mardi 31 mars 2009

3ème Forum International sur la Cybercriminalité le 24 mars 2009 à Lille : l’Intelligence Economique, moyen de lutte contre la cybercriminalité.

Mardi dernier, Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territorialités, est intervenue à Lille à l’occasion du 3ème Forum International sur la Cybercriminalité. Cette manifestation, qui fut organisée par la Gendarmerie Nationale, et qui comptait près de 1500 participants, prônait le rôle de l’IE dans la protection de nos entreprises, de nos réseaux, de notre économie et de nos emplois.

Le 20 mars 2008, il y a un an, Madame Michèle ALLIOT-MARIE déclarait, à Marcq-en-Baroeul (Nord), les objectifs de la politique d'intelligence économique. Notre Ministre de l’Intérieur avait déjà, lors de cette 2ème Edition International sur la Cybercriminalité, défini la lutte contre « l'espionnage industriel par internet » comme enjeu national. Aujourd’hui, face à la recrudescence de ces menaces « sans frontière », Madame ALLIOT-MARIE insiste sur la nécessité d’une approche globale de l’IE fondée sur la coopération internationale. Elle souligne aussi l’importance d’adopter un « nouvel état d’esprit (…) renforçant le partenariat avec les entreprises ».

Ces dernières « sont un enjeu de la lutte contre la cybercriminalité. Elles doivent en devenir des acteurs à part entière ». Pour cela, elles devront s’armer d’IE pour devenir des acteurs importants de la vie économique. C’est pour cette raison que Madame la Ministre insiste sur l’importance des signalements des sites et contenus illicites sur Internet effectués via la nouvelle plate-forme nationale. De plus, afin d’harmoniser les efforts des pays de l’UE, une plate-forme européenne de signalement des infractions relevées sur Internet devrait être opérationnelle cette année.

Par ailleurs, la LOPSI(Loi d'Orientation Pour La Sécurité Intérieure) aura deux objectifs :
  • L’agrément des sociétés d’IE et de leurs dirigeants avec avis d'une commission consultative nationale.
  • La réduction des risques de trafic d'influence, en instaurant un délai de trois ans avant que les fonctionnaires civils et militaires, ayant exercé dans un service de renseignement, ne puissent exercer d'activités privées.

Il appartiendra par la suite aux préfets de faire suivre les mesures des plans triennaux d’IE dans leur région.

Sources :

Florian INAUDI

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