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mercredi 24 octobre 2012

Intelligence Economique, quelle place décisionnelle en entreprise ?

L’année 1994 connut la parution du rapport Martre, un document prônant principalement l’intégration de l’Intelligence Economique (IE) au sein des entreprises, la compréhension de la méthode d’optimisation du patrimoine immatériel de l’entreprise et de l’information émanant de son écosystème économique, géographique, politique et social dans le but de gagner en compétitivité, surtout dans un monde marqué par la fin de la guerre froide, l’émergence de nouvelles puissances économiques et la mondialisation des échanges, transférant ainsi la puissance de la case politique et militaire à la case économique.

2012, le poids des multinationales égale voire dépasse parfois celui des États (en 2011 la firme américaine Exxon Mobil a dégagé  un bénéfice net de 41,1 milliards de dollars, supérieur au PIB de la Suède par exemple), l’avancée des hautes technologies bat son plein avec la multiplication de brevets et de produits révolutionnaires et la concurrence est devenue féroce attaquant des 4 coins du globe avec l’émergence de nouvelles puissances économiques avantagées par la faiblesse du coût de la main d’œuvre, offrant ainsi les mêmes services tout en cassant les prix, une concurrence parfois déloyale et dépourvue d’éthique, privilégiant l’espionnage industriel et des pratiques douteuses pour s’imposer et régir les lois du marché.
Cependant, en analysant de près les différentes entreprises françaises notamment les PME, le constat par rapport à l’intégration et l’assimilation de l’IE est fort concertant. Partant d’un point de vue personnel, l’IE doit faire face à 3 obstacles majeurs en entreprise :
  • les idées reçues : l’IE signifie systématiquement Espionnage pour certains cadres et chefs d’entreprise, provoquant ainsi peur et paranoïa, malgré les efforts des spécialistes en IE pour mettre fin à cet amalgame, l'article de Madame Claude Revel "L'intelligence économique est efficace et responsable" paru dans le Monde démontre clairement que l'IE n'est en aucun cas une pratique d'espionnage.
  • une mauvaise utilisation : L’IE est considérée comme un outil et est réduite à une utilisation purement technique via la veille, confiée généralement au département Marketing (stagiaire ou jeunes recrues majoritairement), avec des outils classiques et peu performants (faible connaissance des outils de veille et de recherche, budget limité, faible maîtrise du processus de collecte et d’analyse de l’information).
  • l’ignorance : L’IE est complètement inexistante dans certaines entreprises, notamment les PME, la plupart n’ayant jamais entendu parler de cette discipline.
Dans une interview accordée à la revue Sécurité globale intitulée « L’intelligence économique en questions», Monsieur Alain Juillet déclarait que les Grands Groupes français se sont dotés de services défensifs en intelligence économique (sécurité physique et technique), mais ne pratiquent pas assez l’IE offensive (influence, lobbying...).

Pourquoi le concept d’IE peine tant à s’imposer dans tous ses aspects au niveau des entreprises ?
Il me semble que le caractère transversal et la nécessité de travail en réseau bouleversent les structures hiérarchiques. Le partage et transfert du savoir, des connaissances et de l’information va à l’encontre de la culture interne de certaines entreprises où les employés gardent jalousement leur savoir-faire et connaissances secrets, les considérant comme gage de leur valeur ajoutée et importance au sein de l’organisation.

Il y a un véritable malaise lorsqu’il s’agit de partager et diffuser, de travailler spontanément en réseau  et non dans le cadre d’un projet spécifique, malheureusement, la plupart du temps, cette culture hostile au partage des connaissances et à l’IE est renforcée par l’idéologie du top Management et de la Direction, ces derniers étant parfois peu convaincus de l’utilité et l’importance de l’IE dans le processus décisionnel et stratégique. Une direction qui ne maîtrise et ne définit pas clairement l’utilité et le but d’un concept nouveau à la culture de l’entreprise aura automatiquement du mal à convaincre le reste du corps de l’entreprise à l’appliquer et l’utiliser à bon escient.

L’IE n’étant pas une discipline technique, ne correspondant pas à un secteur précis, mais passant par la mobilisation de plusieurs expertises au-delà des compétences techniques complique la tâche pour les chefs d’entreprise. Doivent-ils la confier à des opérationnels experts-métier ? A quel département correspond-elle, R&D ? Innovation ? Planification ? Sur quelles bases peuvent-ils recruter des responsables IE ? Où s’arrête le pouvoir d’un responsable IE ?

Il est légitime de se poser ces questions, et même d’avoir parfois du mal à trouver les réponses adéquates et bénéfiques dans le processus d’intégration de l’IE.

Je pense que l’IE doit être parfaitement distincte même si elle requiert évidemment la coopération de tous les départements, il faut donc avant tout travailler sur la culture du partage et de la diffusion de l’information au sein des organisations, avec l'aide d'une plateforme efficace et simple d’utilisation de Knowledge Management (KM), des chartes internes claires, mais surtout une sensibilisation des employés de l’entreprise à ces nouvelles pratiques et leur intérêt pour la survie et la compétitivité de l’entreprise.

Durant mes expériences au sein de grands groupes comme au sein de PME, j'ai constaté que la diffusion de l’information se faisait souvent à la demande, au sein d’équipes restreintes, et n’atteignait jamais le centre de décision/direction, la recherche de l’information étant souvent considérée comme secondaire, régie par le couple temps/urgence.

Une fois la barrière de la culture franchie, l’environnement interne de l’entreprise sera plus apte à intégrer progressivement les nouvelles pratiques, ainsi le rôle du KM qui d’ailleurs doit être un département à part de l’IE est de gérer l’information et les connaissances en interne et les optimiser au maximum, facilitant la tâche pour l’IE au sein de l’organisation. Il s'agit avant tout d'instaurer le capital humain au centre de la stratégie d'ensemble.
Concernant les problématiques de recrutement, il me semble qu’opter pour des opérationnels/experts-métier est un mauvais choix, leur collecte et traitement de l’information seront forcément biaisés par leur propre vision, ce qui est contraire aux attentes de l’IE, où l’information doit être brute, réelle et objective et ne pas dévier l’analyse et la stratégie décisionnelle dès le départ. Cependant un responsable IE doit connaître parfaitement le monde de l’entreprise, le profil idéal étant un spécialiste (ingénieur, financier…) à double casquette IE.

Cette dernière phrase pose la question de la place et la valeur décisionnelle de l’IE au sein de l’entreprise, en posant la problématique je me suis rendue compte que les avis sont fortement partagés, les limites des objectifs stratégiques et tactiques de l’IE ne sont pas clairement définis dans les esprits.

L’IE élabore les scenarii, fournit des informations de grande valeur qui une fois analysées débouchent sur des stratégies bien ficelées pour gagner en compétitivité et en puissance; l'étape décisionnelle doit se faire par des analystes et stratèges de l’entreprise, mais devrait inclure dans le "process" l’avis du responsable IE, ce dernier maîtrisant bien l’information de l’écosystème de l’entreprise. Cependant les rôles d’un décisionnaire et d’un responsable IE ne sont pas identiques et ces derniers ne peuvent fusionner en un seul poste.

In fine, si l’Etat français a pris conscience de l’intérêt de l’IE pour la compétitivité et les stratégies de croissance, en créant des entités publiques dédiées à l’IE, en nommant de hauts responsables IE pour travailler en collaboration avec les ministères, en sensibilisant les firmes (grands groupes, PME, TPE…) via des colloques, conférences, rapports, ou parfois des outils "simples" tels que l’Autodiagnostic IE, un questionnaire accessible sur le site du Ministère de l’économie et dédié au PME/TPE, permettant à ces dernières de se situer en matière de bonnes pratiques IE en répondant à des questions précises et ciblées, l’IE demeure parfois prisonnière des idées reçues et de la culture hostile au changement au sein des entreprises, où la valeur de l’information n’est pas considérée comme un élément majeur de rentabilité à moyen et long termes.

Dans le contexte actuel, où la concurrence et l’avancée technologique croissent à une vitesse vertigineuse, les entreprises doivent adopter l’IE et l’intégrer intelligemment dans un monde où l’information et le savoir sont devenus le patrimoine le plus précieux de l’entreprise.

Malgré les obstacles constitués principalement de la culture hostile au changement et aux concepts innovants, nécessitant le travail en réseau et non l’individualisme qui trône partout, le rôle des leaders, chefs d’entreprises et managers est d’instaurer rapidement mais efficacement la culture de l’IE qui une fois adoptée, apporte à l’entreprise les armes nécessaires autant pour se défendre que pour "mener la danse".

Les spécialistes de l’IE ont également un grand rôle à jouer, en touchant une large audience sur les différents supports web et de communication classique afin d’éliminer la barrière de la peur et les inexactitudes entourant l’IE, mais surtout en privilégiant la compétitivité dans les thèmes abordés. 

L’heure est à l’optimisme ! En regardant de près le Baromètre de l’IE Lingway-Portail de l’IE Mai 2012, la compétitivité est au centre des débats IE sur la toile, détrônant la réputation et l’économie.
      
© lingway Vertical semantic solutions

Fadoua Yaqobi

Sources / en savoir plus :

lundi 25 juin 2012

Veille Image et Marque Employeur

Une entreprise n’est plus uniquement le produit qu’elle délivre, le service qu’elle offre… elle est aussi employeur. Cette dualité dans l’entreprise entre son activité et son rôle d’employeur doit être connue et gérée.

La "marque employeur" est un concept importé des USA par Didier Pitelet, il y a maintenant 10 ans. Celui-ci est maintenant incontournable pour les grandes entreprises désireuses d’attirer les meilleurs talents et de les fidéliser. En effet, l’image employeur a toujours existé, de façon plus ou moins formalisée et contrôlée. L’émergence d’Internet et la force des réseaux sociaux combiné à l'apparition génération Y a poussé l’image vers la marque c’est-à-dire vers la formalisation. En effet la transparence des avis, l’identité numérique font de chaque client, stagiaire, salarié, ex-salarié, prestataire un ambassadeur de la Marque. Ils impriment l'identité et la réputation de l’employeur.

La génération Y, génération zappeuse, avide de singularité et exigeante a bousculé les habitudes de l’univers du travail. L’entreprise ne fait plus la carrière, l’individu se prend en main et construit son parcours… ainsi il choisit avec soin l’employeur qu’il souhaite faire figurer sur son cv, les entreprises dans lesquelles il souhaite s’investir, donner son temps et son énergie.
Nous avons assisté à un double phénomène : une guerre des talents couplée à une grande exposition et visibilité sur le net.

Mais qu’est-ce qu’une Marque Employeur ? C’est envisager et juger l’entreprise non pas sur son activité (prestation de service, produit…)  mais sur sa qualité en tant qu’employeur. Une entreprise, en plus de son activité principale doit apparaitre comme un employeur respectueux de ses salariés mais aussi de la société, faisant du lieu de travail un lieu de développement de soi… La Marque Employeur c’est une promesse que l’on fait aux possibles candidats externes et que l’on s’applique à tenir auprès des salariés en interne.

On comprend bien que la Marque Employeur s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise, elle doit être cohérente (avec l’entreprise, son activité, son image de Marque existante) et réelle. En effet, toute différence entre la perception et le vécu sera sanctionnée, une promesse non tenue peut avoir des conséquences très difficiles sur la réputation de l’employeur. Les lieux d’expression comme twitter, facebook et les réseaux sociaux professionnels offrent une caisse de résonnance très rapide et peuvent occasionner des dégâts considérables. Comme le dit Didier Pitelet "La Marque Employeur n'est plus une simple composante de la Marque mais la caution même de la Marque". Tout veilleur doit ainsi intégrer cette notion clé dans ses recherches.

Sur quoi repose une Marque Employeur ? Les grands thèmes : la gestion des RH, le recrutement, les pratiques managériales, l'implication sociétale, la qualité de vie professionnelle, la santé financière, la convivialité, la fierté d’appartenance, les perspectives d’avenir…

Combien juge-t-on une Marque Employeur ?
On mesure l’attractivité d’une entreprise par des classements, reconnus dans le secteur RH et relayés par la presse. Les plus connus sont les Randstad Awards mais aussi Universum Top 100 Ideal Employer ou encore Best Workplaces France.

Par exemple les Randstad Awards réalisent une étude auprès de 12 000 salariés, 220 employeur clés en France autour de 10 facteurs clés. Le classement se base sur l'attractivité relative afin d'éviter le biais dû à la notoriété ou la taille d'un grand groupe. Les résultats reflètent une opinion publique car aucune entreprise ne peut postuler d'elle-même.

Ces classements érigent les sociétés au rang d’employeur de choix : les politiques et la gestion RH donnent un avantage concurrentiel dans le recrutement et la rétention des talents. <

Des exemples de Marque Employeur :
  • Louis Vuitton « make your carreer a beautiful journey » 
  • Danone “a great place to grow” 
  • L’Oréal “more business, more ambiation, more global, more passion…”
En conclusion, la veille image doit intégrer la notion de Marque Employeur dans son scope. Celle-ci ne doit pas être seulement l’affaire du service Ressources Humaines car il s’agit du coeur même de la réputation globale.

dimanche 8 mai 2011

L'intelligence commerciale, une autre composante de l'IE

En tant que passionnés, experts ou acteurs de l'intelligence économique, nous serons tous d'accord sur un point: l'intelligence économique (IE) a pour principal objectif d'améliorer la compétitivité d'une entreprise sur son marché. Pour cela, l'IE représente un ensemble de moyens pour obtenir, utiliser, diffuser et sauvegarder une information pertinente.

L'acquisition des données (ou collecte d'information) est la première phase du processus de l'IE. Pour ce faire, l'entreprise mettra certainement en place toute une logique de veille: veille concurrentielle, veille produit, veille fournisseur, veille image...
Il ne faudrait pas oublier des protagonistes importants au recueil d'informations: les commerciaux. Principalement sur le terrain, ils sont sans cesse au contact des clients, des fournisseurs et/ou grossistes, sur des colloques/salons, et ont généralement un réseau important et des connaissances susceptibles d'apporter des informations, dans le respect de la légalité, sur leur environnement métier.

Louis Hauser, fondateur du Cercle d'Intelligence Economique du Medef-Paris, a publié en 2006 un livre "L'intelligence commerciale" aux éditions IFIE (Institut Français de l'Intelligence Economique) qui propose de "mieux connaître ses clients et développer ses ventes grâce à l'Intelligence Economique".

Véritable enjeu, l'intelligence commerciale sera sans doute incontournable dans les années à venir...

mercredi 6 octobre 2010

6e rencontres "Innovation, Compétitivité, Connaissance" - Paris - novembre 2010

Ce sont les 8 et 9 novembre prochains qu'aura lieu sur le toit de la Grande Arche à Paris les 6e rencontres ICC sur le thème : "anticiper, innover, décider dans l'économie de la connaissance".
Beaucoup d'entre nous ont apprécié y participer les précédentes années pour la diversité des entreprises présentes, les multiples possibilités de rencontres ou tout simplement pour rester connectés à notre environnement de travail.

Les rencontres de l'ICC proposent des conférences, des ateliers "démo", une session plénière et des stands de présentation.

Pour plus d'information visiter le site :
www.icc2010.info
Si vous souhaitez obtenir un badge gratuit : cliquez ici.


Johanna Mimouni

jeudi 29 juillet 2010

Quel outil de veille choisir ?

Si certains pensent que l'IE n'a pas encore convaincu les entreprises, de nombreux éditeurs de logiciels s'orientent quant à eux sur ce créneau. Alors comment arrêter son choix devant ces dizaines de logiciels ? Il est certes possible de réaliser un benchmark des offres présentes sur le marché mais il faut garder à l'esprit que l'outil parfait n'existe pas. Ce n'est pas au logiciel de déterminer la méthodologie d'intelligence économique à mettre en place ; l'outil n'est qu'un support, une aide ou un moyen de parvenir à l'objectif que s'est fixé l'entreprise.

Toute société intéressée par l'acquisition d'un tel logiciel doit préalablement définir ses besoins. Or ceux-ci sont fonctions de l'orientation stratégique adoptée par la Direction. Il conviendra ensuite de déterminer le budget et les ressources humaines, en termes de compétences, que l'entreprise souhaite, ou peut, allouer à ce projet. Nous rappellerons ici qu'il est possible de réaliser une veille minimale gratuitement sur internet grâce aux flux RSS, aux alertes et à certains modules open source disponibles sur Mozilla Firefox par exemple.

Voici une petite étude sur le sujet, de Dominique Filippone pour journaldunet.com, qui intéressera certainement les néophytes.

Aline Goletto-Didier

vendredi 26 février 2010

Quelle Intelligence Économique pour les professionnels de la finance?

L'utilité de l'Intelligence Économique au sein de l'entreprise est aujourd'hui une chose avérée. Il serait inconsistant de vouloir nier cette multi discipline qui a depuis, parcouru du chemin en France ainsi qu'à l'échelle internationale, et qui s'est révélée être une des pratiques incontournables de gestion des nouvelles organisations.

Dans un contexte économique morose, complexe et marqué par une crise structuro - économico financière sans précédent, il serait intéressant de s'interroger sur les apports qu'offre l'Intelligence Économique aux professionnels des marchés bancaires et financiers afin d'anticiper les périodes récessives, mais surtout, quel est son rôle à jouer pour renouer avec la reprise sans pour autant tomber dans les excès de la spéculation, qui sont les prémices de la formation d'une crise.

1- Les apports de l'IE à l'instant t-1 et t (Collecte, Traitement et Diffusion de l'information):
  • L'intelligence des marchés financiers: Tout décideur a besoin d'une information à valeur ajoutée pour décider puis pour agir. Par conséquent, un trader, acteur financier parmi d'autres, qui opère dans une salle de marché, doit disposer de la bonne information au bon moment afin de prendre la meilleure décision possible, tout en sachant qu'il n'existe pas de certitudes sur les marchés. Il faut apprendre à composer avec le risque.
  • La gestion des risques, de manière générale, doit être appliquée par les banques et les assurances afin d'analyser les crédits à octroyer, et d'étudier les dossiers de financement. De plus en plus cette fois-ci, l'accent est mis sur la solvabilité des emprunteurs afin d'éviter un scénario catastrophe comme nous l'a rappelé la crise des subprimes.
  • Le risque pays permet d'étudier la situation économique, financière, sociale et politique d'un pays à travers son aspect géographique. La situation est décryptée de manière très précise afin d'émettre des signaux faibles et lourds en direction des investisseurs désireux de s'implanter à l'étranger. Les informations collectées, traitées, analysées puis diffusées sont à la base des décisions des investisseurs institutionnels et privés.
  • Public Affairs ou Relations Publiques, est une fonction stratégique pour les institutions et organismes bancaires et financiers. En effet, les marchés financiers sont très volatils et se montrent très réceptifs aux informations émises et reçues de la part des acteurs du marché. C'est la raison pour laquelle des rumeurs de démission du PDG d'un grand groupe, de délits d'initiés, de fraude, etc..., doivent vite être éteintes ou démenties afin de ne pas provoquer de panique sur les marchés.
  • la rétrospective (t-1): connaître le passé, pour saisir le présent et maîtriser l'avenir. Les bilans conjoncturels des années précédentes doivent être analysés afin d'appréhender le présent et de mieux préparer l'avenir.

2- les apports de l'IE à l'instant t+1 (Construction et Anticipation)
  • La prospective permet de mettre en place des scenarii d'évolutions possibles afin de les étudier minutieusement pour mieux les comprendre, et donc de mieux les envisager, s'ils venaient à se concrétiser.

Il faut donc que les professionnels de la finance s'efforcent de trouver un juste équilibre entre ces composantes de l'Intelligence Économique, afin de retarder l'échéance des bulles spéculatives, qui ne sauraient disparaître quelle que soit la situation, car elles s'inscrivent dans un système itératif, autoentretenu et probable, mais dont les conséquences peuvent être maitrisées.

Il convient de préciser également que l'Intelligence Économique intervient surtout en amont de l'ensemble des disciplines évoquées ci-dessus.

Youssef Benkirane

jeudi 10 décembre 2009

Source d'informations des journalistes

S'il est une profession où l'information et plus particulièrement la recherche de celle-ci est primordiale, c'est bien le journalisme. Il est donc intéressant de savoir quelles sont les sources d'information des journalistes.
Une étude menée par Middleberg Communications et the Society for New Communications Research (SNCR) avance que 70% des journalistes américains utilisent comme source d'information les réseaux sociaux alors qu'ils n'étaient que 41% en 2008.
On remarque donc que les médias sociaux rentrent dans les méthodes de travail d'autant que 92% des sondés affirment que les recherches sur ces nouveaux médias permettent un gain de temps considérables comparées aux anciennes méthodes de la presse traditionnelle.

Il est utile de nuancer les résultats de cette enquête par le fait que les 317 journalistes interrogés dans cette enquêtes ont tous un compte Twitter© ou autres.

La source : influencia

Adrien Catella

mercredi 2 décembre 2009

WebMii

Le concept de e-reputation s'applique de plus en plus souvent aux personnes à travers ce qu'on appelle le "personal branding". En effet, il devient fréquent de taper le nom d'une personne que l'on a (va) rencontrer sur un moteur de recherche pour obtenir des informations sur cette dernière.
Il devient alors important de savoir ce que renvoient les moteurs de recherche.

Dès lors, certains sites web se spécialisent dans la recherche sur internet d'informations sur les personnes. On peut citer WebMii qui possède deux champs de recherche : le prénom et le nom. En plus de synthétiser les informations disponibles sur vous comme le propose déjà 123people.fr par exemple, WebMii va plus loin en donnant un chiffre (0 à 10) à votre visibilité sur internet, c'est ce qu'il appelle le PeopleRank, à la manière de Google© qui donne un PageRank aux sites web pour quantifier leur impact sur la websphere.

Découvrez vite votre PeopleRank sur WebMii.

Adrien Catella

mercredi 25 novembre 2009

YouTube vers un sous-titrage automatique des vidéos

Youtube va prochainement tenter de mettre en œuvre un sous titrage automatique des vidéos via un processus de reconnaissance vocale.

Outre l'avancée qu'offre ce développement pour les malentendants et la facilité qu'il offrira dans la compréhension des vidéos en langues étrangères (Google Translate permettra de traduire les textes en 51 langues), le "Speech to text" pourrait permettre d'accroître le périmètre d'action des outils se basant sur des analyses sémantiques, c'est-à-dire les moteurs de recherche et les logiciels de veille pour l’essentiel.

Google dès 2008, avait démontré l'intérêt que le « Speech to text » revêtait à ses yeux, à l’occasion des présidentielles américaines (période propice au buzz). En effet, le n°1 du « Search » sur internet permettait via un gadget iGoogle de réaliser des recherches textuelles au sein des discours audio des candidats.

« How does it work ? »

You tube s'appuie sur deux technologies : Automatic Captions et Automatic Timing. Le premier génère automatiquement des sous titres via un système de reconnaissance vocale utilisée par Google Voice. Ce système ne se limite pas seulement à la retranscription des voix humaines mais permet également celle des sons ambiants sur la vidéo. Ainsi l'ensemble des traits sonores captés est retranscrit en bas de l'écran.

Automatic Timing, permet d'éditer la vidéo par l’entrée manuelle de fichiers texte, permettant la retranscription des propos tenus de manière synchronisée avec la lecture du contenu audiovisuel. Cette technologie est actuellement disponible pour l'ensemble des vidéos You Tube, mais en anglais uniquement...

Aujourd’hui le sous-titrage automatique n'est en vigueur que pour les vidéos des 13 chaînes disposant d'un partenariat avec You tube.

...un petit pas pour You Tube, un bond de géant (potentiel) pour la veille

Grand bon "potentiel", car si la technologie permettant le passage de l'audio à l'écrit est en phase d'affinage, il n'est pas certain que les logiciels de veille dont nous disposons aujourd'hui soient en mesure d'isoler et de capter ces textes au sein des vidéos.

Je vous encourage à visiter le blog officiel de Google (et oui YouTube appartient à Google, depuis 2006...) ou une petite vidéo montre les fonctionnalités qui sont offertes par cette mini révolution dans le speech to text...

Il est à souligner que Google n’est pas le seul acteur à se lancer dans le « Speech to text ». France 24 s’est également essayé à appliquer cette technique à ses programmes durant l'année.

On peut également suggérer que de nombreuses dérives sont à venir, dans les retranscriptions textes qui seront faites des contenus audiovisuels. Pour exemple nous pouvons reprendre l'une des parodies les plus populaires du moment, inspirée du film « La Chute »…extrait choisi...

Yoann Rodriguez

Pour en savoir plus:

mardi 25 août 2009

Flagfox - module complémentaire de Firefox

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Flagfox est un module complémentaire de Firefox. Il permet de savoir en un clin d'oeil où est situé le serveur du site sur lequel vous êtes en train de surfer.
Il lance également Géotool qui en un rien de temps nous renseigne sur la géolocalisation du serveur, l'heure locale... mais également fournit un accès rapide au Whois.

Intérêts pour les praticiens de l'IE:
  • Permet d'accéder en 2 clics aux informations Whois du site
  • Permet de vérifier si le serveur du site est bien situé dans le pays où il prétend l'être.
Pour en savoir plus

Source: Add-ons for Firefox

Georgine Hapiak

lundi 15 juin 2009

Scoopler : un moteur de recherche indexant en temps réel

Un nouveau venu dans la galaxie des moteurs de recherche : Scoopler. Encore en beta, la particularité de ce moteur est d'indexer, en continu, le contenu des principaux réseaux sociaux comme Twitter, Flickr, Digg au Delicious.

A la clé, les résultats reflètent plutôt bien l'actualité. Ils sont classés en deux colonnes : la première comprend les résultats les plus récents et la seconde, les plus populaires. A gauche, une colonne indique les sujets d'actualités les plus "brûlants" ainsi qu'un historique des recherches. Ce qui détonne le plus de ses homologues, c'est la mise à jour des résultats avec les tweets qui s'affichent dès leur publication (40 secondes).

Les résultats sont multilingues puisque des tweets anglais, allemands et espagnols se succèdent... il s'agit d'une version beta.

Un site pouvant être intéressant dans une gestion de crise ou de buzz.

Accès direct: Scoopler

Adrien Catella

Docjax : un metamoteur pour les documents

Docjax est un meta-moteur - un meta-moteur renvoi les réponses de plusieurs moteurs de recherche, en l'occurrence Google et Yahoo - qui ne s'intéresse qu'aux fichiers (pdf, ppt, xls et bien entendu doc). Il est possible d'afficher les résultats qui ne correspondent qu'à un seul type de fichier ou alors aux quatre. De plus, chaque fichier peut être prévisualisé avec le service Scribd avant de le sauvegarder... même si souvent, le téléchargement est plus rapide que la prévisualisation.

En définitive, c'est un outil utile pour qui cherche des fichiers sur internet et qui ne souhaite pas perdre de temps avec les recherches avancées de Google et Yahoo. On peut néanmoins regretter que Docjax ne travaille qu'avec ces deux moteurs.

Liens
Le site de Scribd

Adrien Catella

Jobfact

Après le site note2be, qui proposait aux élèves de noter leurs professeurs, jobfact propose de noter l'ambiance au travail et de communiquer leur salaire (anonymement bien sûr). Les avis sont validés par le service de modération du site pour éviter des notes ou salaires trop fantaisistes. Il n'en demeure pas moins, que ces avis, comme ceux des élèves, sont rarement objectifs.

Rappelons qu'un site similaire, Tchooze.com, était apparu au début du siècle. Après avoir subi ce manque d'objectivité et essuyé quelques procès, il avait dû se réorienter puis fermer.

Les dirigeants d'entreprises devraient garder ce site à l'oeil pour vérifier leur e-reputation, car il risque bien de devenir une référence pour ceux qui cherchent un emploi ou ... qui viennent de le quitter.

Accès direct: jobfact

Adrien Catella

lundi 4 mai 2009

Kartoo change de peau

Le blog corporate nous l'annonçait, le voilà en ligne. Au menu, toujours une cartographie des résultats, mais il faudra la demander car par défaut, les résultats sont présentés dans trois colonnes. Sur la gauche, un indicateur e-reputation basé sur Google News et les actualités qui sont, vous l'avez déjà deviné, basées elles aussi sur Google News. Ce bandeau de gauche ainsi que la présentation des cartographies sont paramétrables dans l'onglet option. On pourra y placer au choix images, mots clés, sites préférés, etc.

S'il s'agit encore d'une version alpha, Kartoo a bien réussi sa mue.

Accès à Kartoo, nouvelle version.

Adrien Catella

Tweepz

Le blog d'exalead nous apprend qu'un de leurs développeurs a conçu un moteur de recherche spécialisé sur le réseau twitter. Au programme, recherche sur le profil des "twitterers", biographie, lieu, noms.

Pour l'essayer, c'est par ici.
Le blog d'Exalead, c'est par là.

Adrien Catella

lundi 27 avril 2009

Google Similar Images

Google n'en finit pas de nous surprendre. Après avoir développé des moteurs de recherche spécialisés (codes informatiques, articles scientifiques), Google décide maintenant d'ajouter des fonctionnalités à son moteur de recherche Google Images. Dénommé Google Similar Images (GSI), Ce moteur, nouvelle génération permet comme son "ancêtre" de chercher une image, mais une fois notre choix fait, GSI nous propose de trouver des images similaires.

Que de temps gagné, merci Google.

Lien direct: GSI

Adrien Catella

mercredi 25 février 2009

Marché de la Veille où, en Sommes Nous ? 2eme partie

Aujourd’hui nous poursuivons notre exploration du marché de la Veille, en collectant les impressions d’un second professionnel du secteur : Antoine Montoux, consultant pour la société KB Crawl, fournisseur de logiciel de veille automatique sur internet.
Bonne Lecture,

Et si vous aussi vous désirez me faire part de vos commentaires et peut être faire l’objet d’un article sur notre blog n’hésitez pas à me contacter.

Y.R. Quelles ont été les principales évolutions du marché ces dernières années ?

A.M. « D’un point de vue global depuis 2002, on a pu constater une augmentation à la fois des budgets alloués à des activités de veille et du nombre de cellules mises en place. D’un point de vue qualitatif nous avons observé une évolution sensible des compétences et exigences des utilisateurs.

Concernant notre clientèle, nous sommes passés de prospects privés centrés essentiellement sur le secteur de l’industrie à une multitude d’acteurs évoluant dans des domaines divers, avec des besoins tout aussi variés. Aujourd’hui la nécessité de réaliser une activité de veille est entrée dans les mœurs des entreprises, même si le travail de sensibilisation est à poursuivre. De par la multiplicité toujours croissante du nombre de parties prenantes sur des marchés de plus en plus vastes, il est devenu vital de collecter l’information pertinente à des fins stratégiques.

Notre portefeuille de clientèle s’est diversifié au fil des années, il s’étend de la PME à des entreprises plus imposantes (nous sommes en relation avec près de la moitié des sociétés du CAC40). Mais nous collaborons également avec des structures publiques et parapubliques comme les CCI et un certain nombre de ministères.

Du point de vue interne à l’entreprise nous ne travaillons plus seulement avec les départements de documentation mais de plus en plus avec les services marketings, de R&D, Juridiques. Ce sont ces acteurs qui ont fait évoluer la nature des veilles mises en place. »


Y.R.Quels sont les types de veilles les plus répandues à l’heure actuelle et vers quoi tendons-nous ?

A.M. « L’activité de veille « originelle » était essentiellement axée sur une mise sous surveillance de la concurrence. Celle-ci constitue toujours la base des activités des cellules de veille. Néanmoins au fil des ans les demandes ont évolué, cela étant en grande partie lié à la mutation de la structure de notre clientèle et plus particulièrement des clients internes aux entreprises (Services désireux de développer une veille). Nous avons ainsi constaté une activité de plus en plus axée sur de la veille produit, de la veille technologique, sociétale etc. Mais depuis l’année dernière, la veille image explose, ceci étant lié avec le développement du Web 2.0. L’entreprise souhaite connaître quelle est son image sur internet non plus seulement au travers de la presse généraliste ou spécialisée mais via les Blogs, Forums, les Réseaux sociaux, etc. »

Y.R.Quelles sont selon vous les conditions principales au bon fonctionnement d’un projet de veille ?

A .M. «Le premier critère de réussite de l’implantation d’un projet Veille repose sur une parfaite définition du besoin de l’entreprise. C’est un aspect crucial qui va conditionner l’ensemble de la mise en œuvre et de la stratégie de développement. C’est à partir d’une définition claire des besoins de l’entreprise que le choix d’un outil adapté s’opérera. Outre le besoin fonctionnel, l’entreprise devra être parfaitement consciente que la mise en place d’un projet de veille induit des investissements humains, financiers, comme de temps. Parfois les besoins identifiés ne nécessiteront pas l’usage d’un outil spécifique.

Je souligne que le facteur humain est un élément majeur de la réussite ou de l’échec d’un projet. Le choix des personnes qui supporteront le projet doit être réalisé de manière consciencieuse et parfois il sera préférable d’externaliser l’activité de veille à un cabinet. D’ailleurs nous travaillons de plus en plus avec des cabinets spécialisés, qui utilisent notre solution. »


Y.R. Quelles sont les réticences que vous continuez d’observer ?

A.M. «Le premier élément reste le « nerf de la guerre ». Comme j’ai pu le dire, il faut être conscient que le développement d’une activité de veille suppose un coût financier. Pour développer une cellule de manière efficace il faut s’assurer d’être prêt à supporter des coûts humains, de temps mais également budgétaire. Là encore, en fonction des besoins les budgets ne seront pas les mêmes et l’échelle de prix est importante.

Le second point serait l’implication des services informatiques, ce qui n’est pas forcément une barrière mais un facteur à prendre en considération pour l’ensemble des éditeurs de logiciels. Il faut s’assurer que l’utilisateur pourra accéder aux services de l’entreprise à distance via son poste sans problème (ASP). D’un point de vue général, la sécurisation croissante des systèmes d’informations, peut éventuellement être un problème pour les utilisateurs des solutions que nous offrons : Difficulté d’accès à des Blogs etc. »
Enfin les résistances humaines sont toujours présentes, mais ont tendances à s’estomper.


Y.R. Une des réticences que j’aurais soulignées aurait été la difficulté d’évaluer le retour sur investissement d’un projet de veille.

A.M. «En effet, il n’existe pas de méthode préétablie d’évaluation du ROI d’un projet de veille. L’impact d’un tel outil sur le business d’une entreprise est difficilement mesurable du fait de l’aspect qualitatif du projet. Il faut dès lors se replacer sur des expériences concrètes suscitées par le projet de veille. Par exemple : l’un de nos clients, a pu au travers d’une veille sur des journaux locaux étrangers détecter une grève dans une usine de l’un de ses concurrents. Durant le déroulement de cette grève, notre client qui était devenu le seul fournisseur sur le marché ciblé a pu augmenter ses prix et accroître ses marges. Bien sur cela suppose un processus de prise de décision bien réactif. Ainsi grâce à de telles expériences on pourrait définir le manque à gagner si l’information ne nous était pas parvenue à temps».


Y.R.Quel est votre sentiment actuel sur l’évolution de la concurrence sur le marché ?

A.M. «Le nombre de fournisseurs croit sensiblement, mais tous ne se positionnent pas sur les mêmes segments. Certains vont offrir des services relatifs à la mise en place de plateformes de veille complètes, d’autres vont se concentrer sur de l’analyse sémantique, du crawling, des activités de cartographies etc. Au final certains se retrouvent en situation de concurrence, mais d’autres en situation de partenariat, avec des outils complémentaires : allant de la collecte au Dashboard final assurant une meilleure visibilité des informations recueillies.

C’est dans cette optique que nous avons développé différents partenariats avec des fournisseurs de logiciels de cartographies (Neotia), d’analyses sémantiques (Temis), de moteurs de recherche en entreprise (Polyspot) ou encore de gestions documentaires (Alexandrie).


Y.R.Que pensez vous des outils gratuits de veille ?

A.M. «Les outils gratuits sont souvent la première étape vers une veille « industrialisée ». Mais lorsque l’on désire mettre en œuvre une surveillance plus poussée et professionnalisée, avec des filtres plus fins, l’utilisation d’outils payant devient nécessaire. Les outils gratuits sont un premier pas mais présentent un panel de fonctionnalités souvent limité ».


Y.R.KB Crawl est une solution disponible dans de plus en plus de pays, quelles sont les différences dans l’approche de la veille que vous avez pu constater ?

A.M. «Notre marché se situe en grande partie en France et dans les pays francophones comme la Suisse, le Luxembourg, la Belgique ou le Maroc. Mais nous sommes également implantés au Canada, en Finlande et au Pays-Bas. L’été dernier nous avons ouvert un bureau à Londres afin de pénétrer le marché anglais.
La principale différence que nous pouvons établir avec les marchés anglophones, c’est qu’ils sont davantage consommateurs d’informations que de softwares. Ils se tourneront vers des cabinets d’études plutôt que d’adopter une solution qui nécessitera de la formation et du paramétrage.


Y.R.Quel impact aura eu la crise économique sur votre secteur d’activité ?

A.M. «Fin 2008 notre taux de renouvellement de maintenance était de 96%. On ne peut ignorer l’impact que la crise aura sur notre secteur. La difficulté se portera sur la conquête de nouveaux clients plus que sur le renouvellement des contrats de notre clientèle actuelle. Les budgets dédiés à la veille ne sont pas toujours prioritaires par conséquent en cas de coupes budgétaires, les ressources attribuées aux cellules de veille seront probablement impactées et les projets d’implantation de telles activités mis en standby.

Peut-être que les enseignements de cette crise feront dans l’avenir des activités d’Intelligence Economique des services piliers de l’entreprise, lui permettant de se prémunir de certains risques.


Y.R.Quelles seront les évolutions vers lesquelles tendront les futurs produits de veille ?

A.M. «La tendance majeure, c’est l’accès à l’information à tout moment et de n’importe où. On ne désir plus seulement accéder à ses informations à partir d’un seul et unique point, mais disposer d’une interface accessible par le web et qui nous permet d’accéder à nos informations à tout moment. Nous avons, pour répondre à ce besoin développé un portail web permettant à nos utilisateurs de consulter leurs news via internet.

La seconde tendance serait, la mise en place d’une veille environnementale. Cette préoccupation est croissante au sein des entreprises et est à relier avec l’importance que revêt la veille image.

Enfin, les futurs outils de veille devront permettre l’analyse de contenus autres que des
contenus textes. Je pense essentiellement à des vidéos afin d’étendre le périmètre de surveillance de chaque entreprise. On parle d’analyse du « Speech Text ». Aujourd’hui seuls les tags permettent de repérer une vidéo sur le web. Des technologies allant dans le sens du « Speech to text » sont en cours de développement, mais le travail à réaliser reste important.


Y.R. Pour conclure notre entrevue, pourriez-vous brièvement nous présenter la solution KB Crawl.

A.M. «KB Crawl est un outil de veille sur internet qui permet de collecter et filtrer automatiquement les informations ciblées en vue d’une exploitation stratégique. La solution permet de surveiller tout type d’information sur le web, en vue de la mise en place d’une veille concurrentielle, brevet, image, technologique, produits, clients etc.

Nous pouvons donc surveiller différents types de contenu sur le web : des PDF, du Rss, du DOC, le contenu des blogs et forums etc.
Nous travaillons avec tout types d’acteurs, privés comme publiques, avec des PME comme de plus grandes structures.

Nous lançons une nouvelle version de KB Crawl : KB Crawl 4. C’est une révolution plus qu’une évolution par rapport à KB Crawl 3 tant au niveau de la performance que des fonctionnalités. Une des particularités de cet outil est d’offrir une surveillance des sites en Arabe, en Chinois, Indien ou Russe. La seconde particularité repose sur le développement, d’un Software as a Service (SaaS). On peut ainsi accéder aux services de KB Crawl à distance via un server web sur demande du client.

Un autre avantage majeur de notre solution c’est que nous pouvons la coupler avec une multitude d’autres applications, car les informations collectées par KB Crawl peuvent être exportées en flux XML afin de fournir des informations à tout type d’outil.

« Nous invitons tous les lecteurs du blog à découvrir KB Crawl les 25 et 26 Mars à l’occasion du salon francophone B to B dédié à la gestion de l’information, de contenu et du document : « Documation » ou sur notre site Web.


N.B. : Cet article a fait l'objet d'une relecture de part du Service Communication de KB Crawl.

Yoann Rodriguez

dimanche 22 février 2009

Réaliser une veille dans l’industrie du luxe?

L’industrie du Luxe a toujours constitué un secteur à part. Aucune autre activité ne peut se targuer d’une telle santé (croissance à 2 chiffres depuis des années), et d’un tel prestige. Le luxe, semblait être « le » secteur intouchable, les précédentes crises n’ayant eu qu’un impact limité sur ses marges, ceci étant en grande partie du à la forte croissance des pays émergents.
Mais cette bulle qui flottait au dessus du marasme économique semble aujourd’hui être rattrapée par la Crise Mondiale.

Les ventes en 2009 devraient connaître une baisse de 4% selon le JP Morgan alors que durant les précédentes crises en 2001-2003, le secteur avait connu une croissance de 2% (tx change courant/ -7 % tx change constant). L’an prochain les fers de lance de l’industrie du Luxe seront confrontés à une baisse généralisée du marché Américain et Européen, ainsi qu’à une décélération de la croissance des pays émergeants (2 % au lieu de 15 % à 25 % habituellement) qui représentent 15% des ventes et une croissance de 10% en Chine (au lieu de 30 à 40%).
Le marché Japonais qui représente à lui seul 12 % des ventes, devrait connaître une chute de 7 %, selon l’étude de Bain & Co.

La contraction du marché sera certes à relativiser en fonction de l’évolution des taux de change et de plus, tous les secteurs du luxe ne seront pas impactés de manière symétrique. L’horlogerie devrait être le secteur le plus impacté: les exportations suisses dans ce domaine ont ainsi reculées de plus de 15% pour 2008.

LVMH le leader mondiale de l’industrie du luxe a perdu près de 44% de sa valeur boursière, tout comme ses principaux concurrents et a du remettre à 2010 l’ouverture d’un « Flagship » pour Louis Vuitton à Tokyo, qui devait être un nouveau symbole du prestige et de la puissance de la marque.

Néanmoins le monde de la mode n’est pas en crise ; enfin pas au sens où les autres secteurs l’entendent. Si les marges vont nécessairement se réduire, elles resteront élevées, puisque le cabinet Nomura prévoit la réalisation d’une marge de 18 % en 2010 pour LVMH, au lieu de 21 % en 2007.

Face à ce nouveau challenge économique, les maisons du secteur de l’horlogerie, joaillerie et autres accessoiristes du luxe, devront adapter leur stratégie. Les acteurs vont devoir adapter leur stratégie en gelant les prix de leurs produits, diminuant leurs stocks, procéder à des reports d’ouvertures de « Flagships »et probablement se recentrer sur leur cœur de métier. Sur un marché où la profitabilité et les actionnaires sont au cœur des objectives des « Maisons du luxe », la chasse aux coûts superflus devrait s’accroître.

Mais au-delà, de ces changements, nous devrions assister à une intensification de la concurrence. Intensification sur les marchés matures (Europe, USA, Japon), mais également sur les marchés émergents, notamment en Inde et Chine. Dans un tel contexte, il est fort probable d’être confronté à une concentration du nombre d’acteurs liée à des mouvements de fusions/acquisitions. Les liquidités dégagées au fil des ans par les Maisons, devraient permettre à certains « players » de racheter ceux qui souffriront le plus de la crise.
Dans un tel contexte, la mise en place de cellules de veille, apparaît comme une nécessité.
Mettre en place une veille, mais pour surveiller quoi ? Nous allons suggérer quelques pistes spécifiques dans la suite de cet article…

Une veille pour lutter contre l’industrie de la contrefaçon qui incarne le véritable fléau de cette industrie. Une contrefaçon qui au travers du web (et des sites d’enchères entre particuliers, tout spécialement) a su exploiter un nouveau canal de distribution.

Une veille sociétale afin d’adopter une démarche pro active relative à l’évolution des goûts des consommateurs. Même s’il reste à savoir si se sont les consommateurs qui influencent la mode ou si c’est la mode qui influence le consommateur ?

Une veille réglementaire qui facilitera leur implantation dans les pays émergeant disposant d’une législation fiscale, d’un droit sur la propriété intellectuelle, d’un droit du travail ou d’un code du commerce qui seront très éloignés des standards du droit européen.

Une veille Socio culturelle, car les critères de beauté, d’élégance et de raffinement sont différents d’une région à l’autre et il est vital d’analyser ces paramètres avant de se décider à s’implanter.

Une veille image afin de surveille le Buzz autour de son image de marque, qui constitue pour les Maisons l’essentiel de leur puissance de vente, puisque le client se reflète dans ce qu’il achète. La récente publication de WWF peut être un facteur non négligeable et avoir un impact critique et durable sur ces acteurs.

Une veille éco/risque pays qui permettra également d’évaluer la maturité du marché et les perspectives d’évolution. De même, une telle veille permettra d’obtenir des informations sur les partenaires potentiels, le degré de corruption et d’instabilité politique existante, chaîne de distribution adaptée, menace terroriste (même si ce dernier point renvoi davantage à de la gestion de risques, à la manière de la Coface).

Une veille concurrentielle, apparaît comme vitale afin de se tenir informé des nouveaux lancements produits (budget communication), des nouvelles implantations géographiques (pays émergeant), de nouveaux « Flagships », de possibles acquisitions ou encore au travers d’une veille brevets.

Avec l’émergence de ce nouveau contexte économique l’industrie du Luxe devra faire face à de nouveaux challenges et les systèmes de veille aujourd’hui disponibles lui permettront de réduire le degré d’incertitude qui frappe son environnement.

Bibliographie:

LVMH optimise sa veille mondiale avec Digimind Evolution, Digimind Corporate Website, 22/02/07.

Le WWF veille sur le Luxe, Les Quotidiennes, Chantal Savioz, 11/01/2009.

L'industrie du Luxe rattrapée par la crise, Les Echos, Source AFP, 21/12/08.

Worldwide Luxury Goods Market Growth Projected to Slow Substantially by end of year and head into recession in 2009, Bain & Company press release, 10/29/08.

Yoann Rodriguez

samedi 29 novembre 2008

Marché français de la veille, où en sommes nous?

Dans le cadre de mes études dans le domaine de l'intelligence économique et du knowledge management, je me suis intéressé au marché de la veille, à son développement, aux acteurs qui évoluent dans ce domaine et aux solutions qui y sont proposées. Dans cette optique, je me suis mis en tête d'interroger plusieurs professionnels afin qu'ils me donnent leur vision du marché, les perspectives d'avenir et comment leurs solutions répondront aux besoins futurs.

Dans ce premier article, Clément Ducreux (CD), consultant veille chez Digimind a eu l'amabilité d'accepter un entretien téléphonique afin de me donner son opinion sur le marché, ainsi que de me présenter les grandes lignes de la Solution Digimind 7.

Mon prochain billet sera centré sur la solution KB-Crawl et la vision du marché de l'un de ses consultants.

Bonne Lecture.

Yoann Rodriguez (YR)

Y.R. - Comment le marché français de la veille a-t-il évolué au cours de ces dernières années ?
C.D. - Au cours de ces dernières années le marché a connu un essor important, au vu du nombre d’acteurs impliqués et des ressources allouées. Les grandes entreprises du CAC ne sont plus les seules à s’équiper en outils spécialisés. Les PMEs entrent sur le marché mais utilisent des équipements différents et poursuivent des objectifs qui le sont tout autant. Ainsi, on a pu remarquer qu’elles organiseront une veille davantage axée « Opportunités Business » que ne le feront les grandes entreprises qui se positionneront sur d’autres types de veilles, car elles disposent d’un réseau de commerciaux performant.
Les budgets dédiés à la veille sont reconduits d’année en année dans la plupart des structures, témoignant de l’intérêt croissant porté à ce type de solutions. Néanmoins, l’impact de la crise financière sera à évaluer, car les budgets de veille ne sont pas encore considérés comme des ressources pérennes à l’instar du marketing, de la finance et pourraient être amputés afin de faire face à la crise.

Y.R. - Sensibilisation par rapport à la veille et plus largement à l’IE : où en sommes nous aujourd’hui ?
C.D. - L’intelligence économique est un concept de moins en moins obscur aux yeux des dirigeants et des différents acteurs du marché. L’image d’ « espionnage industriel » reste présente mais tend à s’estomper peu à peu. Les décideurs accordent de plus en plus d’importance à l’information, à la manière de capturer celle-ci, de la faire circuler au sein de l’entreprise et par la même, ils se rendent compte de la valeur que peut apporter un véritable processus de veille et de gestion de l’information.

Y.R. - Comment évolue la concurrence entre fournisseurs ?
C.D. - Digimind reste le leader sur son marché, néanmoins on constate un accroissement progressif de la concurrence au fil des ans. Ce phénomène est en partie dû à l’émergence de consultants indépendants sur le marché du conseil en parallèle à l’accroissement du nombre de fournisseurs de solutions intégrées.
Du point de vue des outils, certaines structures basent leur veille sur l’utilisation de plateformes gratuites, parfois open-source, au dépend de solutions payantes. Bien sûr, ces solutions gratuites offrent généralement un éventail de fonctionnalités inférieur à celui mis à disposition par les fournisseurs de softwares/conseils payants. Elles nécessitent qui plus est plus de services de maintenance, et les coûts cachés peuvent être non négligeables. Néanmoins, même si le nombre de « fournisseurs » de solutions s’est considérablement accru, le marché de la veille n’est pas saturé, d’une part du fait qu’il est en perpétuelle expansion et d’autre part car le type de solutions des différents fournisseurs est aussi hétérogène que la clientèle. Cette dernière n’exprimera pas les mêmes besoins et ne disposera pas des mêmes ressources.

Y.R. - Quelles sont les barrières persistantes qui entravent le développement de la veille ?
C.D. - Techniquement, il n’y a que très peu ou pas de barrières, car il est toujours possible d’utiliser des moyens détournés pour faire face à un problème technique. Les principales entraves sont essentiellement le fait de réticences humaines.
Ainsi l’implication du top management (« Sponsorship ») au sein des projets IE est capitale et apparaît comme l’un des facteurs conduisant à la réussite ou à l’échec du projet. Ceux-ci doivent soutenir le projet, impulser une démarche « veille » au sein de l’entreprise et parvenir à créer un consensus autour des enjeux soulevés par ce type de solutions. En l’absence d’un tel engagement, il y a peu de chance que le projet aboutisse.
La seconde barrière à laquelle nous sommes confronté réside dans l'évaluation du ROI (ndr: retour sur l'investissement) d'un projet de veille. Comment déterminer quelle fut la contribution de cette solution "immatérielle" aux succès de l'entreprise? Le flou existant autour des méthodes de mesure de l'impact d'un projet de cette nature, rend parfois ardu la tache de convaincre les managers de l'utilité que revêt un tel projet, et c'est pourquoi un certain scepticisme persiste. Néanmoins d’autres Key Performance Indicators existent et permettent de convaincre de la valeur ajoutée tant quantitative que qualitative issue d’un dispositif de veille performant.

Y.R. - Qui sont les acteurs « moteurs » de la veille au sein des entreprises ?
C.D. - Les documentalistes sont au cœur du processus de veille au sein des entreprises. En trois ou cinq ans ils ont réellement fait évoluer leur métier vers de la Veille, en exprimant des besoins en terme d’outils, en formalisant des pratiques et en mettant l’accent sur le caractère proactif de la recherche d’information. Au-delà de l’organisation des bases de données, ils fournissent de l’information, des analyses, animent et développent des réseaux.
Néanmoins, les services marketing et stratégies restent les principaux consommateurs de ce type de solutions. Il est à noter que les services de communication, utilisent de plus en plus d’outils afin de réaliser une veille image sur le Web : Analyse du Buzz, Visibilité etc…
Avec l’évolution du Web 2.0, on s’intéresse de plus en plus aux avis des consommateurs, des spécialistes, et passionnés au travers de la surveillance des « users generated contents » au travers des forums et blogs. Parallèlement, les réseaux sociaux type Facebook, Viadeo ou Linkedin font également l’objet d’une surveillance accrue.

Y.R. - Digimind est aujourd’hui implanté sur 3 continents, avec des unités en France, au Maroc et à Boston. Quelles sont les principales différences en termes de pratiques et de besoins, auxquelles vous avez été confronté ?
C.D. - Pour prendre le cas du Maroc, une réelle envie existe, mais le problème persistant et qui est en soi un problème que l'on retrouve sur le marché français, réside dans la définition des besoins. Les acteurs de ces marchés ont saisi à plein les enjeux gravitant autour de la veille et des solutions IE. Néanmoins même si les champs d’applications possibles de la veille sont parfaitement identifiés la difficulté réside dans la précision des besoins. C’est dans ce cadre que le rôle du consultant est primordial, afin de clairement identifier les besoins exprimés, tacites ou « inconscients » des clients.
Les Anglo-Saxons ont une culture plus orientée « résultats », les Américains en particulier ne s’attendent pas à devoir utiliser un outil. Ce qu’ils souhaitent c’est une solution leur délivrant une analyse complète. L’objectif est de perdre le moins de temps possible dans la collecte et le traitement, c’est pourquoi ces derniers sont très preneurs d’études marketing telles que celles réalisées par KPMG, PWC…

Y.R. – Comment a évolué la Demande ?
C.D. - On constate une évolution des demandes axée vers du "End User". Les acteurs ont de moins en moins de temps à consacrer à la veille et doivent parallèlement faire face à un phénomène de surinformation croissant. La demande s’axe ainsi sur une automatisation des processus de veille et traitement afin de consacrer plus de ressources à une analyse approfondie des données. On souhaite ici fournir une information directement utilisable par les décideurs. Dans cette optique on cherche à développer de nouvelles interfaces condensant un maximum d’information sur un espace réduit (l’écran), et faisant apparaître les tendances et liens entre les différents concepts.

Y.R. - A quels types de besoin la solution Digimind répond elle ?
C.D. - La solution répond à plusieurs types de besoins. Le paramétrage de la plateforme est extrêmement flexible et permet dès lors la mise en place de différents types de veilles : marketing, produits, communication, marchés, concurrentielle, clients ou technologique. L’objectif est donc de créer une Plate-forme mettant à disposition de l’utilisateur l’ensemble des outils nécessaire à réaliser une veille efficace.
Digimind robotise la collecte de l’information, facilite le traitement de celle-ci et automatise la diffusion des données vers les acteurs concernés. Au delà du caractère outil, Digimind offre son expertise conseil afin de mettre en oeuvre une veille sur-mesure répondant parfaitement aux besoins de ses clients. Au travers de sa plateforme Digimind offre également la possibilité de réaliser une veille en interne, source d’informations souvent sous estimée, et apparaît ainsi comme une véritable plate-forme collaborative. Les collaborateurs peuvent ainsi faire remonter les informations collectées sur les salons, séminaires, réseaux humains etc…et compléter la veille internet par une veille terrain.

Y.R. - Quelles sont les évolutions apportées par Digimind 7 ?
C.D. - Digimind 7 permet de réaliser une veille au service de l’intelligence décisionnelle. Au travers d’un système de tableaux de bord constitués de graphiques interactifs, c’est un nouveau mode, plus visuel, d’accès aux informations qui est proposé. La version 7.2, avec le module « Discovery » permet de découvrir son environnement autour d’un sujet. A partir de la définition de quelques mots clés, la plate-forme fera émerger des thématiques, des concepts inhérents aux marchés surveillés ainsi que les acteurs et tendances qui y sont présents. On dispose ainsi d’un outil nous permettant d’appréhender l’ensemble des acteurs et mouvements de notre environnement présent et futur.
Un énorme travail a également été réalisé afin de faciliter la diffusion de l’information : on peut exporter des graphiques dans différents formats, même en Microsoft PowerPoint. L’interopérabilité des différents modules a également été renforcée. Le but reste toujours le même : minimiser le temps associé à la collecte et au traitement pour libérer le plus de ressources possibles pour l’analyse. Aujourd’hui Digimind fournit des sources qualifiées à ses clients et les assiste dans la définition de leurs requêtes. En outre il facilite l’étude des résultats par l’identification des tendances entre les concepts et les acteurs précisés pour pouvoir favoriser le partage des informations pertinentes.

N.B. : Cet article a fait l'objet d'une relecture de part du Service Communication de Digimind.

Digimind est un fournisseur de plateforme logicielle de Competitive Intelligence Management permettant de déployer et animer des équipes et projets de veille stratégiques. Créée en 1998 l’entreprise connaît une rapide expansion, pour atteindre un CA de 3.8 Millions en 2007. Digimind aujourd’hui c’est : plus de 200 clients et 250 projets de veilles, 60000 utilisateurs et un taux de réabonnement supérieur à 95%. La société est implanté en France, au Maroc, aux USA et a lancé en 2007 une nouvelle version de son logiciel de veille «Digimind 7».


Lecture conseillée: "Baromètre 2007 des pratiques de veille des grandes entreprises françaises", publié le 17/12/2007 et réalisé par l’entreprise Digimind en partenariat avec l’IAE d’Orléans. Le baromètre pour 2008, devrait paraître d'ici Janvier-Fevrier 2009.