jeudi 29 juillet 2010

Les transferts de technologies en Chine, freins ou encouragements à l'innovation ?

La Chine, avec ses 1,3 milliards d'habitants, constitue le marché le plus peuplé du monde et attise en conséquence les investissements étrangers. Or, il semble que depuis quelques mois les dirigeants de grandes entreprises étrangères manifestent leurs inquiétudes concernant les transferts de technologies réclamés par la Chine afin d'avoir accès à son marché.

Le Président du Directoire du numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, parle même d'une "obligation de transfert de technologies" pour les entreprises souhaitant pénétrer le marché chinois. Pékin a démenti le jeudi 29 juillet, en réponse à un rapport de la Chambre de Commerce des Etats-Unis. Celui-ci comparait le comportement de la Chine à "un modèle de vol de technologies à l'échelle mondiale". Certes les conflits portant sur des questions économiques sont monnaies courantes entre les deux géants mondiaux mais la Chambre de Commerce européenne en Chine a également fait part de ses préoccupations sur le sujet.

Un responsable du ministre chinois du Commerce a déclaré que la Chine respecte les règles de l'OMC. C'est peut-être vrai, il n'empêche qu'à trop grande échelle ces transferts de technologies constituent un risque pour l'innovation (puisque l'inventeur ne peut en garder pas le monopole s'il souhaite vendre sur certains marchés). Néanmoins, la reproduction d'une technologie prend du temps ; il faut alors espérer que les entreprises innovantes seront déjà en train de commercialiser une nouvelle technologie. Vu sous cet angle, le transfert de technologie ajouterait à la motivation des inventeurs...

Aline GOLETTO-DIDIER

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