, la distribution et la consommation. Cette technologie doit permettre d’optimiser l’offre et la demande entre les producteurs et les consommateurs. A l’aide de capteurs et de systèmes d’analyses, l’énergie est optimisé : en lisant la production, en améliorant la disponibilité des unités de production, en réduisant les pertes en ligne et en permettant la compatibilité des différents réseaux.

La technologie smart grid pourrait rendre plus efficace de 5% le réseau américain dans un premier temps, d’après le Département de l’Energie des Etats-Unis et devrait permettre une économie de 46 à 117 milliards de dollars d’ici à 2023. De nombreux pays s’intéressent à cette technologie comme la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée, le Brésil et l’Europe. "La meilleure des énergies est celle que l’on ne consomme pas".
  
En Europe, un grand projet est en développement, le super smart grid. Ce projet doit permettre de répondre à plusieurs problématiques comme la réduction émissions de CO2, l’amélioration de la sécurisation d’approvisionnement et de l’indépendance énergétique par le biais du renforcement de l’inter connectivité et le partage dans l’ensemble des pays européens.


source : ERDF Distribution

En France de nombreux acteurs de l’énergie participent à ce projet, ERDF, EDF, GDF-Suez et d’autres acteurs moins grands. ERDF a développé un compteur nommé « Linky » qui doit permettre de gérer à distance certains  équipements pour faciliter la gestion de la charge électrique qui transite sur les réseaux (exemple : pilotage de la charge des véhicules électriques, pilotage de la mise en marche des machines à laver). 

Avec cette technologie et toutes les informations recueillis sur le réseau électrique, la France et le reste de l'Europe pourraient utiliser uniquement des énergies propres, sures et renouvelables d'ici 2050.

Cependant il y a un problème avec ces informations transmises sur le réseau, qui est la sécurisation des données. En effet, toutes les données collectées par "Linky" rassemblent des informations précises sur notre consommation et notre mode de vie (heure de réveil, utilisation de certains appareils, etc...), ce qui relève du respect de la vie privée. La CNIL (Commission de Nationale de l'Informatique et de Liberté) est intervenue afin d'obtenir une meilleure sécurité et confidentialité des données sur le réseau.

mercredi 25 août 2010

Google et la CNIL encore opposés

Il est de "notoriété publique" que le géant américain Google se heurte souvent aux principes de protection des données personnelles dont la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) est garante. Ses désaccords demeurent souvent restreints.

Ainsi, dernièrement, la CNIL a reproché à Google de n'"anonymiser" ces données qu'au bout de 9 mois et préférerait limiter cette période à 6 mois.
En outre, alors qu'en mai 2010 Google lançait ses "Google Cars" afin de capturer des images des rues pour son programme Google Street View, leurs outils de bord capturaient involontairement des données provenant des réseaux Wi-Fi des habitants. Il semblerait que certains morceaux de messages électroniques ainsi que des mots de passe étaient accessibles. Depuis, la CNIL a ouvert une enquête... alors que Google se défend arguant d'une simple erreur humaine. La demande étant d'interrompre la prise d'images par Google Street View. Or le célèbre moteur de recherche a recommencé à capturer des images dans les rues le 20 août, alors que la CNIL juge cette reprise "prématurée"...

Affaire à suivre...

Sources/en savoir plus:
Aline Goletto-Didier

lundi 28 juin 2010

L'avenir des réseaux sociaux, intervention à l'Institut Diderot

Compte rendu du "Dialogue du matin" de l'Institut Diderot sur "L’avenir des réseaux sociaux" (22 juin 2010) par le Dr. Pablo Argon, Manager "Group Program" de la division "Entertainment and Devices de Microsoft" (Redmond, USA).

L’Institut Diderot est un institut français créé début 2009 qui participe au débat public au moyen de diverses interventions et publications. Il a, d’après sa propre Charte, pour triple objectif de :
  • «Rapprocher dans une démarche prospective commune les deux mondes de la recherche - sciences de la nature et sciences de l’homme - du monde économique.
  • Contribuer à libérer la réflexion sur la société des partis pris idéologiques périmés qui pèsent encore sur elle.
  • Agir à l’échelle internationale pour la diffusion du concept et des valeurs réactualisées de l’économie sociale. »
Avant tout, Pablo Argon nous a communiqué sa définition des réseaux sociaux. Il s’agit d"’un service en ligne permettant de publier publiquement un profil, de définir une liste d’utilisateurs étant le réseau, et de parcourir cette liste pour visualiser les connexions de mes connexions".

Pablo Argon fait remonter l’histoire des réseaux sociaux à 1987. D’autres développements ont suivi en 2000 et 2002, puis en 2003 c’est l’avènement de MySpace et en 2004 de Facebook qui compte aujourd’hui 400 millions d’utilisateurs (ndlr: profils créés en comptant les doublons et les comptes non utilisés) dans le monde. Ce réseau pose en outre les problèmes de confidentialité que nous lui connaissons, notamment au travers des applications qui captent et exploitent certaines de nos informations (photos, lieux…). Aujourd’hui nous ne pouvons que constater un usage intensif des moyens numériques, en particulier par les natifs numériques des années 80 et 90.

Se pose alors la question suivante : qu’est-ce qui motive les utilisateurs à partager un tel volume de données ? En réalité nombres d’utilisateurs ne conçoivent pas les risques liés à cette surexposition numérique. Les bénéfices de cette utilisation semblent être d’exprimer son identité et de se mettre en avant. Pablo Argon parle de "hearding behaviour" : le fait d’appartenir à un réseau social nous oblige à y participer pour affirmer notre identité dans ce milieu social.

Mais ne nous y trompons pas, l’utilisation des réseaux sociaux peut aboutir à des conséquences très concrètes telles que des arrestations ou des licenciements. Les risques directs commencent à être de plus en plus pris en compte.

D’un point de vue philosophique, bien souvent, le discours relatif à la vie privée illustre la crainte de la surveillance. Mais cette philosophie du « je n’ai rien à cacher ; et si j’ai quelque chose à cacher c’est quelque chose de mal » trouve rapidement ses limites. En effet la "trainée digitale " que nous laissons derrière nous dans les messages, les photos, etc., représente autant de données pouvant êtres stockées et annexées par des tiers et utilisées à notre insu. Il s’agit là de données dispersées qui échappent à la surveillance de la CNIL pour la France.
Ces réseaux sociaux permettent d’explorer des formes de relations nouvelles (il est par exemple possible de changer son genre ou d’avoir des avatars dans des mondes virtuels). C’est là le paradoxe de l’identité digitale: nous pouvons inventer autant d’identités que nous le souhaitons, mais nous nous retrouvons piégés par l’histoire de ces identités que nous nous sommes créés puisque tout est gardé sur le net.

Concernant les relations entre entreprise et web 2.0, Pablo Argon rappelle qu’il existe un clivage entre les relations sociales et marchandes: chacune de ses relations constitue un mode particulier obéissant à des règles différentes. Le mélange de ces groupes de règles crée selon lui de la confusion et peut aboutir à l’effet inverse recherché. Ainsi les entreprises présentent sur les réseaux sociaux prennent le risque de se voir reprocher cette existence sociale. Personnellement, et sans avoir la prétention de remettre en question le point de vue de l’intervenant, je pense que pour certaines entreprises la présence sur les réseaux sociaux devient nécessaire et constitue un avantage plus qu’un handicap. C’est notamment le cas pour les entreprises visant un public jeune. En outre, nous observons ces dernières années le développement de la présence d’entreprises du secteur du luxe, sur Internet en général, et sur les réseaux sociaux en particulier ; il est désormais fréquent pour ces entreprises d’avoir une page Facebook a minima

Pour conclure, Pablo Argon a partagé avec nous ces incertitudes pour le futur. Il est probable qu'à l'avenir nous aurons tous des terminaux portables nous permettant d’être continuellement connectés. De même, il semble que nous allions vers un métissage entre réseaux sociaux et réalité virtuelle. Second Life peut ainsi permettre aux entreprises de faire leurs réunions sans se déplacer ; il existe également des sites de rencontres virtuels ; et les serious games peuvent participer à l’apprentissage. Enfin, l’intervenant a évoqué la possible émergence d’alternatives aux réseaux sociaux centralisés, avec par exemple "Disapora" qui est un projet open source pour mener l’identité numérique de manière plus sure sans stockage des données. Pour autant, dès lors que les données deviennent publiques, elles pourront toujours être captées et pérennisées par des tiers.

L'enregistrement audio complet de ce Dialogue est disponible ici, sur le site de l'Institut Diderot.

Aline GOLETTO-DIDIER

samedi 24 avril 2010

Moteurs de recherche et Protection des données personnelles

En avril 2008, le Groupe de Travail Article 29 (G29), qui regroupe les organismes européens de protection des données (dont la CNIL française), a émis une recommandation afin que les moteurs de recherche Internet diminuent les délais de conservation des données personnelles de navigation des internautes à 6 mois maximum. Passé ce délai, les données personnelles doivent être effacées ou rendues anonymes. Face au manque de réactivité des moteurs de recherche, le G29 a réitéré sa recommandation fin 2009.

C’est ainsi que le 19 janvier 2010, Reese Solberg, Privacy Manager pour le moteur Bing de Microsoft, annonçait dans un communiqué de presse que d'ici 12 à 18 mois, les données personnelles récupérées par le moteur seront supprimées après 6 mois de conservation au lieu de 18 mois actuellement.
Concernant Google, les adresses IP sont rendues anonymes au bout de 9 mois, mais les cookies sont conservés pendant 18 mois. Il semble qu’il ne soit pas prévu de réduction plus importante du délai de conservation des données pour ce moteur.
Quant à Yahoo!, les données personnelles actuellement conservées 13 mois devraient voir leur délai de rétention réduit à 3 mois d’ici mi-2010.

Les informations récupérées par les moteurs de recherche portent sur la navigation des internautes : cookies, balises web, requêtes de recherche web, date et heure de la recherche, liens consultés ; ainsi que sur le système utilisé par l’internaute : adresse IP, système d’exploitation, version et langue du navigateur, etc.

Les moteurs commencent donc à se conformer aux recommandations du G29, avec une mise en place plus ou moins tardive en fonction des agents de recherche. Il faut dire que la réduction du délai d’exploitation des données commerciales leur imposera un coup financier non négligeable, ce qui explique leur lenteur à agir dans le sens voulu par le G29.

Cynthia Nivet

Sources / Pour aller plus loin :
Groupe de travail G29 sur la protection des données (site de la Commission européenne)
Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL)
Communiqué Solberg (19 janvier 2010)
Google
Yahoo!
Bing

jeudi 3 décembre 2009

Facebook: 350 Millions de profils et une petite révolution dans la protection de vos données privées

Dans une lettre ouverte, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, annonce d'une part que la plateforme de social média a dépassé la barre des 350million d'utilisateurs dans le monde, devenant ainsi le troisième « pays » le plus peuplé de la planète (U.S. 311m d’hab.) ; et d'autre part que les conditions relatives à la protection de vos données privées vont quelque peu évoluer.
Clairement axée sur ce dernier point, la lettre de Mark Zuckerberg, annonce la mise à disposition de nouvelles applications visant à optimiser la protection de vos données personnelles.

Jusqu'à aujourd'hui le "Facebook's privacy model" se structurait autour de la notion de réseaux. Les demandes relatives à la création de réseaux (Ecoles, Entreprises, Régions géographiques...) se sont multipliées au fil du temps rendant le contrôle des données privées lui-même de plus en plus complexe. Cette remarque, concerne tout particulièrement les réseaux régionaux (le plus souvent nationaux) dont certains affichent une participation dépassant le million d’internautes uniques. Cette réflexion est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui près de 50% des utilisateurs de Facebook appartiennent à des groupes régionaux.

M. Zuckerberg, de son propre aveu, avoue que le système n'est plus en mesure d'assurer aux utilisateurs un contrôle efficace de leurs données et qu’il est temps de le repenser.

Le système s'articule désormais sur la base d'une nouvelle approche de la gestion des données personnelles, donnant plus de "pouvoir" à l'utilisateur. Adieu la gestion via les réseaux régionaux (qui vont totalement disparaître) et bonjour le "Dashboard" qui vous permettra de gérer l'accès à vos données. La question est de savoir si vous désirez partager du contenu avec vos amis, les amis de vos amis ou tout simplement avec tout le monde. Vous pourrez également connaitre l’identité des personnes consultant les contenus que vous mettrez en ligne.

La mise en place d'un "tableau de bord" plus simple et intuitif doit permettre à chacun de mieux contrôler les informations qu’il diffuse. De nouvelles applications dédiées à un meilleur contrôle de votre vie privée seront dans les prochaines semaines ajoutées et un message sera envoyé à chaque utilisateur, afin de l'inciter à réviser sa configuration.

Quelques petites astuces soulevées par 01net.com:
La nouvelle version offre la possibilité de créer des sous groupes parmi ses amis. Chaque sous catégorie disposera de droits spéciaux, relatifs à la consultation des contenus publiés ;

Elle offre également la possibilité de restreindre l’accès à son profil, à certaines catégories de personnes (et ainsi prohiber l’accès à ses informations aux moteurs de recherches web) ;

Mais la petite révolution concerne la publication de photos. Vous pourrez dorénavant contrôler la publication des photos réalisées par vos amis... Qui n'a jamais été tagué sur une photo ne le présentant pas sous son meilleur jour ????
Auparavant vous pouviez vous « dé-taguer » d’une photographie, mais celle ci restait visible online. Aujourd’hui vous pouvez modifier le paramétrage en sélectionnant l'option "seulement moi" qui vous permet d'être la seule personne autorisée à consulter la photo « incriminée ».

Dans le même chapitre, vous pourrez dorénavant contrôler la publication de posts sur votre mur et en limiter la visibilité à vous seul ou à un groupe d’amis.

Il semblerait que le fondateur de Facebook ait retenu les leçons liées aux précédents tôlées qu'avaient soulevés ses différentes tentatives de partage des donnés personnelles collectées sur sa plateforme.

Petit retour en arrière…

En Novembre 2007 Facebook lance Facebook Ads, un système permettant d’utiliser les données personnelles afin d’affiner le ciblage des messages marketings et publicitaires. Cette utilisation des données personnelles avaient conduit la direction des affaires juridiques de la CNIL à s’interroger sur les intentions de l’entreprise "il nous semble qu’il y a nature à améliorer l’information des internautes dans l’exploitation des données". La CNIL s'interroge d'une part sur la manière dont sont analysés les profils des internautes et la manière dont ceux ci sont informés de l'utilisation faite de leurs données.

De plus ce système via la fonctionnalité Beacon permettait de suivre le parcours de ses amis sur les sites commerciaux partenaires de Facebook (type eBay..). Cette application jugée intrusive avait conduit Mark Zuckerberg à faire son mea-culpa sur via une publication sur le blog officiel du groupe. Aux US le Center for Digital Democracy et l'U.S. Public Interest Research Groups avaient saisi la Federal Trade Commission (l’institution de surveillance de la concurrence aux U.S.).

En Janvier 2008, la CNIL demandait des compléments d'informations sur la préservation et utilisation des données faites par Facbook: "« ils offrent des services innovants, et généralement gratuits, souvent en contrepartie d'une utilisation commerciale de vos données personnelles ".

C’est ainsi que la CNIL joue le rôle de tuteur de l’internaute, à l’image du contrôle parental sur le net. Les internautes doivent comprendre qu’ils sont le premier rempart contre la fuite d'informations personnelles. Tout comme la protection des données en entreprise, les défaillances sécuritaires ont le plus souvent des origines « humaines » (même s’il ne faut pas sous-estimer l’impact des failles informatiques ou de sécurités physiques).

Nous conclurons sur la citation du philosophe Fernando Savater qui résume notre réflexion: "Internet n'éduque pas, il nécessite une éducation préalable".

Yoann Rodriguez

Pour en savoir plus:

mercredi 29 avril 2009

Les autorités europénnes de protection des données personnelles se prononcent sur les moteurs de recherche et la confidentialité des données

Début avril, les 27 Autorités européennes pour la protection des données personnelles - les équivalents de la CNIL (Comission Nationale de l'Informatique et des Libertés) française- regroupées au sein du G29 (ou Groupe « Article 29 »), ont adopté à l'unanimité un avis consultatif visant à préciser les règles et les recommandations s'appliquant aux moteurs de moteurs de recherche vis à vis de la protection des données personnelles des citoyens européens.

Le groupe de travail à commencer par préciser que la directive européenne 95/46, pour la protection des données à caractère personnelles - transposée en droit français au sein de la loi informatique et liberté - s'applique au moteur de recherche même si leur siège social se trouve en dehors de l'Union Européene. En effet comme le stipule l'article 5 de la loi informatique et liberté, à partir du moment où il y a "recourt à des moyens de traitement situés sur le territoire français" (serveurs, base de données ou encore de simples cookies stockées sur les ordinateurs des internautes) le moteur de recherche se trouve alors soumis aux droit français.

Le G29 préconise ensuite que les données recueillies par les moteurs de recherche (cookies, hitoriques des sites visités, adresse IP...etc.), lors des requêtes des internautes, ne soient pas sauvegardées plus de 6 mois. Celles-ci pouvant en effet révéler des informations sur les habitudes et les goûts des individus voir même sur leur vie privée. Le groupe de travail souligne qu'il est nécessaire de préserver "l'anonymat complet et irréversible des données conservées, afin qu'elles ne puissent plus être reliées à un internaute".

Enfin il rappelle que l'information et le consentement des internautes est nécessaire pour tout traitement sur les données recueillies à leur propos:
  • Les moteurs de recherche devront expliciter clairement par le billet d'un document porté à l'attention des utilisateurs (notice accessible sur la page d'accueil par exemple) quelles sont les traitements réalisés et les informations sauvegardées, informations sur lesquelles les individus auront un droit d'accès et de rectification.
  • A partir du moment où le moteur de recherche propose des services complémentaires (tel que la messagerie, le stockage en ligne, le blog, ou de profilage pour le compte de sociétés tierces), le consentement des utilisateurs sera nécessaire pour tout procédé visant à faire des corrélations entre les données issues de ces différents services.

Un certain nombre de moteurs de recherche, favorables au texte, ont dors et déjà annoncé des mesures. Ainsi Google a annoncé en premier qu’il limiterait de moitié le temps d’utilisation des données de ses utilisateurs, celui-ci passerait alors à 9 mois. Microsoft a lui annoncé qu’il était prêt à réduire ce délai à 6 mois à condition que ses concurrents adoptent le même comportement. Yahoo enfin s’est engagé à réduire ce délai à 3 mois mais l’effacement des données ne sera pas effectif, il les rendra juste anonyme.


Sources et liens:
Avis consultatif du Groupe 29 - Union Européenne
"Moteurs de recherche et vie privée : la CNIL salue les avancées sur la reduction de la durée de rétention des données" - CNIL
"Les « CNIL » européennes précisent les règles applicables aux moteurs de recherche"
- CNIL
"Le traitement des données à caractère personnel sur les internautes par les moteurs de recherche" - Journal du Net
"Yahoo rendra anonymes les données des internautes au-delà de trois mois » - Les actualités de 01Net du 18 décembre 2008" - 01.net

Pour plus d’information sur la protection des données rendez vous sur le site internet de la CNIL: http://www.cnil.fr/

Aina Raveloson

mardi 17 mars 2009

Commission européenne: le groupe d'experts de la protection des données est dissous

Le 3 février dernier, la commission des affaires européennes du Sénat avait émis une proposition de résolution sur la nomination d'un groupe d'experts sur la protection des données par la Commission européenne. En effet, sur les cinq membres de cette commission, quatre étaient de nationalité américaine mais aussi membres de grands groupes informatiques tels que Google ou Intel ou encore de cabinets d'avocats.

Or, ce groupe devait engager une réflexion sur la révision de la directive européenne du 24 octobre 1995 relative à la protection des données à caractère personnel. Inutile de rappeler que cette directive constitue le cadre juridique de la protection des droits individuels des citoyens de l'Union européenne.

Alerté en premier lieu par Alex Türk, président de la CNIL, puis par les sénateurs français, Jacques Barrot, commissaire européen en charge de la protection des données, a immédiatement ordonné la dissolution du groupe d'experts.

Dans un communiqué de presse, la commission des lois du Sénat a également appelé à son remplacement "par une instance composée de manière équilibrée et pluraliste afin d'assurer la représentation de toutes les approches en matière de protection des données".


Source: "Données privées: la Cnil et les sénateurs critiquent des experts nommés par Bruxelles" de ZDnet.


Dalila Nemiri