vendredi 27 avril 2012

Vers une nouvelle organisation des services de paiement

L’année 2011 marque un tournant dans le système bancaire et financier à plus d’un titre. Les événements post crise associés à une évolution technologique axée sur le mobile ont favorisé le bouleversement en cours à la fois sur le secteur des services et sur les moyens de paiement.

Une étude ainsi menée par la société de conseil spécialisée en monétique ADN’co établit par exemple qu’en France en 2015, le quart des transactions financières en ligne  s’opérera grâce aux moyens de paiements alternatifs.

Après des années d’attente concernant l’avènement du NFC (Near Field Contact) ou du paiement mobile plus généralement, il semblerait que l’on puisse enfin assister à ce changement.

Multiplication des moyens de paiement 
Le phénomène est déjà en marche, les consommateurs vont pouvoir bénéficier de la multiplication des moyens de paiements réels ou virtuels, mobiles ou non.
En se basant sur le seul exemple de l’Europe, il existe aujourd’hui près de 400 établissements de paiement et émetteurs de monnaie électronique, et si tous les modèles ne semblent pas représenter une grande pérennité, les initiatives ont tout de même le mérite de proposer un large choix, des offres innovantes et adaptées au nouveau contexte marqué par le virtuel, les nouvelles technologies et les échanges en ligne. L’intégration d’acteurs tels que Google qui en septembre 2011 annonçait le lancement de son Google Wallet assure tout de même du sérieux de ces initiatives.

L’explosion de solutions de niche permet d’apporter des réponses en termes d’usage et de besoins ; le monopole bancaire disparait donc au profit du respect des exigences d’un contexte et des besoins des consommateurs « où je veux, quand je veux ».

Ouverture à la concurrence et avènement de la transparence
Logiquement le paysage concurrentiel se redessine, marqué par l’augmentation de la concurrence mais aussi par la prise en compte d’une exigence forte émise par les consommateurs en matière de transparence. Concrètement, les législateurs ont aussi imposé aux banques l’abaissement de la commission interbancaire de paiement (CIP) fin 2011 de 36 %.

SOLOMO = Social, Local, Mobile
Le consommateur final est donc au centre de toutes les priorités.

Une tendance est ainsi clairement marquée sur le développement de service en ligne axé sur l’indépendance d’utilisation des consommateurs.  Le Crédit Agricole a par exemple présenté Tookam, la banque en ligne 100 % réseaux sociaux lancée en avril 2011. Une offre américaine, MoveNbank actuellement en phase de test pour un lancement prévu en juillet 2012 prévoit pour sa part d’assurer un service entièrement mobile et basé sur le NFC.

Emergence de marché de niche
Répondre toujours mieux aux besoins des consommateurs signifie proposer des services ciblés et toujours plus spécifiques. Toutes les solutions désormais proposées ne représentent pas toutes des concurrentes directes aux services bancaires historiques mais des offres adaptées pour des marchés mis de côté ou dont les besoins n’étaient pas efficacement pris en compte.
Un des exemples les plus marquants tant par son originalité que par sa réussite est celui de Square, le système américain d’acceptation de paiement qui a annoncé en décembre traiter 10 millions de transactions par jour, pour les 1 million  de commerçants acceptant.

Inclusion financière
Les solutions de paiement destinées aux exclus bancaires sont finalement en augmentation, toujours dans une logique de répondre à des besoins spécifiques. Et ce phénomène représente un fort potentiel de croissance pour les établissements financiers puisque l’on compte aujourd’hui 4 milliards de non bancarisés dans le monde, alors que la pauvreté touche aussi une personne sur 6 en France ( rapport publié le 29 mars 2012 par l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale).
Ainsi, pour exemple, des solutions adaptées aux problématiques des pays en voie de développement ont été développées (à l’image du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies qui a lancé en octobre 2011 une opération de paiement mobile humanitaire en Côte d’Ivoire). En France, la NEF a développé en décembre de la même année un nouveau concept de financement des TPE à base de P2P lending.

En revanche quels que soient le milieu et le niveau de développement économique d’un pays, le mobile est utilisé comme un support universel (en juin 2011, Visa a racheté Fundamo afin d’étendre son offre de paiement mobile, à la fois sur le segment des clients bancarisés et sur celui des sous-bancarisés).

Les banques et organismes historiques du paiement ont un devoir de positionnement sur ces nouvelles technologies qui peuvent clairement représenter des solutions d'intégration au système économique mondial pour toute une part de la population. A ce titre, ils peuvent s'appuyer sur différents modèles de recherches ou de veille, à mettre en place en interne ou grâce à l'intervention de spécialistes et de consultants.

Les "Plateformes Mutualisées d'Innovation" pour être plus compétitif

Avec l’accélération de la mondialisation, la question de l’innovation devient une évidence pour tous. En effet l’innovation combinée à la recherche sont les seuls garants de la compétitivité d’une économie dans ce contexte de concurrence internationale et permettent à terme d’atteindre les objectifs de croissance, d’emploi et de cohésion pour les économies développées.
C’est en suivant cet objectif, qu'ont été mises en place « Les plateformes mutualisées d’innovation », qui sont des lieux offrant des ressources mutualisées à savoir des équipements, du personnel, et des services permettant ainsi de mener à bien des projets de R&D. Elles ont donc une vocation économique: permettre la croissance et le développement des marchés, développer la compétitivité des entreprises et celles des régions Françaises.
Objectifs et enjeux

Suite aux objectifs fixés par l'Union Européenne (UE) en matière d'innovation, de R&D... (sommet de Lisbonne en 2000 ; Le conseil Européen en 2005 ; La politique de cohésion 2007 / 2013 ), la France est face à un défi, celui de réussir à mettre en place des dispositifs efficaces mais surtout efficients afin de donner un nouveau souffle à l’industrie du pays.
C’est dans cette optique qu’ont été créés les pôles de compétitivité en 2005. Sur une période plus récente, on va assister à la mise en place d’un nouveau concept au sein de ces pôles à savoir : « les plateformes mutualisées d’innovation » qui d’après l’ambition des politiques sont « destinées à offrir aux acteurs des pôles de compétitivité des ressources mutualisées en accès ouvert (équipements, prestations, services...) leur permettant de mener à bien leurs projets innovants, et notamment leurs projets de recherche et développement, mettant à leur disposition des moyens d'essais, ou rendant possible la réalisation de tests d'usage à grande échelle auprès d'une communauté d'utilisateurs professionnels ou non ».  (source Sénat)
Selon la définition du ministère de l’industrie, les plateformes mutualisées d’innovation sont des pôles offrant des ressources mutualisées en accès ouvert. A destination des pôles de compétitivité et en particulier des PME. Par ressources mutualisées on entend : la mise en place d’équipement, mise à disposition de personnel et de services, pour « permettre de mener à bien des projets de recherche et développement à forte retombées économiques, pouvant aller jusqu’à leur phase d’industrialisation et de mise sur le marché ».
La politique des plateformes apparaît donc dans un contexte européen et international dominé par la question de l’innovation. Notamment le couplage Science / Innovation. Il s’agit pour les pouvoirs publics d’identifier au sein des institutions scientifiques, des mécanismes incitatifs et organisationnels qui pourraient favoriser la diffusion des connaissances issues de la recherche.
Les objectifs de ces plateformes sont multiples :
  • favoriser la croissance, le développement mais surtout la compétitivité des régions au travers de l’innovation technologique;
  • mutualiser, dans le but de réduire les coûts d’innovation et de maintenance;
  • susciter des dynamiques d’innovation et de coopération;
  • favoriser le recrutement de personnes compétentes capables de faire fonctionner ces équipements de pointe...
L'opérateur public qui est chargé d'assurer la mise en œuvre, est la Caisse des Dépôts et Consignations.

Importance d'avoir une démarche d'Intelligence économique

L'intelligence économique (IE) est un facteur majeur dans la mise en place de ces plateformes. Dans une démarche d'IE, on acquiert des informations stratégiques, on anticipe, on protège le patrimoine technologique, on peut également suivre les évolutions réglementaires et normatives, technologiques, scientifiques et industrielles… Ce qui permet en effet de pouvoir se positionner par rapport à son environnement concurrentiel, d’identifier d'éventuels partenaires, et de se développer à l’international (par le biais de partenariats technologiques par exemple).
Les "Plateformes mutualisées d'innovation" sont à l’origine de la production et de la circulation d’une grande masse d’informations (souvent à forte valeur ajoutée). Il est donc indispensable que la gestion de ces informations se fasse dans de bonnes conditions de sécurité : sourcing, paramétrage, requête, plan de classement de l'information, utilisation de plateformes numériques sécurisées d’échanges d’informations, stockage…
La démarche d'IE, c'est aussi de pouvoir réunir différents acteurs, compétences, savoirs, dans un lieu (réseau) unique afin de faire émerger une connaissance commune. Ainsi, les PME innovantes (souvent des Start-up) et les instituts de recherche... par l’intermédiaire des plateformes vont pouvoir mener à bien leurs recherches et avoir la possibilité de procéder à des projets d’innovation, des essais et des tests, développer des prototypes et/ou des préséries, voire de servir de laboratoires d’usages ou « living labs ». Le but étant à termes d'assurer la croissance et la compétitivité des régions au niveau international.

mardi 10 avril 2012

Jusqu’à quel point doit-on vérifier ses sources ?

Le Monde publie un palmarès erroné des banques et ne souhaite pas révéler son erreur.

7 février 2012, Le Monde publie dans Le Monde Argent et sur son site Internet lemonde.fr un palmarès sur les tarifs d’un panel d’une quarantaine de banques sélectionnées en France. Ce palmarès est divisé en plusieurs profils d’usagers analysés selon des critères de consommation (« budget serré », « couple standard », « couple aisé », « couple investissant en Bourse »). Il se base sur une étude réalisée par l’association CLCV (Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie), qui avait déjà été publiée dans le magazine L’Express, Votre Argent.

Le Monde publiait déjà depuis plusieurs années ce type de palmarès et faisait de son côté le benchmark en demandant aux banques leurs plaquettes tarifaires. Cette année pourtant, elle s’est associée au CLCV et a voulu utiliser les chiffres de l’association et les réadapter selon les profils qu’ils avaient établis les années précédentes afin d’avoir un comparatif année sur année.
Soucieuse de son image, une des banques (non présente dans le classement) s’est penchée sur le calcul de ces profils afin de pouvoir s’y positionner. Après vérification, il s’avère que le premier profil « budget serré » communique non seulement des chiffres totalement erronés biaisant le classement des banques, mais donne à toutes un tarif bien en deçà de celui existant réellement.
Après plusieurs journées d’échange avec le journal, Le Monde a confirmé son erreur à cette banque et expliqué sa formule de calcul (qui diffère déjà de celle communiquée dans l’article). Pourtant, même en utilisant leur nouvelle méthode, le résultat publié n’est toujours pas retrouvé. De plus, ils n’ont pas souhaité révéler l’erreur car jugée « déjà trop vieille », ni même retirer ou corriger l’étude de leur site. L’impact sur cette banque pourrait être rude si les lecteurs se rendaient compte, d’après ces chiffres, que leur établissement est bien trop cher face à ses concurrents.

Ce cas soulève une fois de plus la problématique de confiance dans des sources a priori sûres. Par extrapolation, peut-on se fier à n’importe quelle étude chiffrée demandant un procédé calculatoire ? A quel point l’erreur humaine peut avoir un impact sur la stratégie d’une entreprise ?
La maxime des experts en intelligence économique « vérifier ses sources » prend donc deux sens. Le premier est de vérifier ses sources et savoir d’où proviennent les chiffres et qui les a mesurés. L'enjeu tient aussi dans la sélection de ses sources pour argumenter des propos. Mais le deuxième sens, qui n’est pas assez mis en valeur, est le contrôle des procédés utilisés en amont. Bien que long comme processus, cette veille pourrait permettre d’éviter des erreurs sérieuses à caractère stratégique.

mercredi 4 avril 2012

Compte-rendu conférence SKEMA/OFCE "Quel avenir pour l’industrie en France dans une économie mondialisée ?"

Nous vous proposions ici il y a quelques jours une synthèse par Guy Debaux de la conférence organisée par SKEMA et l'OFCE le 21 mars "Quel avenir pour l’industrie en France dans une économie mondialisée ?"
Vous pouvez désormais consulter le compte-rendu de la conférence sur le site de SKEMA incluant une synthèse par Jean-Luc Gaffard, professeur à SKEMA et Directeur du département innovation et concurrence de l’OFCE.

Liens

vendredi 30 mars 2012

"Big Data" ou "Big Blabla" ?

Les 20 et 21 mars s’est tenue pour la première fois à Paris une conférence sur le «Big Data», autrement dit ‘’larges volumes de données’’. Tous les grands prêtres de l’Information Technology étaient donc réunis à la Cité Universitaire Internationale de Paris-France: SAP, Microsoft, Oracle, HP, EMC, MicroStrategy, Syncsort, Pentaho, Amazon Web Services, Talend, SkySQL, Informatica, Teradata Aster, InterSystems.... avec pour ambition de ‘‘transformer le déluge de données en décision’’.

Alors le « Big Data », une révolution informatique ?

Commençons par le commencement : qu’est que le « Big Data » ?
D’après McKinsey Global Institute, le « "Big Data » est un "ensemble de données dont la taille dépasse la capacité des outils ordinaires de gestion de base de données à enregistrer, stocker, administrer et analyser l'information." Du coup, la capacité des ordinateurs est désormais de l’ordre du Téraoctet (1 000 Gigaoctets), pour ne pas dire le Pétaoctet (1 000 Téraocotets).
IBM s’est ainsi positionné sur le créneau de l’informatique dite ‘‘plus intelligente’’ avec le « Big Data » comme une de ses composantes.




Source
image
IBM

Des capacités informatiques énormes, mais pour quoi faire?

La masse de données à traiter semble gigantesque quand on additionne aux sources traditionnelles les données brutes générées par les sites web, les appareils mobiles, les réseaux sociaux…
Si l’on en croit MicroStrategy, société présente lors de la conférence, ‘‘jamais pouvoir exploiter de forts volumes de données n'a présenté un tel intérêt. Les entreprises accumulent des milliers de milliards d'octets de données concernant tous les aspects de leur activité. Or, ce Big Data est plus précieux que jamais, car il renferme des informations inestimables sur les clients et les marchés’’. Et de renchérir, ‘‘[...] les entreprises croulent sous les données, c'est une occasion unique de valoriser cette ressource qui se présente à elles. Celles qui sauront la saisir verront leur chiffre d'affaires exploser’’.

Une problématique qu’il faut replacer au cœur de l’intelligence économique

Reprenons en effet la définition de l’AFDIE (Association Française de Développement de l’Intelligence Economique) :
’’L’intelligence économique est l’ensemble des moyens qui, organisés en système de management de la connaissance, produit de l’information utile à la prise de décision dans une perspective de performance et de création de valeur pour toutes les parties prenantes.’’
L’élément clé de la définition est inclus dans l’aspect ’’utile’’ de l’information.
Certes, nous assistons à une surenchère du flot de données brutes, mais pour autant ‘‘[…] aborder la problématique de gestion stratégique de l’information (et non gestion de l’information stratégique) par l’angle de la sur-information revient à tourner en rond, puisque le taux de production de contenus sera toujours plus élevé que le taux d’absorption humain et d’assimilation des données’’. In Infobésité : arrêtez avec ce non sens de Aref JDEY.

Le « Big Data » correspond à une course à l’armement informatique, mais reste un moyen et non pas une fin. Il faut effectivement s’assurer que ce « Big Data » participe efficacement au système de management de la connaissance composé des axes majeurs ‘‘Management’’ (Identification/Sélection/Exploitation) et ‘‘Connaissances’’, c'est-à-dire transformer les données brutes en connaissance ; activité où l’humain reste clé.


Source Laurent Jean Marc in Wikipédia (Gestion des connaissances)

Et, de conclure en reprenant l’aphorisme de Jean Bodin qu’ ‘‘il n’est de richesses que d’hommes’’, ici les analystes, les veilleurs, les consultants en Intelligence Economique... (in La gestion des métiers de l’Intelligence Economique en entreprise, IHEDN, juin 2007 (pdf)).

Pour en savoir plus :

vendredi 23 mars 2012

Synthèse conférence SKEMA/OFCE "Quel avenir pour l’industrie en France dans une économie mondialisée ?"

Ce mercredi 21 mars avait lieu une passionnante conférence organisée par SKEMA et l'OFCE sur l’avenir de notre industrie (voir annonce sur le blog), en présence de patrons d’entreprises et d'économistes des meilleurs instituts. Notre ami Guy Debaux, Président du Club Métiers IE de SKEMA en a fait une intéressante synthèse diffusée aux membres du Club IE sur Linkedin, que nous vous proposons de partager également ici.

"Bravo et merci aux organisateurs de la conférence, à Pascal Junghans pour l’animation, et aux intervenants, pour leur envie de partager le concret de leurs situations et perspectives !

JL. Gaffard a mesuré le déclin industriel français sur les dernières années, en montrant les limites des « fausses » solutions comme le coût du travail France/Allemagne (supérieur en fait en Allemagne), l’acheter français, les délocalisations (l’Allemagne délocalise la fabrication de composants, et assemble en central).
Il est rejoint par D. Ferrand qui pointe la forte dégradation de l’EBE industriel en France par rapport à l’Allemagne (la France faisait 70% de l’EBE allemand en 2000, 30% maintenant).
Pour lui, la taille réduite de nos PME continue de poser problème, et dès qu’une PME réussit, elle est absorbée par un grand groupe. On remarque aussi la force de l’écosystème à l’allemande entre grands groupes et PMEs, les premiers aidant toujours les secondes à l’international, alors que nos groupes vont souvent chercher le low cost sur le marché extérieur qu’ils adressent (F. Muteau)…

M. Depeyrot a rapporté l’histoire douloureuse de la société qu’il a créée ; après des vicissitudes kafkaïennes entre COB et CNC, elle est reprise par un fonds américain sur ramassage boursier.

F. Sanchez confirme le diagnostic du déclin industriel (la VA industrielle faisait 35% du PIB en 1980, 15% maintenant). Il propose un optimisme réaliste pour une relocalisation industrielle en Europe, basé sur les tendances fortes:
  • Hausse des coûts de transport, taxe CO2.
  • Gestion de supply chain plus facile en local.
  • Pression des opinions publiques sur les normes ESG (ex. Apple).
  • Hausse des coûts salariaux dans les émergents.
  • Guerre des devises.
E. Heyer rappelle que la baisse des coûts du travail en Allemagne par la TVA sociale facilite les exports et freine les imports, avec des impacts négatifs surtout en…Europe (attitude non-coopérative) ; rôle positif des 35H dans l’évolution de la productivité (confirmé par les 2 PME).

D. Ferrand a introduit un indicateur précieux, avec la perception du prix/qualité. On voit alors Allemagne>France>Chine !

Sur une question de C. Soutra à propos des critères ESG dans le développement à l’international, M. Sanchez nous explique comment, après plus de dix ans de recherches, Fives durcit son avantage compétitif en innovant dans le traitement de l’acier : remplace le décapage chimique par un autre process, moins couteux, non polluant (au fait, comment protège-t-il ce savoir faire, brevet/secret ?).

Parmi mes points d’étonnement, celui-ci concernant la séparation physique de la R&D et des ateliers de production : les allers-retours étant nécessaires pour garantir la faisabilité des projets et prototypes (Fives). J’aurais pensé que des solutions de co-design comme Catia (Dassault Systèmes), partageant en temps réel le même objet technique sur le web, auraient permis de s’affranchir de la proximité pour mener le développement à terme, avec des modifications et évaluations en ligne…

Conclusion : rien n’est vraiment perdu, l’industrie est un monde riche de développements et d’opportunités. Tous appellent à en diffuser une nouvelle image (influence ?...) et à dynamiser la formation aux métiers techniques, tout en facilitant les passerelles techniciens/ingénieurs…
Un autre monde…à portée de main !"

4 étoiles pour le MS Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA

Grande satisfaction, le Mastère Spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances (MS IEMC) de SKEMA obtient une nouvelle fois 4 étoiles, soit la meilleure note, au classement SMBG 2012 des meilleurs masters, mastères spécialisés et MBA français de la discipline.

C'est également la note maximale qu'obtient le MS IEMC au classement mondial SMBG-Eduniversal dans la catégorie "Business Intelligence, Knowledge and Security Management".

Plus d'information sur le MS IEMC.