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jeudi 19 juillet 2012

Vidéos de la conférence "La France est-elle sous influences ?"

Vous pouvez désormais visionner l'intégralité de la conférence "La France est-elle sous influences ?" réalisée le 30 mai dernier à l'occasion de la sortie du nouveau livre de Claude Revel "La France : un pays sous-influences ?".

Le compte-rendu complet est disponible dans ce précédent billet.

1re partie : discours introductifs et présentation des intervenants



2e partie : les interventions



3e partie : questions du public




Autres liens utiles :

"La France est-elle sous influences ?" - compte-rendu complet

Comme annoncé précédemment, vous trouverez ci-dessous le compte-rendu officiel de la conférence "La France est-elle sous influences ?".

Ce compte-rendu, rédigé avec l'aimable contribution de Carl Soutra, diplômé du MS IEMC (promotion 2011), est téléchargeable au format Adobe Acrobat (pdf). Vous pouvez également visionner la conférence. Voir liens ci-dessous :
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La France est-elle sous influences ?

Conférence du 30 mai 2012 à Sciences Po (19h-21h)

Organisée par la Conférence Olivaint, SKEMA Business School (Centre Intelligence & Influence, GIISK) et les éditions Vuibert, cette conférence s’est tenue à l’occasion de la sortie du nouvel ouvrage de Claude REVEL, « La France : un pays sous influences ? ». Après une introduction par le Directeur du Campus Sciences Po de Paris, David COLON, puis des interventions des responsables étudiants de la Conférence Olivaint, Salomé BERLIOUX (Présidente), Jérôme FABIANO et Bobelle KASHIO-LUKANGA, les panelistes suivants se sont réunis :

  • Eric DELBECQUE, directeur du département sécurité économique de l’INHESJ a exposé sa vision sur ce sujet en tant qu’acteur de l’État.
  • Alice GUILHON, directrice générale de SKEMA Business School, a donné son point de vue sur l’influence dans le secteur de l’enseignement supérieur international.
  • Jérôme BRUNEL, membre du comité exécutif du Groupe Crédit Agricole, a pris la parole sur le thème de l’influence dans le monde financier.
  • Jean Marie CAMBACERES, ancien député et Président de France Asie et Démocratie 2012, a quant à lui analysé l’environnement politique et la Chine et l’Asie.
  • Claude REVEL professeure à SKEMA et praticienne de l’IE, a finalement synthétisé les grands enjeux et les mécanismes communs de l’influence, « rouage-clé de notre société mondialisée ». 

Grâce à des exemples précis et percutants émanant des vies professionnelles et personnelles des panelistes, les participants à ce colloque ont pu découvrir de nouveaux aspects de l’influence. La diversité des sujets abordés permet de se rendre compte que les stratégies d’influence, quelles qu’elles soient, maillent dorénavant nos vies, pour le meilleur comme pour le pire. Une fois ce constat accepté, le public ne peut que convenir d’une faiblesse d’adaptation de nos structures politiques, économiques et administratives face à ces nouveaux enjeux. L’influence est synonyme de formidables opportunités autant que de menaces et sans pécher par excès d’optimisme, il paraît raisonnable de penser que la France puisse sortir par le haut de cette période difficile si certaines réformes et évolutions sont mises en place. On sent que la prise en compte des stratégies d’influence évolue dans notre pays, dans les entreprises comme dans les administrations, mais que beaucoup de sensibilisation reste à faire, notamment à destination des élites décisionnaires, pour anticiper les réalités du XXIème siècle.


Claude REVEL expose d’abord que selon elle, l’influence est aujourd’hui plus encore qu’hier multiforme et qu’il s’agit dorénavant d’un nouveau pouvoir dans les ordres économique, financier mais aussi politique et culturel. Souvent visible mais aussi invisible, l’influence porte en elle des valeurs et des visions qui permettent de s’imposer imperceptiblement, y compris à un niveau planétaire. Claude REVEL précise que l’objectif du débat ci-après est de lancer en France une réflexion qu’elle entend bien continuer avec le Centre Global Intelligence et Influence de SKEMA Business School.

Le débat est animé par Jérôme FABIANO (JF) et Bobelle KASHIO-LUKANGA (BKL). Celle-ci « plante le décor » de la conférence et notamment, aborde les tentations contradictoires de la théorie du complot et du doute, que l’analyse permet de surmonter.

JF demande à Eric DELBECQUE comment les décideurs intègrent les pratiques d’influence dans un nouveau contexte caractérisé par l’incertitude et le changement permanent.

Eric DELBECQUE entame son propos en disant que l’influence n’est en soi pas nouvelle, qu’il est en revanche intéressant de poser une grille des rapports entre les hommes, qui fonctionnent sous quatre modes : l’amour, la guerre, la négociation et l’influence. Cette dernière a certes toujours existé mais elle a aussi évolué. L’influence est un mélange d’exemplarité, d’argumentation, de séduction et de manipulation. Auparavant, l’influence se fondait principalement sur la culture, source notamment du rayonnement de notre pays. Un élément caractéristique de l’époque actuelle est la collision frontale que l’on peut observer entre la guerre et l’influence, ce qui permet de dire qu’aujourd’hui, l’influence est la métamorphose de la contrainte, de la violence. Cette métamorphose se justifie pour Eric DELBECQUE par notre histoire et notamment par les deux guerres mondiales du XXIème siècle. Aujourd’hui, la guerre n’est plus tolérée par les nations occidentales et l’influence a donc comblé ce vide à l’aide de méthodes plus policées.

Comment l’État français affronte-t-il les enjeux d’influence ?

L’Etat intègre mal les stratégies d’influence. Il faudrait accepter que les outils classiques ne fonctionnent plus de la même manière (diplomatie, actions militaires…). Dans ce monde incertain et complexe, les échiquiers sont désormais interconnectés et les Etats sont concurrencés par bien d’autres acteurs. Cette évolution n’est pas perçue par tous en France. Il faut inciter nos pairs à prendre conscience des jeux d’acteurs et de la nécessité de travailler en liens les uns avec les autres. L’Etat français doit faire des efforts en ce sens.

BKL s’adresse ensuite à Alice GUILHON et lui demande si l’enseignement supérieur doit aussi à faire face à de l’influence extérieure ? Quel est par exemple le poids des normes ? Des pressions médiatiques ?

L’enseignement supérieur s’est globalisé ces dernières années et cette évolution a attiré les stratégies d’influence, elle a aussi permis la création d’acteurs visant à standardiser et normaliser les programmes éducatifs ou de recherche. Alice GUILHON prend à titre d’exemple, la course à la standardisation que se livrent EFMD et AACSB. Leur influence conduit par exemple les établissements de formation à définir des stratégies, ce qui n’était pas nécessairement leur  comportement courant auparavant. Ces enjeux sont d’autant plus importants que la formation est un vecteur d’influence économique ou politique pour les Etats, qui sont par conséquent actifs sur ces sujets. L’un des objectifs de ces organismes est d’arriver à contrôler et standardiser ces jeux d’influence. Il existe des organisations régionales spécialisées, au même titre que des associations politiques comme l’ASEAN ou le MERCOSUR, voir par exemple l’association asiatique des Business School, il en est de même pour le continent africain. Ces outils de normalisation et de standardisation adoptés par les continents et les pays sont au final de véritables armes pour imposer des règles bien précises, mais cette pression est contrebalancée par les progrès insufflés par ces mêmes démarches. Ce sont aussi ces organismes qui promeuvent des enseignements d’éthique, de diversité…. Cela dit, cette pression a pour conséquence une perte dans la diversité des programmes et la moindre innovation d’un établissement est rapidement reproduite par ses pairs, ce que regrette Alice GUILHON. La norme dans le management est aujourd’hui clairement définie par les Anglo-saxons, d’où l’intérêt de se féliciter de la présence de certains Français à des postes clés de l’EFMD.

La Directrice de SKEMA est ensuite interrogée sur le fait de savoir si les enseignements français et européens sont bien armés pour faire face à cette influence ? On lui demande également si les Français et Européens sont alliés ou non dans cette bataille.


Alice GUILHON explique que toute cette réflexion est très récente de la part des Français et des Européens. Nous étions auparavant toujours suspendus à ce que proposaient les Américains. Aujourd’hui, une nouvelle tendance à la différenciation se fait jour et les établissements européens tendent à s’extirper de ces modèles. En ouvrant un campus aux USA, SKEMA vise notamment à montrer les vertus du système éducatif français. SKEMA va par exemple ouvrir une classe préparatoire sur place, ce qui est un système totalement inconnu aux Etats-Unis. Une norme asiatique est en cours de préparation mais il faut avoir conscience que les acteurs européens résistent bien à l’heure actuelle comme le montrent les classements du Financial Times. L’Europe est en train de s’armer pour réagir. La Directrice Générale de SKEMA nuance cependant son propos en disant que si les Européens arrivent à bien s’entendre, ce n’est pas toujours le cas entre Français, or cette étape initiale est un élément clé pour définir une stratégie d’influence commune.

Y a-t-il une manière française d’influencer ? Celle-ci est-elle poussée par l’Etat Français ? Comment celui-ci intègre-t-il ces stratégies d’influence ?

La France est caractérisée par la cohabitation de deux systèmes d’éducation : le système universitaire et celui des « grandes écoles ». Lors de la production du référentiel d’Intelligence économique, Alice GUILHON et Alain JUILLET ont cherché à montrer l’importance de l’enseignement de cette approche pour la compétitivité à terme de notre pays. L’écho initial ne fut pas très positif mais petit à petit, cela évolue et le soutien des pouvoirs publics est davantage affiché aujourd’hui.

Au-delà des membres de la Conférence des Grandes Écoles, que pensent les autres dirigeants d’Écoles sur les sujets d’influence ?

Les dirigeants d’Écoles perçoivent l’intérêt de maîtriser ces jeux d’influence, cela ne leur donne pas pour autant la capacité à agir clairement sur ces sujets. L’INHESJ et les établissements pilotes qu’il a promus permettent aujourd’hui un démarrage à grande échelle de l’enseignement de l’intelligence économique, dont fait partie l’influence.

Jérôme BRUNEL reçoit à son tour les questions des animateurs. JF expose l’enjeu de normes et de régulation que représente la finance aujourd’hui. Il demande en souriant s’il y a un « complot » ou une influence concertée du capital au niveau mondial.

Les masses de liquidités sont telles que Jérôme BRUNEL ne voit pas comment un Big Brother pourrait ordonner une quelconque tendance. Cependant, les marchés sont composés d’acteurs qui font des analyses rationnelles quand ils ne sont pas en panique et ils ont des convergences d’intérêts ; cela a le pouvoir de révéler certaines situations. Jérôme BRUNEL insiste par ailleurs sur la différence qu’il y a entre révéler une situation et la créer ou l’amplifier notamment par des comportements spéculatifs « moutonniers ». Les entreprises bancaires sont aujourd’hui confrontées à une avalanche de régulations qui concernent tous les secteurs de la banque, tant le capital que les liquidités et la manière dont les acteurs peuvent être ou non sauvés. C’est ici qu’interviennent les actions d’influence que pratiquent les banques, afin que les règles qui seront édictées pour les prochaines années collent au terrain et leur permettent de continuer à faire leur travail. Rien n’est cependant neutre, derrière certaines règles comme Bâle III, il y a une guerre des modèles bancaires. Une guerre afin que les modèles qui prévalent dans certains pays prévalent sur d’autres, par un effet de concurrence visant in fine à affaiblir le système bancaire du voisin. Il ne faut donc pas être naïf et de véritables jeux d’influence se cachent derrière une apparente technicité. Jérôme BRUNEL différencie de la même façon qu’Alice GUILHON la bonne influence de la mauvaise. Il rappelle en effet que comme toute entreprise cotée, le Groupe Crédit Agricole est sous influence du marché et que cela est un bon correcteur.

Que pense M. BRUNEL de l’influence à l’heure de l’avènement du concept RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et comment des pratiques d’influence peuvent elle selon lui s’intégrer dans un cadre éthique ?

Cette compatibilité va de soi : les lobbyistes français et européens ont peu de budget, par ailleurs les entreprises ont adopté des pratiques de RSE et les mots cohérents avec la réalité sont leur seule arme, à ne pas gâcher, dans un système démocratique européen extrêmement transparent, peut-être même parfois trop.

Homme politique français, Jean Marie CAMBACERES se voit quant à lui demander par BKL si la situation de l’influence en France peut être comparée à celle en vigueur dans  d’autres Etats ? Quid de Démocratie 2012 ?

Les entreprises sont loin d’être les seules à faire de l’influence auprès des politiques, les organisations professionnelles, syndicats et autres ONG sont au moins aussi présents. Cependant on n’est pas du tout au niveau des États-Unis en ce domaine et les pressions sur les parlementaires n’ont rien à voir en France avec la situation outre-Atlantique.
Beaucoup de think tanks existent, à gauche, parmi lesquels la Fondation Jean Jaurès ou Terra Nova. Démocratie 2012 a comme caractéristique de mailler le territoire et a comme ambition de faire remonter à Paris les opinions du  terrain sur les réformes.

En tant que spécialiste de l’Asie, JM CAMBACERES est interrogé sur la manière dont les Chinois abordent l’influence à l’international.

La Chine signifie « Empire du Milieu » en chinois ce qui prouve par la sémantique, s’il en est besoin, que l’influence sur l’étranger n’est pas ancrée dans la tradition chinoise... Cette velléité d’influence a été ponctuelle dans les années 70 et s’est depuis atténuée avec l’intégration du pays dans le grand concert des nations. Selon Jean Marie CAMBACERES, la Chine n’a pas de concept propre, ils ont davantage intégré ce qui se faisait ailleurs. Si le pays commence à avoir une réelle influence, c’est parce qu’il devient une puissance économique de premier plan, parce qu’il effectue des essais militaires et parce qu’il met en place des stratégies de soft power, les meilleurs exemples étant les Jeux Olympiques de Pékin, l’Exposition Universelle de Shanghai ou les Centres Confucius dans le monde. Cependant, pour que l’influence fonctionne, il faut que le fond soit bon et certains événements, parfois qualifiés par les responsables politiques chinois de faits divers, comme les protestations des bonzes tibétains, ruinent rapidement les efforts de longue haleine entrepris par les Chinois.

Quels sont les leviers d’influence de la France sur l’Asie ?

Par sa puissance économique, son rayonnement culturel, son statut diplomatique, sa puissance militaire ou bien encore sa langue, la France dispose des leviers classiques de l’influence. Cependant, ces leviers ne sont pas coordonnés entre eux et perdent ainsi en efficience. En ce qui concerne l’aspect économique, le poids de la France dans les échanges de la Chine représente moins de 1% de ceux-ci. L’initiateur de Démocratie 2012 pense que si les actions d’influence françaises étaient coordonnées et organisées, leur poids pourrait être non-négligeable en Asie.
D’une manière générale, les décisions internationales « ne tombent pas du ciel » mais sont longuement débattues durant de nombreuses réunions préparatoires desquelles la France est régulièrement absente. Avant d’être diffusée et validée, une circulaire  européenne est préparée durant 4 ou 5 ans dans les enceintes bruxelloises.

Les animateurs demandent à Claude REVEL d’évoquer finalement les quelques aspects particulièrement importants de l’influence.

Influencer c’est faire penser ou agir l’autre selon votre souhait à vous, sans utilisation de force ni de paiement. Les deux principaux outils pour cela sont la séduction et l’argumentation et ceux-ci sont souvent liés dans la réalité. L’influence revient selon Claude REVEL à une prise de pouvoir consentie, pas nécessairement consciente pour autant. Les stratégies d’influence peuvent se développer à un niveau individuel mais aussi sur un théâtre collectif et cela est facilité par le développement des techniques d’information et de communication. Selon Claude REVEL, l’information est une énergie en tant que telle, cependant invisible et l’influence est une manière de traiter cette information. L’influence a donc permis à certains acteurs disposant de pouvoirs limités telles les ONG ou certaines associations de gagner en poids et en visibilité. Le corollaire est que les acteurs institutionnels en place ont dû repenser leur mode de relation au monde.

L’influence est une arme de compétition que l’on soit une entreprise, un Etat ou une école qui doivent perpétuellement convaincre. Ces acteurs s’appuient pour cela sur l’influence, composée ici de l’image de l’acteur, de sa réputation… La compétition a de plus en plus lieu en amont de la bataille à proprement parler et c’est cette pré-bataille normative et réglementaire qui est justement le terrain de jeu favori de l’influence, qui s’est d’ailleurs fortement professionnalisée.

L’influence a aussi contribué à l’évolution de notre mode de gouvernance politique, elle est aujourd’hui le mécanisme de formation de la décision publique, comme aux  Etats-Unis où les pratiques de lobbying sont officiellement encadrées. Autre forme de gouvernance, celle des entreprises où surveiller et influencer son environnement devient une obligation et où il faut donc anticiper afin d’être in fine en mesure de façonner l’avenir en fonction de sa vision. Ces démarches de bonne gouvernance sont couramment appelées diplomatie d’entreprise, advocacy, public diplomacy, soft power dans le monde professionnel. Ainsi, en « imbibant » de façon discrète les règles et les cerveaux, à l’aide de think tanks et de relais d’opinions, les acteurs influencent leurs environnements.

L’influence est aussi un véhicule de modèles de société et de valeurs. Si l’influence américaine est un tel succès, c’est qu’elle est porteuse d’un message. C’est aussi pour cela que des pays comme le Brésil, le Qatar ou la Chine s’intéressent à cette ingénierie de l’influence. Notre société occidentale est aujourd’hui, selon Claude REVEL, dans un mode de gouvernance libéralo-morale où des règles très libérales côtoient une éthique déjà normée et toujours en cours de normalisation.

Les Français se sont-ils approprié l’influence ?

Claude REVEL estime que ces pratiques commencent seulement à être acceptées en France, on tolère par exemple aujourd’hui du bout des lèvres le lobbying. Elle argumente son propos en faisant référence à la notion de l’information énergie abordée précédemment et dont la valeur n’est pas encore intégrée par nos concitoyens. Selon l’auteur du livre « La France : un pays sous influences ? », nos concitoyens ont du mal à comprendre un mode de fonctionnement où la loi est faite avec l’aide de ceux-là même pour qui elle est faite, voire même par eux (la soft law, les autoréglementations). La caractéristique dite cartésienne de la réflexion française, y compris chez nos dirigeants, ne favorise pas cette prise de conscience. Ces hommes et femmes ne voient pas toujours l’intérêt de s’impliquer dans des cercles de réflexions pour nourrir leur prise de décision. L’influence est par nature transversale, ne peut être cloisonnée et se nourrit d’échanges et de confrontation d’idées, de points de vue et d’analyses. Cet esprit cartésien génère aussi certaines difficultés avec quelques outils régulièrement utilisés dans les stratégies d’influence, elle cite l’exemple du classement. En France, l’auteur du classement est considéré comme neutre par nature et il est difficile d’imaginer que les classements répondent à des intérêts quels qu’ils soient. Or c’est bien souvent le cas des classements internationaux, comme par exemple le « Doing Business » » de la Banque mondiale ou le classement de Shanghai sur les universités, et ce n’est pas être paranoïaque que de dire cela. De la même façon, les réseaux en France font plus souvent appel à des notions de copinage qu’à des notions de compétences.

Selon Claude REVEL, les Français ont bien intégré les aspects techniques du web et des réseaux, notamment sur les réseaux sociaux. Cependant, elle fait la distinction entre la compréhension technique et la faculté à utiliser cette compréhension pour l’utiliser comme une arme stratégique au service d’entreprises. Cela est encore plus vrai au niveau de l’Etat en termes d’influence internationale et politique.

A la suite de l’ensemble des propos émis par les autres panelistes, il paraît important que la France apprenne à jouer sa propre partition, vers l’Europe et vers le monde. En ce sens, la France doit s’appuyer sur ses atouts et parmi ceux-ci, sur son capital culturel et son réservoir d’idées politiques, uniques au monde. Ces atouts doivent néanmoins être utilisés avec finesse et sans arrogance aucune, avec une grande discrétion et avec les mots des autres pour nous faire comprendre.

Claude REVEL plaide donc pour la mise en place d’une telle ingénierie au plus haut niveau de l’Etat, en la forme d’une structure fondée sur des priorités de long terme et s’articulant simultanément sur les trois piliers économiques, politiques et culturels, comment le font nos principaux coopétiteurs.

L’ultime question des animateurs s’adresse à l’ensemble des panelistes : cette nouvelle donne de l’influence peut-elle renouveler la démocratie ? Préfigurer un mode de gouvernance internationale ?

Jean Marie CAMBACERES estime que le train avance d’ores et déjà et que par conséquent, si nous ne le prenons pas en marche, la France se verra imposer un certain nombre de choses y compris des normes, un nouveau modèle de droit… Quant au renouvellement d’une diplomatie, il pense que l’influence, même à l’échelle planétaire, n’est en rien dévolue au seul Quai d’Orsay. Le problème de la France est que selon lui, il n’y a pas de pilotage global pilotant tous les secteurs, allant de l’accueil des étudiants étrangers, à la promotion de la langue française, la protection de nos savoir-faire et la compétitivité de nos entreprises.

Eric DELBECQUE pense, lui, que l’influence met à l’épreuve la diplomatie traditionnelle dans le sens où celle-ci ne s’intéressait qu’aux rapports entre les États, or la société actuelle est composée de beaucoup plus d’éléments que de la seule action de l’État y compris la société civile et que l’influence est justement la capacité à agréger une myriade d’acteurs dont l’État n’est qu’une composante et de les faire concourir à un objectif commun. Il estime que le jour où la diplomatie aura compris que l’État ne parle plus à l’État mais que des nations et des blocs régionaux échangent entre eux via une myriade d’intervenants divers et variés, alors, la diplomatie aura achevé sa mue et sera passée dans l’ère de l’influence. Jérôme BRUNEL tient à nuancer et rendre plus positifs ces derniers propos. Il pense que la situation décrite est celle des années 90. Il estime qu’à l’heure actuelle, notamment dans la finance, les acteurs privés comme étatiques travaillent de concert en bonne intelligence.

De nombreuses questions sont ensuite posées aux conférenciers. Nous suggérons aux lecteurs de se reporter à la vidéo des débats.

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lundi 9 juillet 2012

Publication de 2 nouveaux livres en Intelligence Economique

Nous avons le plaisir de vous signaler la publication de 2 nouveaux livres écrits ou coordonnés par des partenaires du Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances ou membres du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA (GIISK).

Le premier (paru en mars dernier) coordonné par Eric Delbecque et Angélique Lafont, préfacé par René Ricol, s'intitule "Vers une souveraineté industrielle ? : Secteurs stratégiques et mondialisation" (éditions Vuibert). Ce livre passionnant, très documenté, est une réflexion approfondie sur les déséquilibres que doivent aujourd'hui affronter les économies, notamment l'européenne, et la notion de souveraineté appliquée à l'économie (présentation de l'éditeur ci-dessous).

Le deuxième, "Les diplomates d'entreprise" est un ouvrage collectif de l'Institiut Choiseul. Ce qu'on appelle couramment Business Diplomacy dans les pays anglo-saxons reste encore nimbé de mystère en France alors que c'est une nécessité absolue. Cet ouvrage très riche (présentation de l'éditeur ci-dessous) permet à vingt experts de la diplomatie d'entreprise, Directeurs de relations institutionnelles réputés (Sylvie Forbin de Vivendi, Igor Semo de Lyonnaise des Eaux, Gabrielle Gauthey d'Alcatel Lucent...), diplomates d'Etat (Caroline Malausséna), professeurs experts de la "chose" diplomatique (Viviane de Beaufort, Claude Revel)... de livrer des clés de leur savoir et de leur expérience. L'ouvrage est dirigé par Didier Lucas, Directeur général de l'Institut Choiseul.  

Présentation des éditeurs :

"Vers une souveraineté industrielle ? : Secteurs stratégiques et mondialisation" (Eric Delbecque et Angélique Lafont - Vuibert)
"La crise révèle les déséquilibres que doit aujourd'hui affronter le développement économique de l'Europe. Handicapés par leurs dettes publiques, les pays de l'Union peinent par ailleurs à faire face à la concurrence des pays « émergents ». L'économie de la connaissance ne suffira pas à préserver les intérêts technologiques et commerciaux des pays « occidentaux ».
En tout état de cause, notre pays se montre trop réceptif aux discours simplistes sur la fin de l'ère industrielle et le découplage politique/économie. Si l'État actionnaire a sans aucun doute vécu, si le protectionnisme de principe et le « nationalisme économique » apparaissent indiscutablement dangereux et inadaptés aux défis auxquels nous sommes confrontés, il semble tout aussi imprudent de ne pas comprendre que la « connivence » public/privé constitue le coeur d'une économie compétitive.
Le corollaire de cette idée est qu'il existe des périmètres stratégiques au coeur de l activité industrielle d une nation. Il est utile à la collectivité que ces derniers fonctionnent alors en observant des règles dérogatoires. Toutefois, dans un monde aux frontières poreuses, les « secteurs stratégiques » ne peuvent plus former uniquement une liste statique à la Prévert. L'État peut légitimement élaborer un système d'intervention ad hoc pour imposer un cadre particulier en tant que de besoin.
En résumé, il importe d'être plus ferme dans la conviction que nous devons rendre de nouveau légitime, dans les esprits, l'idée de souveraineté industrielle... Non pas celle de « souverainisme » industriel, ce qui n'a économiquement et politiquement aucun sens ! Il ne s agit pas de s'isoler du reste du monde, mais de promouvoir la réciprocité des comportements économiques.
"

"Les diplomates d'entreprise" (ouvrage collectif dirigé par Didier Lucas - Institut Choiseul)
"L’environnement des entreprises est marqué du sceau de l’incertitude et de l’imprévisibilité. Les transformations profondes de la compétition internationale et de ses règles imposent aux dirigeants de repenser la réflexion et les modes d’action stratégique. L’évolution des règles et des normes, l’exigence de responsabilité sociale, l’émergence de nouveaux compétiteurs figurent comme autant de réalités complexes. Face à la multiplication de parties prenantes qui exercent davantage d’influence, les entreprises s’organisent pour redéfinir des dialogues vertueux. Au carrefour du monde politique, du monde de l’économie et du monde des idées, les relations institutionnelles s’inscrivent comme une réponse au défi de la mondialisation. Cet ouvrage unique en son genre réunit les meilleurs praticiens, des diplomates, des experts et des chercheurs pour questionner le rôle social des diplomates d’entreprise."

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lundi 4 juin 2012

Succès de la conférence "la France est-elle sous influences ?"

Comme nous l'annoncions précédemment, la Conférence Olivaint, prestigieuse association d'étudiants dont Sciences po est le berceau, SKEMA Business School (via son Centre Global Intelligence & Influence, GIISK) et les éditions Vuibert organisaient la semaine dernière (mercredi 30 mai 2012) une conférence sur le thème "la France est-elle sous influences" à l'occasion de la parution du nouveau livre de Claude Revel : "La France: un pays sous influences?".

David Colon, Directeur du campus Paris de Sciences po, exprima dans son mot de bienvenue son vif intérêt pour ce sujet de l'influence, qui est un des rouages-clés de la mondialisation que nous vivons.

L'objectif de cette conférence était de sensibiliser à la réflexion nécessaire sur ce thème encore peu exploré en tant que tel : dans quelle mesure les influences internationales contribuent-elles à la formation des décisions et des opinions, et cela particulièrement en France et en UE ?



Objectif réussi, si l’on en juge par la nombreuse assistance de professionnels et d’étudiants qui remplissait presque complètement le grand Amphi Chapsal et par les très nombreuses questions qui furent posées aux intervenants, qui avaient auparavant réussi à donner un éclairage rapide et percutant sur quelques aspects de la question :
Rappelons que l’influence est un aspect de l’intelligence économique, laquelle ne se comprend que dans une optique internationale. Du reste, l’animation était assurée par un (presque) diplômé SKEMA en intelligence économique, Jérôme Fabiano, membre du Bureau de la Conférence Olivaint et par une autre étudiante Olivaint, Bobelle Kashio-Lukanga.

Pour le GIISK, cet évènement était le socle de lancement d’une dynamique, qui devrait permettre d’aborder par la suite des aspects plus pointus du sujet. Sachant que l’influence ne peut se jouer utilement qu’en alliance, le GIISK pourrait devenir ce qu’on appelle aujourd'hui un «Do tank» (qui est un think tank appliqué) et conduire des réflexions opérationnelles avec des entreprises et des pouvoirs publics, et pourquoi pas, avec des partenaires étrangers.
Vous trouverez quelques liens et photos de la conférence ci-dessous. Des comptes rendus détaillés, d'autres photos et un podcast seront bientôt mis à disposition.

Salomé Berlioux, Présidente étudiante de la Conférence Olivaint et Claude Revel


David Colon, Directeur du Campus Paris de Sciences po


Claude Revel, Jean-Marie Cambacérès et Jérôme Brunel


Eric Delbecque


Jean-Marie Cambacérès, Jérôme Brunel, Alice Guilhon et Eric Delbecque


Salomé Berlioux, Jean-Marie Cambacérès, Michel Bobtcheff (Président Conférence Olivaint), Alice Guilhon et Claude Revel

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mercredi 29 février 2012

L'influence ou les guerres secrètes - De la propagande à la manipulation

Eric Delbecque, Directeur du Département sécurité économique de l'INHESJ, partenaire du Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA, vient de publier chez Vuibert un ouvrage «L'influence ou les guerres secrètes - De la propagande à la manipulation» dont nous vous recommandons fortement la lecture.
Voici un extrait de sa présentation : "...A mille lieues de l’attirail fantasmatique de toutes les formes de théories du complot, ces guerres « masquées » se révèlent à la fois bien plus prosaïques et plus complexes à explorer. Il faut les chercher sur le terrain de l’influence, des stratégies pour configurer et par conséquent contrôler – de la manière la plus discrète possible – l’espace mental, collectif ou individuel, le maillage normatif. L’influence, pour reprendre la formule de Walter Lippman, c’est la « fabrique du consentement »."​

vendredi 13 janvier 2012

Derniers cours pour le MS IEMC ... promotion 2011

Le 16 décembre 2011, la Direction, les professeurs et les étudiants de la promotion 2011 du Mastère Spécialisé Intelligence Economique et Management des connaissances (MS IEMC) de SKEMA, se réunissaient à l’Ecole militaire, avec leur partenaire INHESJ, pour partager un moment rétrospectif et convivial. Après une dernière intervention très appréciée et avant un « RETEX », un buffet permit à tous de deviser sur l’année écoulée et les perspectives, tout en sachant que l’on se reverrait bientôt pour la remise et la soutenance de la thèse professionnelle. Claude Revel, Directrice du GIISK (Centre Global Intelligence & Influence) de SKEMA profita de l’occasion pour rappeler brièvement les activités et objectifs du GIISK, à savoir le MS IEMC, dirigé par Pascal Junghans, la formation executive, les publications et le Club d’Anciens de l’IE, en incitant tous les présents à le faire vivre par leurs initiatives et leur soutien.

Nous souhaitons beaucoup de succès à la promotion bientôt sortante et la bienvenue à celle de 2012 qui rentre le 18 janvier
.


Professeurs du MS IEMC venus échanger avec les étudiants de la promotion 2011 lors de leur dernière journée de cours.



Des étudiants de la promotion 2011 du MS IEMC juste avant le RETEX...

mardi 4 octobre 2011

Le financement du CNAPS se concrétise

Suite au vote de la LOPPSI 2, les modalités de financement du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) se précisent.

Des précisions (pdf) sur cette structure sont apportées par le Syndicat National des Entreprises de Sécurité. Le Préfet Blanchou avait d'ores et déjà communiqué un certain nombre d'informations sur cette structure encore en création lors du colloque "Intelligence Economique, tendances et défis du futur" organisé en janvier dernier par le Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA et son partenaire l'INHESJ. Voir également à ce sujet le billet "Sécurité économique - Mise en place du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS)" sur ce blog.

Le financement du CNAPS sera assuré par une taxe additionnelle de 0,5% que les entreprises de sécurité privée devront faire apparaître en sus sur les factures présentées à leurs clients. En ce qui concerne les services internes de sûreté (RATP, SNCF,...), la taxe sera de 0,7% de la masse salariale de ces services internes. Cette taxe sera recouverte par le ministère de Économie, des Finances et de l'Industrie.

samedi 7 mai 2011

Retrouvez le mastère intelligence économique de SKEMA à I-Expo

Le pôle Intelligence Economique (IE) de SKEMA sera présent au salon I-Expo 2011 qui se tiendra à Paris - Porte de Versailles - les 18 et 19 mai prochains.

Si vous êtes intéressé(e)s par la réalisation du mastère spécialisé en intelligence économique et management des connaissances (*), en partenariat avec l'INHESJ, la mise en place d'une formation professionnelle ou encore d'études (conseil) dans le domaine de l'intelligence économique, nous vous invitons à nous rejoindre sur le stand 4E3.

Vous pouvez dès maintenant prendre rendez-vous avec notre équipe sur le site d'I-Expo.

Pour accéder au salon, merci de bien vouloir remplir cette demande de badge électronique.

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(*)Depuis 1996, SKEMA Business School propose un mastère spécialisé (Bac+6) de référence en Intelligence Economique et Management de la Connaissance (MS IEMC). Ce dernier forme des spécialistes ou apporte une double compétence en IE en accord avec notre vision de la discipline, c’est-à-dire dans un cadre éthique et strictement professionnel. Désormais organisé mensuellement à raison d'une semaine de cours pour 3 semaines en entreprise, de janvier à décembre, le MS IEMC est accessible aux étudiants et aux professionnels en poste.

mercredi 20 avril 2011

La sécurité privée comme enjeu public

Du colloque organisé par l’INHESJ (Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, ) et le CDPS (Cercle des Dirigeants Propriétaires de Sécurité) à l’Ecole militaire, le 5 avril 2011, sur le thème "sécurité privée : enjeu public ?" beaucoup de choses sont à retenir mais peu apportent une meilleure lisibilité de la situation et de l’avenir de la relation privé/public dans le secteur de la sécurité privée.

Si les interventions des uns et des autres nous permettent de comprendre l’urgence dans laquelle nous nous trouvons au regard de la sécurité privée en France et des enjeux sociétaux qui en découlent, force est de constater que le chemin à parcourir est encore long. Les représentants présents, ceux de l’Etat, ceux du secteur de la sécurité privée et les acteurs du marché, semblent avoir pris conscience de la situation et de la nécessité à travailler ensemble pour réguler et professionnaliser un secteur souffrant d’un fort déficit d’image auprès de la population.

Si un consensus existe entre les différents partenaires sur l’enjeu du contrôle du secteur de la sécurité privée par l’État, seul à même de le réguler, de nombreuses questions sont encore sans réponse: comment l’État peut-il parvenir à déléguer certaines des activités de sécurité ? Comment différencier activités de sécurité publique et privée ? La création du CNAPS ( Conseil national des activités privées de sécurité), nouvelle autorité de régulation et de contrôle de la profession, semble alors constituer une étape décisive de la réflexion sur la sécurité privée en France et un outil de la moralisation de la profession et du secteur de la sécurité privée.

Liens/en savoir plus:
Cyril Robin

mercredi 2 mars 2011

Compte-rendu de la conférence SKEMA INHESJ "Intelligence Economique, tendances et défis du futur"

Le 21 janvier 2011, le Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA organisait avec son partenaire l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ) une conférence intitulée "Intelligence Economique, tendances et défis du futur".

La question posée par cette conférence était celle de l’avenir et de l’évolution à moyen et long termes de l’IE, en se fondant sur les trois volets de l’IE, rappelés par Claude Revel :
  • acquérir la matière première qu’est l’information et la traiter pour en faire de la connaissance opérationnelle et utile à l’acteur économique;
  • se sécuriser au niveau matériel et immatériel ;
  • savoir influencer et convaincre, le tout dans un environnement mondial.

La démarche du colloque était prospective, visant à établir des scénarii plus ou moins probables du futur.

Philippe Clerc était en charge de cet exercice en introduction. Les tables rondes étaient organisées autour des trois axes rappelés ci-dessus, avec pour chacun une question clé :
  • les nouvelles technologies de l’information sont-elles seulement de nouveaux supports ou de nouveaux paradigmes obligeant à la repenser ?
  • quelles sont les influences de demain et en quoi les enjeux géoéconomiques peuvent-ils évoluer ?
  • quelles seront les nouvelles menaces auxquelles devront faire face les différents acteurs de l'IE demain ? (Etat, territoires et entreprises).

Vous pouvez désormais consulter le compte-rendu de cette conférence sur skemaexpert.net.

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Rencontrez Claude Revel lors de l'afterwork MS SKEMA Paris - 10 mars 2011

SKEMA Business School organise le 10 mars 2011 à 17h00 sur le campus de Paris La Défense un "afterwork" pour ses programmes mastères spécialisés.

A cette occasion, vous pourrez rencontrer et discuter avec Claude Revel, Responsable du Mastère Spécialisé en Intelligence Economique et Management des Connaissances (MS IEMC) et du Pôle Intelligence Economique de SKEMA.

Pour participer à cet "afterwork" vous devez vous inscrire en ligne sur le site de SKEMA.

Pour rappel, le MS IEMC, label de la Conférence des Grandes Ecoles, dont les enseignements sont désormais organisés de janvier à décembre à raison d'une semaine de cours pour 3 semaines en entreprise par mois, est depuis la dernière rentrée 2011 partenaire de l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ). Un certificat de l'INHESJ est délivré à l'issue du programme.

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mardi 4 janvier 2011

Inscriptions conférence intelligence économique SKEMA - INHESJ du 21 janvier 2011


Nous vous en parlions précédemment ici. Voici quelques précisions concernant la conférence intelligence économique organisée le 21 janvier prochain par SKEMA Business School et l'Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice (INHESJ) à l’occasion de la rentrée du Mastère spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances (MS IEMC) de SKEMA. Vous trouverez également le lien pour vous inscrire en ligne.

« Intelligence économique, tendances et défis du futur »

L’événement se tiendra de 10h à 16h à l’Ecole Militaire à Paris (entrée 1 place Joffre).

Sous la forme d’exposés et de tables rondes, professionnels, intervenants et diplômés du MS IEMC tenteront d’aller au-delà du constat et d’identifier voire proposer des pistes pour le futur.

Sujets abordés :
  • Face aux défis, les scenarii du futur pour l’IE française;
  • l’information de demain;
  • la sécurité économique à l’épreuve - Intelligence nationale, intelligence territoriale, quel est le bon lien entre l’Etat et les entreprises ?
  • Géoéconomie et influence de demain,
  • Le rôle de l’État stratège.

Participants confirmés : Jean-Louis Blanchou, Olivier Buquen, Philippe Clerc, Eric Delbecque, Bernard Galea, Alice Guilhon, François-Bernard Huyghe, Alain Juillet, Pascal Junghans, Véronique Mesguich, Olivier Pommeret, Claude Revel.

Le programme détaillé de cette journée sera prochainement disponible. Restez informés via notre Twitter, notre blog du pôle IE SKEMA ou le blog de nos étudiants.

Entrée gratuite mais inscription en ligne obligatoire ici dans la limite des places disponibles. Merci de noter que votre inscription ne sera valide qu'après confirmation par e-mail de notre part.

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vendredi 24 décembre 2010

Conférence Intelligence Economique - MS IEMC SKEMA - INHESJ - janvier 2011

A l’occasion de la rentrée du Mastère spécialisé Intelligence Economique et Management des Connaissances de SKEMA Business School, SKEMA et l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice (INHESJ) vous invitent à participer le vendredi 21 janvier 2011 à une journée consacrée au thème


« Intelligence économique, tendances et défis du futur »


L’événement se tiendra de 10h à 16h à l’Ecole Militaire à Paris.

Sous la forme d’exposés et de tables rondes, professionnels, intervenants et diplômés du MS IEMC tenteront d’aller au-delà du constat et d’identifier voire proposer des pistes pour le futur.

Le programme complet de cette journée sera prochainement disponible. Restez informés via notre Twitter, notre blog du pôle IE SKEMA ou le blog de nos étudiants. Les inscriptions seront ouvertes début janvier.

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jeudi 25 novembre 2010

Partenariat entre le MS Intelligence Economique SKEMA et l'INHESJ

Le mastère spécialisé IEMC (Intelligence Economique et Management des Connaissances) de SKEMA Business School est désormais dispensé en partenariat avec l’Institut National des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice, INHESJ, établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du Premier ministre.

SKEMA Business School et l’INHESJ unissent ainsi leurs complémentarités pour proposer un programme complet, couvrant dans une optique professionnelle tous les champs de l’intelligence économique, veille et outils de veille, anticipation, gestion des risques et influence. Les dynamiques et les savoir-faire des stratégies d'influence et du management des connaissances sont spécifiquement et particulièrement approfondis, donnant ainsi une spécialisation avancée très appréciée des entreprises. Le programme est établi en commun et l’INHESJ met en particulier au service de ce mastère sa compétence reconnue en matière de sécurité économique.

La scolarité est sanctionnée par le diplôme de SKEMA Business School et par un certificat de l’INHESJ.

dimanche 17 mai 2009

INHES: A quoi sert l'intelligence économique en période de crise?

Le groupe intelligence économique de l'Institut National des hautes études de sécurité (INHES) vient de diffuser une note de groupe (pdf) visant à expliquer le rôle de l'intelligence économique en période de crise ainsi que celui de l'Etat.

Bonne lecture.
Source:Le site internet de l'INHES
Dalila Nemiri