Lire la première partie du billet « le succès du réseau Facebook expliqué par les théories sociologiques ».
Les limites de la capacité de socialisation du réseau.
- 60% des utilisateurs considèrent le temps consacré aux réseaux sociaux comme superflu,
- 70% des moins de 30 ans disent y consacrer trop de temps.
(Source : Labo.Atypicom.fr)
La principale critique faite aux réseaux virtuels, et à Facebook en particulier, est le temps passé sur la plateforme virtuelle en éludant le réel. Les applications smartphone ont accentués ces critiques, l’utilisateur est aujourd’hui relié en permanence au réseau.
Au-delà de cette notion de perte de temps et de désocialisation dans le réel, c’est bien l’outil même qui doit être remis en cause.
L’exacerbation du phénomène d’appartenance peut pousser certains à se construire une personnalité virtuelle. La photo de profil retouchée et le profil plus ou moins "relifté" sont monnaie courante. En effet, le fait de ne montrer que ce que l’on veut bien montrer, peut donner l’impression à certain que la communauté virtuelle est moins cruelle que le monde réel.
Par ailleurs, le pouvoir de l’individu sur la communauté et de la communauté sur l’individu induisent de nouveaux phénomènes.
En effet, la capacité qu’a l’utilisateur d’accepter ou de refuser un ami, lui offre un pouvoir nouveau. Le fait de pouvoir sélectionner ce qu’il veut bien montrer aux autres induit des relations à tendance manipulatrice de transformation de la réalité. La construction de son profil est un exercice hautement narcissique et de tentative de contrôle de l’image que les autres peuvent avoir de soi.
Enfin, le pouvoir coercitif du groupe peut être un élément pesant dans l’épanouissement de l’individu. La quête perpétuelle de la validation par le groupe ne peut amener qu’à l’uniformisation comportementale des membres du groupe.
La prospective paroxysmique de ce réseau, nous conduit à un modèle proche de la structure panoptique selon Bentham, dans laquelle, rien ni personne ne peut être caché.
Les nombreuses critiques sur l’emprise que peut avoir Facebook sur la vie privée et la remise en cause des valeurs de séparation du public et du privé semble néanmoins nous préserver de telles dérives.
Conclusion
Facebook apparaît donc comme un outil de prolongement des liens sociaux du réel dans le virtuel. Il répond à son objectif premier de maintenir le lien et de renforcer les communautés.
Il est aujourd’hui essentiel d’apparaître sur Facebook, beaucoup d’évènement ne sont annoncés que via le réseau.
Les entreprises s’y mettent également afin de promouvoir de nouveaux produits ou un salon.
Quelques dérives peuvent être signalées mais ne semblent pas inhérente au réseau mais bien aux individus qui le compose. Cette plateforme répond à des besoins essentiels de socialisation de l’individu dans un monde en perte de liens.
Aujourd’hui, le phénomène d’attirance par la nouveauté semble se résorber avec une baisse significative du nombre d’inscrits en Amérique du Nord. De nouveaux outils tels que « Allocité » ou les applications smartphone répondent à une vraie demande du marché en termes de service d’information.
Il apparaît évident que l’outil n’en est qu’à ses balbutiements. L’avenir nous réserve de grandes innovations dans ce domaine, tels que le profilage publicitaire, la réalité augmentée et une multitude d'applications informationnelles au service de la personne.
Antoine HILLION
mercredi 24 août 2011
Le succès du réseau Facebook expliqué par les théories sociologiques - partie 1
Le 4 février 2004, Mark Zuckerberg fonde Facebook afin de renforcer la communauté universitaire d’Harvard et de maintenir le lien entre les étudiants. Face au succès du site, dès le mois de mars 2004, le réseau s’élargit à d’autres universités. Facebook s’ouvre au grand public le 26 septembre 2006. En juillet 2010, la barre symbolique des 500 millions d’inscrits est dépassée.
Comment expliquer un tel succès ? Quelles sont les raisons qui poussent tant d’utilisateurs à utiliser ce service ? Quelles sont les limites de ce réseau social ? Est-il vecteur de socialisation ou de désocialisation ?
Certaines théories sociologiques peuvent apporter des réponses, mais il reste tout de même une part de mystère sur l’engouement pour les réseaux sociaux en général, et Facebook en particulier.
Les raisons théoriques d’un succès mondial.
Dès 1943, le psychologue Abraham MASLOW définit la pyramide des besoins. Nous nous intéresserons ici aux troisième et quatrième étages de celle-ci.
"... - Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, ...). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.
- Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient..."
(Source : Le Sémioscope.fr)
On comprend ici que les différentes applications de Facebook font écho à ces deux besoins fondamentaux de chacun. Non seulement, aujourd’hui le simple fait de ne pas avoir de compte Facebook est un facteur de marginalisation, mais il peut induire une réaction de méfiance envers le « non-inscrit » : a-t-il quelque chose à cacher ? Pourquoi ne partage t-il pas ?
La fiche descriptive de notre parcours, nous montre sous notre meilleur jour, l’utilisateur est son propre biographe, il ne fait apparaître que ce qu’il veut bien montrer de sa personnalité, en éludant les points négatifs. Par ailleurs, les différents groupes auxquels un utilisateur s’inscrit le définissent en tant qu’individu. De plus, le nombre d’amis est un trophée auquel certains accordent une très grande importance.
« Les utilisateurs de Facebook ont en moyenne 263 amis pour les moins de 30 ans, 206 de 31 à 50 ans, et 92 amis pour les plus de 50 ans » (source Labo.Atypicom.fr).
Avoir moins de 100 amis fait de vous un « looser », a contrario, ceux qui dépasse les 1000 amis sont de vrais stars que certains envient pour leur vie sociale.
Le phénomène est ainsi décrit par le Dr Rebecca Mattews, de la Société Australienne de Psychologie, comme « le révélateur d’un véritable ancrage des réseaux sociaux dans la société actuelle» (source : Labo.Atypicom.fr).
Le nombre d’amis et de groupes auxquels l’utilisateur appartient sont donc des symboles de son degré de socialisation.
Les photos publiées sont également un élément révélateur de la socialisation de l’utilisateur.
On trouve essentiellement des photos de voyages et de soirées. Cela montre que l’utilisateur a une vie en dehors du virtuel. Le summum étant de se «taguer» avec d’autres membres du réseau et de commenter la photo au vu et su de tous, démontrant ainsi le degré de socialisation réel et virtuel.
Ce phénomène permet également de valider sa liste d’amis en prouvant que je socialise dans le réel avec mes relations du réseau virtuel. Ma liste d’amis est donc légitime, je n’accepte pas n’importe qui seulement pour augmenter mon capital relationnel virtuel.
Ce dernier point, relatif aux commentaires trouve son écho dans la théorie du sociologue allemand Ferdinand Tonnies, qui nous explique dès 1887 que : « La socialisation et la création du lien social sont liées au partage d’une expérience entre des individus.»
Par ailleurs, le commentaire ainsi que l’application « I Like », permet à l’utilisateur de valider les activités des autres membres et de se faire valider les siennes en retour. Un « post » avec de nombreux « Likes » et commentaires est une valorisation de celui-ci. La communauté approuve mon activité.
On peut également faire référence à la théorie de l’échange par le don de l’anthropologue Marcel Mauss. En termes de « post », de « poke » et de message, l’usage du réseau impose un retour. Il est en effet très mal vu de ne pas rendre ce qui nous a été donné. Ici, la force coercitive du groupe joue un rôle prépondérant, notamment sur le « Wall » de l’utilisateur. Ne pas répondre à une sollicitation serait une preuve du manque de connaissance des codes de conduites par l’utilisateur qui pourrait se voir marginalisé par le groupe.
Lire la suite du billet « le succès du réseau Facebook expliqué par les théories sociologiques ».
Antoine HILLION
Comment expliquer un tel succès ? Quelles sont les raisons qui poussent tant d’utilisateurs à utiliser ce service ? Quelles sont les limites de ce réseau social ? Est-il vecteur de socialisation ou de désocialisation ?
Certaines théories sociologiques peuvent apporter des réponses, mais il reste tout de même une part de mystère sur l’engouement pour les réseaux sociaux en général, et Facebook en particulier.
Les raisons théoriques d’un succès mondial.
Dès 1943, le psychologue Abraham MASLOW définit la pyramide des besoins. Nous nous intéresserons ici aux troisième et quatrième étages de celle-ci.
"... - Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, ...). L’individu se définissant par rapport à ses relations, ce besoin appartient au pôle « relationnel » de l’axe ontologique.
- Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient..."
(Source : Le Sémioscope.fr)
On comprend ici que les différentes applications de Facebook font écho à ces deux besoins fondamentaux de chacun. Non seulement, aujourd’hui le simple fait de ne pas avoir de compte Facebook est un facteur de marginalisation, mais il peut induire une réaction de méfiance envers le « non-inscrit » : a-t-il quelque chose à cacher ? Pourquoi ne partage t-il pas ?
La fiche descriptive de notre parcours, nous montre sous notre meilleur jour, l’utilisateur est son propre biographe, il ne fait apparaître que ce qu’il veut bien montrer de sa personnalité, en éludant les points négatifs. Par ailleurs, les différents groupes auxquels un utilisateur s’inscrit le définissent en tant qu’individu. De plus, le nombre d’amis est un trophée auquel certains accordent une très grande importance.
« Les utilisateurs de Facebook ont en moyenne 263 amis pour les moins de 30 ans, 206 de 31 à 50 ans, et 92 amis pour les plus de 50 ans » (source Labo.Atypicom.fr).
Avoir moins de 100 amis fait de vous un « looser », a contrario, ceux qui dépasse les 1000 amis sont de vrais stars que certains envient pour leur vie sociale.
Le phénomène est ainsi décrit par le Dr Rebecca Mattews, de la Société Australienne de Psychologie, comme « le révélateur d’un véritable ancrage des réseaux sociaux dans la société actuelle» (source : Labo.Atypicom.fr).
Le nombre d’amis et de groupes auxquels l’utilisateur appartient sont donc des symboles de son degré de socialisation.
Les photos publiées sont également un élément révélateur de la socialisation de l’utilisateur.
On trouve essentiellement des photos de voyages et de soirées. Cela montre que l’utilisateur a une vie en dehors du virtuel. Le summum étant de se «taguer» avec d’autres membres du réseau et de commenter la photo au vu et su de tous, démontrant ainsi le degré de socialisation réel et virtuel.
Ce phénomène permet également de valider sa liste d’amis en prouvant que je socialise dans le réel avec mes relations du réseau virtuel. Ma liste d’amis est donc légitime, je n’accepte pas n’importe qui seulement pour augmenter mon capital relationnel virtuel.
Ce dernier point, relatif aux commentaires trouve son écho dans la théorie du sociologue allemand Ferdinand Tonnies, qui nous explique dès 1887 que : « La socialisation et la création du lien social sont liées au partage d’une expérience entre des individus.»
Par ailleurs, le commentaire ainsi que l’application « I Like », permet à l’utilisateur de valider les activités des autres membres et de se faire valider les siennes en retour. Un « post » avec de nombreux « Likes » et commentaires est une valorisation de celui-ci. La communauté approuve mon activité.
On peut également faire référence à la théorie de l’échange par le don de l’anthropologue Marcel Mauss. En termes de « post », de « poke » et de message, l’usage du réseau impose un retour. Il est en effet très mal vu de ne pas rendre ce qui nous a été donné. Ici, la force coercitive du groupe joue un rôle prépondérant, notamment sur le « Wall » de l’utilisateur. Ne pas répondre à une sollicitation serait une preuve du manque de connaissance des codes de conduites par l’utilisateur qui pourrait se voir marginalisé par le groupe.
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Antoine HILLION
Facebook et les dangers d’un système de reconnaissance faciale généralisé
La nouvelle arme pour le contrôle d’internet s’appelle la reconnaissance faciale (source: NANOJV).
Tous les grands cherchent à maîtriser cette technologie. Apple utilise la reconnaissance faciale dans son système d’exploitation mobile (iPhoto), Google l’utilise dans Google + et dans Picasa, et désormais Facebook qui, après l’acquisition d’une start-up israélienne spécialisée sur la réalité augmentée (Face.com), l’utilise aussi sur les photographies.
Ce système de reconnaissance faciale facilite l'identification des personnes qui y figurent. Même si cette fonctionnalité peut-être désactivée, elle est par défaut activée et permet à l'usager un gain de temps en identifiant un seul visage sur une seule photo, le système prenant le relais et identifie la même personne sur l’ensemble de l’album. (source : blog officiel de Facebook).
Le déploiement de cette technologie suscite donc de nombreuses inquiétudes. Cité par l'agence Reuters, Marc Rotenberg, président de l'Electronic Privacy Information Center (EPICl), craint que les données personnelles des utilisateurs, comme les adresses emails, puissent être associées aux photographies annotées dans les bases de Facebook (source: Lemonde.fr)
Le développement rapide de ces technologies nécessite une régulation et un contrôle accru des autorités européennes. Car autrefois utilisées exclusivement par les agences de renseignements, elles entrent maintenant sur internet et peuvent être un réel danger pour l’utilisateur, ainsi qu'une vrai atteinte à sa vie privée.
A.M.
Tous les grands cherchent à maîtriser cette technologie. Apple utilise la reconnaissance faciale dans son système d’exploitation mobile (iPhoto), Google l’utilise dans Google + et dans Picasa, et désormais Facebook qui, après l’acquisition d’une start-up israélienne spécialisée sur la réalité augmentée (Face.com), l’utilise aussi sur les photographies.
Ce système de reconnaissance faciale facilite l'identification des personnes qui y figurent. Même si cette fonctionnalité peut-être désactivée, elle est par défaut activée et permet à l'usager un gain de temps en identifiant un seul visage sur une seule photo, le système prenant le relais et identifie la même personne sur l’ensemble de l’album. (source : blog officiel de Facebook).
Le déploiement de cette technologie suscite donc de nombreuses inquiétudes. Cité par l'agence Reuters, Marc Rotenberg, président de l'Electronic Privacy Information Center (EPICl), craint que les données personnelles des utilisateurs, comme les adresses emails, puissent être associées aux photographies annotées dans les bases de Facebook (source: Lemonde.fr)
Le développement rapide de ces technologies nécessite une régulation et un contrôle accru des autorités européennes. Car autrefois utilisées exclusivement par les agences de renseignements, elles entrent maintenant sur internet et peuvent être un réel danger pour l’utilisateur, ainsi qu'une vrai atteinte à sa vie privée.
A.M.
Facebook, un outil d’espionnage ?
Un marocain a développé Agatha, un système qui espionne Facebook. Son auteur, un jeune étudiant en informatique à Paris, a trouvé le moyen d'espionner les membres de Facebook sans pirater leurs mots de passe. La méthode est assez "simple" et permet d’accéder à l’intégralité des informations d’un utilisateur préalablement piégé. Une interface numérique a même été développée afin de rassembler l’intégralité des informations collectées sur un même écran.
Barack Obama l'avait dit, faites attention à ce que vous publiez sur Facebook ; avec cette application Agatha et avec les récents propos du fondateur de Wikileaks, on dirait qu’Obama avait entièrement raison !
En effet, le 06 Mai 2011, Julian Assange avait déclaré dans une interview télévisée à RT (ex Russia Today) que Facebook était le meilleur outil d’espionnage jamais créé par le genre humain. Selon Assange, Facebook recueille automatiquement les données confidentielles de l’utilisateur enregistré sur le site, des données très détaillées comme ses habitudes, ses liens sociaux, adresses, lieux de résidence, parents, qui sont stockées aux Etats-Unis et sont à la disposition des services de renseignements américains.
Cependant, outre la politique, les réseaux sociaux ont une composante sociale et publique négative. "Les psychologues estiment que les réseaux sociaux ont été basés sur la pyramide de Maslow. Selon cette théorie, le plus haut niveau des besoins de l’individu est simplement l’expression de soi. Un utilisateur du réseau peut non seulement fournir des informations sur lui-même, mais également afficher ses réussites, créer une bibliothèque audio et vidéo, ses propres albums photos" (Traduction de l’article d’Igor Bukker sur Pravda.ru). Ces informations deviennent une cible désirable et privilégiée pour les entreprises et autres services de renseignements.
La combinaison de ces deux éléments pourrait nous laisser craindre le pire de la part d’un réseau social comptant plus de 750 millions d’utilisateurs dans le monde ! (soit en termes de démographie, on peut le comparer au 3e pays le plus peuplé du monde après la Chine et l’Inde).
D’autant plus que Facebook a été largement impliqué dans les révolutions arabes. Notons que beaucoup de personnes soupçonnent que les services secrets américains soient à l’origine des principaux appels aux manifestations sur les réseaux sociaux grâce à la création de plusieurs comptes virtuels.
Même dans les pays nordiques, la suspicion monte sur le respect de Facebook de la vie privée. Lemonde.fr révèle dans un article paru le 12 juillet 2011 que les autorités informatiques norvégienne, suédoise, danoise et finlandaise ont demandé, des réponses au réseau social sur la gestion des données personnelles de ses utilisateurs. Les quatre autorités nationales ont soumis une série de 45 questions au réseau social Facebook.
Le but est de savoir avec précision quelles informations d'un compte sont partagées avec d'autres entreprises, et quels renseignements personnels sont collectés par Facebook, comment ils sont utilisés et retransmis à d'autres …
L'autorité informatique norvégienne demande dans un communiqué des réponses avant la fin du mois d'août. Épisode à suivre...
Fondé en 2004 par Mark Zuckerberg, le réseau social a fait l'objet de nombreuses polémiques sur la question des données personnelles. La dernière, et qui fera l’objet d’un autre billet, était liée à l'introduction d'un système de reconnaissance faciale, quand les utilisateurs téléchargent des photographies.
Barack Obama l'avait dit, faites attention à ce que vous publiez sur Facebook ; avec cette application Agatha et avec les récents propos du fondateur de Wikileaks, on dirait qu’Obama avait entièrement raison !
En effet, le 06 Mai 2011, Julian Assange avait déclaré dans une interview télévisée à RT (ex Russia Today) que Facebook était le meilleur outil d’espionnage jamais créé par le genre humain. Selon Assange, Facebook recueille automatiquement les données confidentielles de l’utilisateur enregistré sur le site, des données très détaillées comme ses habitudes, ses liens sociaux, adresses, lieux de résidence, parents, qui sont stockées aux Etats-Unis et sont à la disposition des services de renseignements américains.
Cependant, outre la politique, les réseaux sociaux ont une composante sociale et publique négative. "Les psychologues estiment que les réseaux sociaux ont été basés sur la pyramide de Maslow. Selon cette théorie, le plus haut niveau des besoins de l’individu est simplement l’expression de soi. Un utilisateur du réseau peut non seulement fournir des informations sur lui-même, mais également afficher ses réussites, créer une bibliothèque audio et vidéo, ses propres albums photos" (Traduction de l’article d’Igor Bukker sur Pravda.ru). Ces informations deviennent une cible désirable et privilégiée pour les entreprises et autres services de renseignements.
La combinaison de ces deux éléments pourrait nous laisser craindre le pire de la part d’un réseau social comptant plus de 750 millions d’utilisateurs dans le monde ! (soit en termes de démographie, on peut le comparer au 3e pays le plus peuplé du monde après la Chine et l’Inde).
D’autant plus que Facebook a été largement impliqué dans les révolutions arabes. Notons que beaucoup de personnes soupçonnent que les services secrets américains soient à l’origine des principaux appels aux manifestations sur les réseaux sociaux grâce à la création de plusieurs comptes virtuels.
Même dans les pays nordiques, la suspicion monte sur le respect de Facebook de la vie privée. Lemonde.fr révèle dans un article paru le 12 juillet 2011 que les autorités informatiques norvégienne, suédoise, danoise et finlandaise ont demandé, des réponses au réseau social sur la gestion des données personnelles de ses utilisateurs. Les quatre autorités nationales ont soumis une série de 45 questions au réseau social Facebook.
Le but est de savoir avec précision quelles informations d'un compte sont partagées avec d'autres entreprises, et quels renseignements personnels sont collectés par Facebook, comment ils sont utilisés et retransmis à d'autres …
L'autorité informatique norvégienne demande dans un communiqué des réponses avant la fin du mois d'août. Épisode à suivre...
Fondé en 2004 par Mark Zuckerberg, le réseau social a fait l'objet de nombreuses polémiques sur la question des données personnelles. La dernière, et qui fera l’objet d’un autre billet, était liée à l'introduction d'un système de reconnaissance faciale, quand les utilisateurs téléchargent des photographies.
A.M.
mardi 23 août 2011
HP annonce son intention de racheter Autonomy et confirme ainsi sa réorientation stratégique dans les solutions IT
HP annonce son intention de racheter Autonomy, une société britannique proposant des services de systèmes d'information pour la gestion de données, et confirme ainsi sa réorientation stratégique dans les solutions "Information technologies" (IT) au détriment de sa branche PC grand public.
Hewlett-Packard en voulant racheter Autonomy, a ravivé la polémique outre-manche sur le rachat d'entreprises de systèmes informatiques par des investisseurs étrangers (article en anglais). D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une entreprise innovante et dynamique dans un secteur à forte croissance.
Autonomy est un éditeur de logiciels middleware et de solutions Web pour l'analyse et l'exploitation conceptuelle et contextuelle des données. L’éditeur, devenu un leader européen du logiciel, a fait l’acquisition récemment de l’américain Iron Mountain et en 2005 de son concurrent Verity.
La société de Cambridge dispose de solutions IT professionnelles dans divers domaines : gestion des connaissances (KM), intelligence économique (IE), outils de recherche pour les entreprises, gestion de la relation client (CRM)...
L'éditeur s'intéresse particulièrement a une technologie émergente, le "Meaning base computing" qui promet un changement de paradigme dans l'intelligence des ordinateurs.
Autonomy se classe en 5e position du classement européen des 100 plus grands éditeurs de logiciel (Truffle 100) avec un chiffre de 820 millions d'euro et a déjà développé une base de 20 000 entreprises et organisations internationales clientes. En France, on peut citer la Bibliothèque Municipale de Lyon, EDF, France 24, Société Générale, Essilor, M6, Nestlé, Renault, SFR et Vigeo.
D'après Reuters, le groupe californien de Leo Apotheker propose de racheter les actions d'Autonomy au prix de 42,11 dollars par titre. Le coût total de l'opération s'élèverait à 10,3 milliards de dollars (7,1 milliards d'euro).
Clément Maufrais
Hewlett-Packard en voulant racheter Autonomy, a ravivé la polémique outre-manche sur le rachat d'entreprises de systèmes informatiques par des investisseurs étrangers (article en anglais). D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une entreprise innovante et dynamique dans un secteur à forte croissance.
Autonomy est un éditeur de logiciels middleware et de solutions Web pour l'analyse et l'exploitation conceptuelle et contextuelle des données. L’éditeur, devenu un leader européen du logiciel, a fait l’acquisition récemment de l’américain Iron Mountain et en 2005 de son concurrent Verity.
La société de Cambridge dispose de solutions IT professionnelles dans divers domaines : gestion des connaissances (KM), intelligence économique (IE), outils de recherche pour les entreprises, gestion de la relation client (CRM)...
L'éditeur s'intéresse particulièrement a une technologie émergente, le "Meaning base computing" qui promet un changement de paradigme dans l'intelligence des ordinateurs.
Autonomy se classe en 5e position du classement européen des 100 plus grands éditeurs de logiciel (Truffle 100) avec un chiffre de 820 millions d'euro et a déjà développé une base de 20 000 entreprises et organisations internationales clientes. En France, on peut citer la Bibliothèque Municipale de Lyon, EDF, France 24, Société Générale, Essilor, M6, Nestlé, Renault, SFR et Vigeo.
D'après Reuters, le groupe californien de Leo Apotheker propose de racheter les actions d'Autonomy au prix de 42,11 dollars par titre. Le coût total de l'opération s'élèverait à 10,3 milliards de dollars (7,1 milliards d'euro).
Clément Maufrais
lundi 22 août 2011
Le Community Manager: un métier au-delà de la gestion des communautés en ligne
Lorsqu'on évoque le métier de community manager, certains peuvent être amenés à penser qu' "ils ne font que du social networking" ou encore que "tout le monde peut le faire". Or, on ne connaît pas les réelles missions de ce type de postes, qui vont bien au-delà de la "simple" gestion en ligne des communautés.
Le community manager est un ambassadeur le marque pour laquelle il travaille. Il se doit de la "marketer" c'est-à-dire de la promouvoir ainsi que ses produits. C'est pour cela qu'il ne doit pas être un simple expert en réseaux sociaux virtuels et technologies du web. Il doit avant tout bien connaître la marque et ses valeurs, donc cela pourra être soit un chef de produit, ou encore une personne issue de département Stratégie ou R&D. Les missions de marketing pourront être l'influence ou encore le recrutement de membres.
Les relations publiques sont un autre pilier important des tâches du community manager. Il se doit d'apporter une attention aux membres de la communauté, en particulier ceux étant les plus actifs. Par ailleurs, son travail sera d'autant plus reconnu lors de la gestion de crises web, où transparence et vigilance seront les maîtres mots.
Il pourra, dans la mesure où cela ne devient pas son cœur de métier, être à l'écoute des problèmes des consommateurs et donc "enfiler la casquette" du service client, par exemple en mettant à jour les Foires Aux Questions. Aussi, au travers des discussions, peut-être pourra-t-il identifier certaines lacunes des produits de la marque, ou bien certains besoins qui ne seraient pas satisfaits par ces produits (exemple: Mystarbucksidea.com qui permet de proposer des idées ou de voter pour des boissons de la marque)
Ces mêmes discussions peuvent être l'occasion de repérer des clients potentiels (dans le cas d'une entreprise B-to-B surtout); ainsi, le community manager endossera le rôle de développeur commercial avant de passer le relais aux commerciaux mêmes.
Enfin, au même titre qu'il est important de gérer sa communication extérieure, il est important de bien maîtriser sa communication interne. Le community manager peut fédérer les employés d'une organisation autour de leur marque en les encourageant par exemple à la création de micro-blogs ou encore en prônant l'utilisation d'outils de partage (à lier avec le service Knowledge Management s'il existe dans l'entreprise).
Force est de constater que le métier de community manager est certes récent, mais non pas facile. La taille de l'organisation ainsi que la diversité de son offre produits peut amener le community manager à endosser plusieurs métiers à la fois.
Quelles idées pour animer vos communautés et compléter ce billet:
Le community manager est un ambassadeur le marque pour laquelle il travaille. Il se doit de la "marketer" c'est-à-dire de la promouvoir ainsi que ses produits. C'est pour cela qu'il ne doit pas être un simple expert en réseaux sociaux virtuels et technologies du web. Il doit avant tout bien connaître la marque et ses valeurs, donc cela pourra être soit un chef de produit, ou encore une personne issue de département Stratégie ou R&D. Les missions de marketing pourront être l'influence ou encore le recrutement de membres.
Les relations publiques sont un autre pilier important des tâches du community manager. Il se doit d'apporter une attention aux membres de la communauté, en particulier ceux étant les plus actifs. Par ailleurs, son travail sera d'autant plus reconnu lors de la gestion de crises web, où transparence et vigilance seront les maîtres mots.
Il pourra, dans la mesure où cela ne devient pas son cœur de métier, être à l'écoute des problèmes des consommateurs et donc "enfiler la casquette" du service client, par exemple en mettant à jour les Foires Aux Questions. Aussi, au travers des discussions, peut-être pourra-t-il identifier certaines lacunes des produits de la marque, ou bien certains besoins qui ne seraient pas satisfaits par ces produits (exemple: Mystarbucksidea.com qui permet de proposer des idées ou de voter pour des boissons de la marque)
Ces mêmes discussions peuvent être l'occasion de repérer des clients potentiels (dans le cas d'une entreprise B-to-B surtout); ainsi, le community manager endossera le rôle de développeur commercial avant de passer le relais aux commerciaux mêmes.
Enfin, au même titre qu'il est important de gérer sa communication extérieure, il est important de bien maîtriser sa communication interne. Le community manager peut fédérer les employés d'une organisation autour de leur marque en les encourageant par exemple à la création de micro-blogs ou encore en prônant l'utilisation d'outils de partage (à lier avec le service Knowledge Management s'il existe dans l'entreprise).
Force est de constater que le métier de community manager est certes récent, mais non pas facile. La taille de l'organisation ainsi que la diversité de son offre produits peut amener le community manager à endosser plusieurs métiers à la fois.
Quelles idées pour animer vos communautés et compléter ce billet:
- (ebook gratuit) "30 idées pour dynamiser votre communauté" sur Scribd
- "Ces idées qui collent vos communautés" sur mycommunitymanager.fr
- "Community Management : 7 idées pour créer une communauté…" sur theconnectingplace.biz
dimanche 21 août 2011
Les hackers révolutionnaires
Récemment, de nombreuses sociétés et compagnies à travers le monde ont été la cible d’attaques informatiques et ont vu l’accès à leurs sites internet bloqué et pour certaines d’entre elles leurs fichiers clients volés (Sony particulièrement). Certains sites gouvernementaux eux aussi n’ont pas été épargnés par cette déferlante série d’attaques de pirates ou hackers. Ce qui nous amène donc à nous poser les questions suivantes : Qui sont ces hackers ? Que cherchent-ils ? Quels sont leurs buts et intentions ? Et pour qui opèrent-ils ?
Rappel de l'actualité des récents événements liés au piratage:
Certaines d’entre elles ne portent pas de signatures, comme l’infiltration à l’aide d’un cheval de Troie de 150 machines du ministère Français de l’Economie et des Finances.
Mais pour la grande majorité, elles sont l’œuvre de groupes de hackers connues sous le nom de Lulz Security (dit "LulzSec") et Anonymous. La plus connue, effectuée en 2011, est une intrusion et vol de données sur un réseau maintenu par Sony qui lui aurait permis de compromettre plus d'un million de comptes. Le groupe serait également responsable d'une indisponibilité du site web de la CIA, du piratage du site du Sénat américain, du piratage du journal The Sun, propriété de Rupert Murdoch enlisé dans des scandales d'écoutes…(une liste non-exhaustive est disponible sur Wikipedia).
Il convient de chercher à savoir quelle est l’identité de ces protagonistes ? De comprendre leurs motivations, de savoir si elles sont fondées ou infondées ?
Qui sont-ils?
A ce sujet ARTE a diffusé le 07 juin 2011 un excellent documentaire sur les bons et les mauvais Hackers, autrement dit : les "black hats" délinquants virtuels détectent et utilisent les failles dans l’objectif de nuire et/ou d’en tirer un profit et les "white hats", pirates bienveillants. Ce court documentaire tente d’appréhender ce milieu qui nous est bien souvent méconnu.
Ainsi, nous apprenons que les hackers forment une vaste communauté aux profils diversifiés. «Capables de modifier la une d'un journal sur le Net ou de piéger le ministre de l'Intérieur, ils sont aussi les seuls à savoir protéger les entreprises des menaces informatiques» (arte.tv).
Ces « inventeurs des logiciels libres - permettant d'échapper à la toute-puissance de Bill Gates ou de Steve Jobs -, sont aussi, grâce à l'exploration des failles informatiques, à l'origine de la sécurisation des achats en ligne» (arte.tv). Beaucoup d’être eux sont encore très jeune et n'ont qu'un bac en poche mais les services secrets et les responsables politiques se disputent leurs faveurs... « À contre-courant des idées reçues, ce film raconte la génération hackers, entrée dans l'arène politique et médiatique à l'occasion du débat sur Hadopi ». (arte.tv)
Certains de ces hackers ont même soutenu WIKILEAKS en lançant des attaques visant à saturer les sites de Mastercard, Visa, et Paypal. D’autres ont joué un rôle dans les révolutions arabes en piratant les sites gouvernementaux Tunisiens puis Egyptiens.
Hackers: ni dieu, ni maître : reportage fort intéressant à consulter sur videos.arte.tv.
Quelles sont leurs motivations ?
On apprend aussi, grâce au documentaire et à leurs déclarations dans la presse que LulzSec va à l'encontre des gouvernements accusés de vouloir réduire la liberté d'expression sur Internet sous couvert de politiques sécuritaires.
LulzSec n’est toutefois pas un groupe isolé. La position officielle de certains gouvernements qu’Internet est un outil dangereux et qu’il doit être contrôlé est alarmante et remet en question l’importance fondamental de la Liberté.
LulzSec n’est toutefois pas un groupe isolé. La position officielle de certains gouvernements qu’Internet est un outil dangereux et qu’il doit être contrôlé est alarmante et remet en question l’importance fondamental de la Liberté.
Dans un communiqué de juillet 2011, les deux groupes Anonymous et Lulz Security reviennent sur les pratiques de certaines multinationales qu’ils jugent inacceptable et dénoncent les mensonges et la corruption des gouvernements ainsi que les sociétés qui s’en mettent plein les poches. Les « cyberhacktivistes » assurent qu’ils continueront de se battre contre ces gouvernements et ces entreprises. Ils avertissent : « Nous sommes de retour, et nous n’allons nulle part » (publié sur le Pastebin).
En considérant la détermination de ses deux groupes à défendre la liberté sur Internet et les mensonges des gouvernements, une question légitime se pose : suite aux manifestations en Grande Bretagne et à la volonté de David Cameron de limiter l’accès aux réseaux sociaux et de surveiller avec l’aide de la police les communications des BlackBerry et d’autres outils, pour quelles raisons ni Anonymous ni LulzSec n’ont condamné ses mesures ou entrepris des attaques sur les sites gouvernementaux britanniques ? Que sont devenus ces deux groupes ? Ont-il cessé d’exister ?
La réponse à cette question vient en faisant quelques recherches qui révèlent que plusieurs membres d’Anonymous et de Lulz Security sont traqués par le FBI depuis plus de 5 mois et que le mois de juin a été marqué par l’arrestation de plusieurs d’entre eux !
En effet, le FBI se félicitait de l’arrestation de 14 membres présumés d’Anonymous, opération américaine a été effectuée en coordination avec les polices de Grande Bretagne et des Pays bas.
De nombreuses autres arrestations ont déjà eu lieu, notamment en Italie, en Espagne et en Grande Bretagne. 14 personnes, âgées de 20 à 42 ans ont été interpellées et sont suspectées d’appartenir au groupe et d’avoir participé de près ou de loin à l’attaque des serveurs du blog de Paypal. Dans son communiqué (en anglais), le FBI remercie l’aide internationale et salue au passage ses homologues britanniques et hollandais.
Le service de police de Grande Bretagne aurait arrêté plusieurs jeunes hommes âgés de 16 ans à 19 ans (des adolescents!) faisant partie du groupe Lulzsec. La police britannique a même annoncé, mercredi 27 juillet, l'arrestation d'un jeune homme de 19 ans suspecté d'être "le porte-parole" du groupe de hackers Lulz Security.
Même le très célèbre réseau social Facebook participe à sa manière à « identifier » les Hackers.
Dans son édition du 1er aout, le journal « Lepoint.fr » titre : « Le réseau social propose 500 dollars à qui trouvera une faille sur son site... sans la rendre publique ». Le réseau social a lancé une campagne mondiale et offre cinq cents dollars à chaque internaute qui découvrira une faille de sécurité sur le site, mais aussi sur les applications mobiles ou les outils pour développeurs. Facebook a déjà publié une liste de white hats, qui l'ont aidé à résoudre des problèmes de sécurité.
A travers cette mesure, Facebook permet non seulement d’identifier les hackers mais aussi de les recruter pour ses propres intérêts : améliorer la sécurité de son réseau. George Hotz ou"GeoHot", célèbre Hecker pour avoir piraté l'iPhone et la PlayStation 3 a d’ailleurs été récemment recruté au mois d’aout.
Conclusion :
Le but de ce billet est de nous pousser à garder en tête les différents sujets sensibles de l’actualité pour pouvoir les suivre et les analyser. L’exemple avec l’arrestation récente des hackers qui n’a pas fait Grand écho dans la presse…
Les récents événements donnent raison à ces "militants" au vue de la volonté de David Cameron de limiter l’accés aux réseaux sociaux, de contrôler internet, d’espionner les messages des Black Berry, sans parler de l’affaire des écoutes…
Un appel au couvre-feu numérique plutôt surprenant de la part de celui qui célébrait en février le rôle joué par Facebook et Twitter dans le Printemps arabe et où les dictatures en place avaient coupé l’accès à internet et aux réseaux sociaux…
Et les citoyens crient à juste titre à la censure, ce qui ajoute la liberté d'expression à leurs revendications. À la manière de ces mamies californiennes qui, le 15 août, ont hurlé aux atteintes répétées contre la liberté de parole en Grande-Bretagne comme aux États-Unis.
Car même aux Etats-Unis, le pays de la « Liberté », les réseaux sociaux posent problème : les autorités de San-Francisco ont désactivé le réseau de téléphonie mobile du métro pour empêcher la tenue de manifestations.
Il faut certainement s’attendre à d’autres mesures par les gouvernements de restreindre l’accès aux réseaux sociaux suivi de manifestations tout à fait légitime des citoyens de défendre leur liberté fondamentale en ces temps de crise : LA LIBERTÉ D’EXPRESSION !
« Tout individu a droit à la liberté d'expression...sans considérations de frontières », Déclaration universelle des droits de l'homme, Article 19.
Cette analyse sera faite dans d’autres notes avec les événements (de l'actualité) en Syrie et en Libye…
A.M.
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